Rencontre violente avec le covid-19. Journal de bord d’une jeûneuse

Voici le témoignage de Dona, qui jeûne depuis 2015. Elle est âgée de 43 ans, et n’a pas de comorbidité. Au début de la pandémie, en plein confinement, elle a manifesté des symptômes que son médecin a confirmé comme le covid-19. L’expression de sa maladie a été sévère, mais elle ne s’est pas laissé faire. Dix-mois plus tard, elle est en parfaite santé, et n’a pas manifesté de covid long. Grâce à son jeûne ?

Journal de bord Covid-9 Dona

1er jour- Dimanche 29 mars 2020.

Les premiers symptômes arrivent : Toux irritative, sensation de brûlure dans l’œsophage, courbatures surtout au dos, 38° de fièvre en frontal, feu aux joues.
Je pense entreprendre un jeûne hydrique pour demain, afin d’évacuer ce virus au plus vite.

1h40. 39° de température en frontal, 126 pulsations minute !!!

06h06. Je me passe du gel hydroalcoolique sur les mains et je remarque que je ne sens plus du tout l’odeur. La fièvre se calme, toujours le mal de tête, beaucoup de gaz, sensation de brûlure de l’œsophage qui s’étend dans toute la cage thoracique. Je me couche pour essayer de me reposer. Très angoissée.

2ème jour – lundi 30 mars.

11h. Visio avec le doc, Covid-19 pour moi, il est formel, je lui demande le dépistage, il refuse. Il me dit que mercredi ça ira mieux, si les problèmes respiratoires s’aggravent j’appelle le 15 directement, paracétamol et repos, 15 jours d’arrêt.

13h11. Efferalgan, trop mal à la tête. Je stoppe mon jeûne hydrique, je n’ai pas faim mais je me force à boire un bol de soupe pour me donner des vitamines. Durée de mon jeûne hydrique depuis l’apparition des premiers symptômes : 49h.


Mon but était d’enclencher l’autophagie, je m’explique. A ce stade, votre corps déclenche l’autophagie cela signifie littéralement « s’auto-dévorer ». Les cellules commencent à nettoyer leur maison. Elles retirent les composants inutiles ou anormaux. C’est une bonne cause car cela permet une dégradation des mauvaises cellules et le recyclage des composants cellulaires.

Au cours de l’autophagie, les cellules décomposent les virus, les bactéries et les composants endommagés. Lors du processus, vous recevez de l’énergie pour créer des nouveaux constituants cellulaires.
La toux recommence, ça brûle dans l’œsophage. Je crache des glaires jaunes épaisses. Pointes dans les poumons à l’inspiration. Mal au ventre. Extrêmement fatiguée, limite à tomber dans les pommes quand je me lève. Pas la force de me laver depuis 2 jours.

22h43. La température remonte à 38° en frontal. Application du baume du tigre sur toute la cage thoracique. La migraine s’est calmée, les courbatures sont moins douloureuses.

23h40. Infusion de thym, gingembre, citron et miel de thym. Les courbatures et la migraine reviennent toujours à 38°.

3ème jour – Mardi 31 mars

4h du mat. Je n’arrive pas à dormir, nuit agitée, beaucoup de cauchemars, migraine courbatures, gorge qui brûle comme une pharyngite et nez qui coule dans l’arrière gorge, prise d’Efferalgan.

6h du matin. Transpiration excessive de tout mon corps, je suis trempée, désagréable, sueurs froides.

11h. Réveil, barre dans le dos, j’ai l’impression d’être bloquée. Je n’ai plus la migraine, légères courbatures, respiration normale, avec toujours des pointes dans les poumons à l’inspiration.

11h50. Mon mari me fait boire un jus d’orange pressé.

13h12. Je prends un bain hammam à l’Eucalyptus globulus, je respire profondément les vapeurs pendant 15 min, Radical ! Je commence rapidement à tousser gras ça fait très mal dans la gorge, sensation de feu dans l’œsophage 🔥. C’est normal et bon signe, j’expectore le mal. Je sors du bain, me sèche, je ne tiens pas trop debout, je suis vidée sans force.

13h36. Mon mari me fait boire un bol de potage. Mon médecin a refusé de me faire le test en me disant qu’il n’était réservé qu’aux personnels soignants, il est affirmatif j’ai le Covid-19, mais ça m’agace qu’il refuse.

15h. Bol de soupe, toujours aucun goût. Grande fatigue, même parler me fatigue, le rythme cardiaque s’accélère vite au moindre effort. Je me couche pour récupérer.

19h37. J’éternue et je crache. Je tiens à préciser que j’ai auprès de mon lit un récipient à crachats, oui c’est dégoûtant, mais il me semble préférable d’expulser ces crachats à l’extérieur et de ne pas les garder en moi. Je pense préserver mes poumons et éviter une infection en faisant cela.

20h50. Pointe vive dans la poitrine côté gauche, alors que je suis au téléphone avec ma sœur, je suis obligée de raccrocher, douleurs dans le globe oculaire droit. Des courbatures vives dans les poignets et cuisse droite arrivent. Toujours pas faim. Grande fatigue. Même aller aux toilettes m’épuise.

22h40. Je me force à manger la moitié d’une banane pour me donner du jus car je sens vraiment que je suis un mollusque. Prise de magnésium marin.

4ème jour – Mercredi 1er avril.

Enfin, je me sens mieux ! J’ai envie de manger ! Ce soir je vais me refaire un bain hammam à l’Eucalyptus globulus pour continuer à expectorer le mal.

13h00. Je mange mon premier vrai repas un oeuf, du riz et un yaourt. Deux kilos en moins. Soulagée d’avoir vaincu ce virus !!!💪😊


17h00. Grande fatigue, je n’arrive plus à m’énerver comme avant, ça me bouffe le peu d’énergie que j’ai. Je me recouche dans le lit.

17h40. Je suis au téléphone avec ma collègue de travail, j’ai du mal à parler comme avant, je n’ai plus le même débit, je m’essouffle, palpitations. Je craque, je pleure. Je suis fatiguée.

17h50. Mon mari me fait boire un jus d’orange pressé. Gencives qui saignent au brossage alors qu’avant pas je n’avais pas ce problème.

5ème jour – Jeudi 2 avril

Je me cogne, état de fatigue. C’est hallucinant. Je ne peux pas rester debout bien longtemps, ni parler vite comme avant, ni m’énerver, ça me tape direct dans le cœur et j’ai l’impression que je vais faire un malaise.

Hier matin je pensais que c’en était fini…mais non en fait cet état est pénible. Par contre, je n’ai plus de migraine ni courbatures ni fièvre. Je retousse gras là et je n’ai de nouveau plus aucun appétit. J’ai les gencives qui saignent encore. Voilà, le positif c’est que ça fait maigrir, je n’ai jamais eu un ventre aussi plat.

11h. Infusion thym, citron, gingembre et miel de thym.

13h34. Diarrhée. Nez bouché, j’ai les yeux qui larmoient.

20h. Repas riz, tomate, œufs brouillés, pain noir, beurre. Pas de goût du tout. Plus d’odorat du tout !!! Je ne sens plus l’odeur de la javel ni de mon baume du tigre !!

6ème jour – Vendredi 3 avril

03h47 du matin. Pointe vive poumon gauche. Le goût et l’odorat reviennent. Bonne journée

7ème jour – Samedi 4 avril


Grosses plaques rouges sous les bras et entrejambe avec pleins de petits boutons style urticaire. Meilleure forme.

20h. Crampes au ventre, diarrhée.

13ème jour – Vendredi 10 avril

Plaques d’urticaire toujours présentes, très rouge et en relief, ça gratte fort mais je résiste. Petite toux irritative dépistage Covid-19 avant reprise du travail, toujours positive.

31ème jour – mardi 28 avril

Je suis au travail avec mes collègues. Depuis ma reprise je sens bien que mon cœur s’emballe vite par moment, m’obligeant à m’asseoir. Aujourd’hui, fortes pulsations alors que je travaille assise. 150 pulsations minute en repos. Je reprends rdv avec mon docteur, arrêt une semaine, il me faut du repos. Il voudra me revoir à l’issue. Je lui demande un cachet pour calmer mon cœur, il refuse en me disant que ça peut aggraver mon cas.

32ème jour – Mercredi 29 avril

1h du matin. Palpitations


7h du matin. Palpitations

33ème jour – Jeudi 30 avril

3h33 du matin. Palpitations cœur qui s’emballe durant 15 minutes alors que je dormais profondément. Pénible.

34ème jour – Vendredi 1er mai
1h30 du matin. Palpitations pendant 20 minutes alors que je dormais. Rdv le 15 mai chez le cardiologue. Prise de sang effectuée.

15 mai : électrocardiogramme et échographie du cœur ok. Tout va bien. Le cardiologue m’a expliqué que le covid enflamme le cœur et que c’est un symptôme post covid normal beaucoup plus répandu chez les femmes 1

5 août : extrasystoles. Stressant. A ce jour tout va bien.

Pour mieux connaître le jeûne, ses possibilités thérapeutiques, ses limites et ses contre-indications, allez ici.