Jeûne sec : l’eau est-elle vraiment le meilleur hydratant ?

La pratique du jeûne sec a quelque chose de  révolutionnaire. En effet, pour accepter de s’y soumettre, il est nécessaire de passer par de nombreuses étapes qui sont entre autres nos propres appréhensions résultant de notre éducation, mais aussi le regard des autres qui vous répèteront ad nauseam que trois jours sans boire conduiront inéluctablement à la mort. Combien de fois nous a-t-il été répété que l’homme est soumis à la loi des 3 : « 3 minutes sans respirer, 3 jours sans boire et 3 semaines sans manger »?

Le confort intellectuel empêche d’évoluer

Une petite recherche nous fait rapidement sortir de la bulle éducative confortable dans laquelle nous avons tous été immergés depuis l’enfance :

  • 3 minutes sans respirer : on sait depuis quelques temps que des individus peuvent naturellement s’arrêter de respirer plus des trois minutes légales. Ainsi, les Bajau, un peuple d’Indonésie vivant au bord de la mer et dont l’activité principale est la chasse au harpon est désormais reconnu pour ses capacités d’apnée jusqu’à 13 minutes ! Les scientifiques savent désormais que la rate des Bajau a évolué pour devenir plus grosse que la plupart des individus. La questions que les chercheurs se posent est comment cela est possible et la réponse est simple : l’hormèse désormais reconnue comme facteur majeur d’évolution.
  • 3 jours sans boire : tous les membres de ce groupe qui ont expérimenté le jeûne sec savent désormais qu’il ne s’agit que d’un mythe que personne n’a essayé de « debunker » aussi persistant que celui du minotaure, des licornes ou du Yéti. Vous ne mourrez pas si vous ne mangez ni ne buvez pendant trois jours[1]. Au contraire, vous vous régénérez. Une étude scientifique réalisée sur 10 personnes apparemment en personnes santé montre une amélioration de nombre de fonctions après 5 jours de jeûne sec.
  • 3 semaines sans manger : des milliers de jeûnes hydriques, enregistrés même par les autorités médicales ; le plus connu étant celui d’Angus Barbieri qui a jeûné sous supervision médicale pendant 382 jours. Obèse initialement, il a perdu 125 kg.

Le jeûne sec pousse l’organisme à produire sa propre eau

Revenons au jeûne sec. Le Dr Filonov, médecin russe qui dirige un centre thérapeutique par le jeûne sec, et auteur de littérature à ce sujet, affirme que le corps lors du jeûne sec génère sa propre eau, en dégradant les triglycérides (graisses) pour les transformer en eau. Surprenante en premier lieu, cette affirmation a été confirmée par des expériences sur certains animaux comme les oiseaux et les chameaux : quand l’animal n’a pas accès ni à la nourriture ni à l’eau, l’organisme maintient l’équilibre hydrique en dégradant la graisse des cellules.

Ces deux études soulignent cependant un élément important : la graisse plus que l’eau est choisie par l’organisme pour son efficacité pour maintenir l’hydratation de l’organisme. Dans l’étude de Singapour sur les chameaux, le Dr Candlish présente la relation chimique qui amène la graisse à être transformée en eau : C52H1040 6 + 7502—- à 52CO2 + 52H20

J’ai trouvé ces derniers jours, chez une Youtubeuse américaine, que j’écoute de temps en temps, des arguments allant dans ce sens. Se faisant appeler Daphnee Reloaded, c’est une jeune femme un peu énervée. Dix années vegan, elle est tombée très malade, au point où elle pensait immigrer en Irlande pour y mourir. A force de recherches, elle a remis en question son régime alimentaire. En mangeant son premier morceau de bacon depuis des années, elle s’est sentie ressusciter, tous ses symptômes disparaissant les uns après les autres.

Dans plusieurs de ses vidéos, elle fustige l’obligation de boire qui nous est recommandé depuis des décennies. En effet, elle rappelle que dans son ancienne vie de végétalienne, elle buvait plus de deux litres d’eau par jour, et avait toujours soif, la bouche sèche toujours et encore. Elle buvait au réveil, pendant la journée et le soir avant de se coucher ; un symptôme apparemment commun chez les vegans selon elle.

La graisse, meilleure pour hydrater ?

En se nourrissant à nouveau de viande et de graisse (je crois qu’elle ne mange plus de légumes), sa soif s’est arrêtée. En recherchant la cause, elle en a conclu que l’eau est un piètre hydratant, contrairement à la graisse et que d’en boire souvent ne fait qu’en augmenter l’addiction. Elle présente en outre ces arguments avec lesquels je m’accorde :

  • Quand vous mouillez fréquemment vos lèvres, que se passe-t-il ? Elles deviennent plus sèches… L’hydratation ne dure que quelques minutes. Par opposition, un peu de graisse cosmétique ou de beurre sur les lèvres, et elles sont hydratées pendant plusieurs heures.
  • Quand vous passez plusieurs heures dans une piscine, votre peau est effectivement plus sèche. Que faites-vous alors ? Vous remettez de l’eau ? Non, vous appliquez de la graisse sur votre peau.
  • Si vous tentez de faire l’amour dans la mer ou une piscine, vous ne pouvez pas en raison de sécheresse des muqueuses. Il vous faudrait alors un lubrifiant, qui est de la graisse.
  • Les bosses des chameaux et des dromadaires, contrairement à la croyance populaire, ne sont pas composées d’eau, mais de… graisse.

Ces arguments, issus exclusivement de l’observation et de l’expérimentation vont dans le même sens que les études citées auparavant qui elles se concentraient sur l’hydratation cellulaire.

Un point supplémentaire en faveur du jeûne sec !

Vous pouvez accéder aux études citées (en anglais):

  • L’eau métabolique et la bosse du chameau ici.
  • Le catabolisme des graisses maintient l’équilibre hydrique des cellules pendant le jeûne sec chez les pinsons zébrés est à lire ici.

Pour aller plus loin dans les pouvoirs du jeûne, cliquer ici.

[1]Le jeûne n’est pas approprié pour certaines pathologies comme les maladies rénales.

Ramadan : du jeûne religieux au jeûne thérapeutique

Crédit Darwisalwan/Pixabay

Le ramadan est le jeûne religieux annuel des musulmans. Se déroulant sur une période d’un mois, il s’agit de ne pas boire ni manger du lever au coucher du soleil. Ce jeûne est donc bien un jeûne sec intermittent.

Or, le jeûne intermittent est désormais reconnu par la médecine pour générer un regain de sensibilité à l’insuline qui amène alors à une perte de poids,  une inversion du cours du diabète de type 2, une réduction du stress oxydatif, une diminution des inflammations chroniques mais aussi préviendrait du cancer et des maladies neurodégénératives et prolongerait la durée de vie. En outre, le jeûne intermittent stimule la production d’hormone de croissance qui stimule la fabrication des muscles et l’élimination des graisses. Les discussions sur notre groupe le confirment.

Néanmoins, des études ont montré que nombre de musulmans observent une prise de poids après le ramadan et donc ne bénéficient pas des bénéfices apportés en général par le jeûne intermittent. Par exemple, une étude de 2011 a déterminé que près de 60% des répondants ont avoué avoir pris du poids pendant la période de jeûne.

Pourquoi ?

Il est nécessaire de comprendre comment le corps élimine la graisse stockée dans ses cellules. En effet, la perte de poids ne peut s’engranger que quand le corps a épuisé le sucre stocké dans le foie (glycogène) et donc dégrade les triglycérides (graisses) ce qui génère une perte de poids. Cette réserve hépatique, disponible pour le jeûneur, dure environ 24 heures (en supposant qu’aucune activité physique intense n’est entreprise par le jeûneur).

Ainsi, si vous jeûnez moins de 24 heures, vous avez en théorie toujours une quantité de sucre de réserve dans l’organisme. De ce fait, lors du ramadan, la réalimentation qui se déroule à moins de 24 heures remplit chaque soir, avec la réalimentation, le stock de sucre du foie. En outre, les aliments spécifiques au ramadan sont principalement des glucides (féculents, sucreries, gâteaux, fruits séchés, etc.) qui apportent du sucre de manière importante à l’organisme.

 

Crédit imombo/Pixabay

Par conséquent, la consommation trop importante de glucides amène à l’insuline de stocker ce sucre en excès dans les cellules sous forme de triglycérides, ce qui implique une prise de poids.

Comment bénéficier des avantages du jeûne intermittent avec le ramadan ?

Le secret est alors de se réalimenter en aliments faibles en glucides afin de ne pas augmenter la glycémie et donc de ne pas stimuler l’insuline. Pour cela, il faut choisir des aliments à index glycémiques bas comme les graisses (beurre, fromage, huiles, noix, etc.), les protéines de manière modérée. Les légumes verts, sources de glucides et de fibres, sont également à privilégier sans restriction aucune par le jeûneur afin de vous maintenir en cétose ou proche de cet état. En jeûnant ainsi plusieurs semaines, vous transformerez votre jeûne religieux en jeûne thérapeutique.

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Le jeûne sec renoircirait bien les cheveux gris

Le Dr Serguei Filonov, spécialiste du jeûne sec, qui supervise cette thérapie dans son centre depuis plus de 20 ans, affirme que sa pratique régulière peut inverser le cours des cheveux gris en leur rendant leur couleur naturelle. Si cette affirmation peut sembler difficile à croire, on peut désormais l’expliquer par le fait que des cycles de jeûnes secs génèrent autophagie, génération de cellules souches et renouvellement cellulaire exceptionnel.

Ainsi, si le jeûne qui détruit les cellules malades par autophagie est suivi d’une phase de réalimentation nourrissante, c’est-à-dire suffisante en protéines et en bonnes graisses nécessaires pour reconstruire les cellules, il rendrait le corps plus jeune, plus fort, plus résilient et plus résistant.

De ce fait, je suis ravie de partager l’expérience d’une internaute, Nga Burger-Nguyen[1]‎,  qui affirme que sa pratique régulière du jeûne sec depuis 6 mois du jeûne sec de à raison de 36 à 60 heures par semaine, a inversé le cours de ses cheveux qui blanchissaient depuis 10 ans :

« J’avais les cheveux fins, les cheveux gris depuis 10 ans et j’avais également un problème important de pellicules.

La première photo est celle où j’ai subi une grande perte de cheveux après avoir commencé à jeûner pendant plusieurs mois.

La nouvelle photo date d’aujourd’hui, mes cheveux ont repoussé et ils sont  beaucoup plus sains maintenant, pas de pellicules ni de nouveaux cheveux gris dans la zone que je peux voir dans le miroir.

Le jeûne sec a en quelque sorte déraciné tous les cheveux défectueux et les a remplacés par de nouveaux cheveux brillants. J’adore !

J’ai fait environ 1000 heures de jeûne sec jusqu’à présent avec une pause ici et là, bien que je continue à jeûner à l’eau quotidiennement en intermittence. Je le fais chaque semaine 36-60 heures et un peu plus long chaque mois quand je peux l’adapter à mon emploi du temps ».

Fabuleux, non ?

Màj – Plusieurs membres ont immédiatement contesté l’authenticité des photos présentées,  affirmant qu’il s’agissait d’un simple Photoshop, sous-entendant une grande naïveté de ma part. Or, la principale intéressée, Mme Nga Burger-Nguyen, américaine, s’est inscrite sur ce groupe. Elle a de nouveau confirmé ses dires sur la disparition de ses cheveux gris. Elle nous a gentiment fourni une autre photo .

Nga Burger-Nguyen confirmation picture

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[1] Je partage ses photos avec son aimable accord.

Hémorroïdes : des guérisons par le jeûne sec et la diète du serpent ?

Cole Robinson est un personnage peu commun. Entraîneur sportif à Calgary, il expérimente sur lui-même depuis quelques années régimes et diètes.

Ainsi, il s’est intéressé au jeûne sec il y a quelques années qu’il conseille depuis à ses clients pour maigrir. Les résultats sont spectaculaires : la perte de poids est rapide et semble sans accident. En outre, Robinson a observé tout comme les personnes qui le suivent, des effets thérapeutiques typiques du jeûne, et principalement du jeûne sec. Suivi par des dizaines de milliers d’internautes, sa chaîne Youtube contient des dizaines de vidéos consacrée à ce régime de serpent. Son compte Facebook semble confirmer ses propres conclusions.

Cependant, ayant remarqué l’épuisement qui survient dans un état de jeûne sec de plus de 48 heures, il a mis en place sa propre méthode de jeûne « sec » qu’il appelle la snake diet (« diète de serpent »). Le but est d’apporter des électrolytes à l’organisme par une boisson salée de potassium et sodium. Ainsi, il peut jeûner « à sec »

Ainsi, dans une de ses vidéos, il explique comment il se serait guéri d’hémorroïdes qui empoisonnaient sa vie depuis l’automne 2014. Il avoue avoir essayé « toutes les diètes de la terre » en passant d’un régime de fruits à des monodiètes spécifiques. Egalement, il s’est plongé le postérieur dans des bains de sels, sans succès. Un an plus tard, son cas s’est aggravé au point où il ne pouvait même plus utiliser de papier hygiénique.

Il voit enfin un médecin qui lui donne des crèmes qui n’ont pas fait grand-chose. Traitements après traitements, rien n’a vraiment d’effet. Il retourne alors à son alimentation initiale, majoritairement carnivore. Il lui semblait qu’il avait moins mal, mais la boule était toujours présente. Il s’impose alors la diète de serpent le 29 avril 2016, qu’il avait mis en place pour ses clients. Un mois plus tard, le 30 mai, date où il met la vidéo en ligne en ligne, il se rend compte que l’hémorroïde n’existe plus.

Dans une autre vidéo, il relate comment une cliente a réglé ses propres problèmes d’hémorroides par 4 jours de jeûne sec. D’autres témoignages sur sa chaîne ou son groupe Facebook confirmeraient l’efficacité du jeûne sec sur cette pathologie. Cole Robinson explique ces guérisons par les phénomènes d’autophagie et la génération de l’hormone de croissance.

Le jeûne hydrique semblerait donner des résultats plus mitigés. Le processus est très long, souvent plusieurs semaines, et les résultats sont très partiels comme l’a indiqué un membre de mon groupe de jeûne. Ainsi, des jeûnes secs de trois jours en alternance avec une réalimentation sembleraient plus appropriés.

Je rappelle qu’il est important de bien se renseigner sur le jeûne sec avant de l’expérimenter.

 

Jeûne sec : le corps produirait ses propres réserves en eau

Herbert2512/Pixabay

Une étude de 2016 réalisée sur des oiseaux mandarins montre comment l’organisme se maintiendrait malgré l’absence d’apport d’eau lors d’un jeûne sec.

Je traduis l’extrait et la conclusion de l’étude que vous trouverez ici en intégralité.

De Joanna Rutkowska*, Edyta T. Sadowska, Mariusz Cichońand Ulf Bauchinger

Les schémas de flexibilité physiologique en réponse au jeûne sont bien établis, mais on en sait beaucoup moins sur la contribution de la privation d’eau aux effets observés.

Nous avons étudié la composition corporelle et les bilans énergétique et hydrique de trois groupes de mandarins : les oiseaux ayant accès à de la nourriture et à de l’eau, les oiseaux privés de nourriture, mais ayant néanmoins accès à de l’eau potable et des oiseaux privés de nourriture et d’eau. Les animaux n’étaient pas stimulés par une dépense énergétique élevée et se trouvaient dans des conditions thermo-neutres.

Ainsi, d’après des études antérieures, l’équilibre hydrique des oiseaux à jeun devait être maintenu par un catabolisme accru des protéines. Contrairement à cette attente, nous avons constaté que l’accès à l’eau n’empêchait pas la réduction du tissu protéinique, mais permettait de préserver les réserves de graisse des oiseaux à jeun.

Ainsi, le bilan hydrique des oiseaux à jeun sans accès à l’eau semblait être maintenu par un catabolisme adipeux élevé, qui générait 6 fois plus d’eau métabolique que celui des oiseaux ayant accès à l’eau.

Par conséquent, nous révisons les points de vue actuellement établis et proposons que les matières grasses soient la principale source de production d’eau métabolique. Auparavant, on supposait une augmentation de la dégradation des protéines pour le maintien du bilan hydrique si les réserves de graisse étaient épuisées ou si le catabolisme de la graisse atteignait sa limite supérieure en raison d’une forte demande en énergie.

Conclusion de l’étude :

Notre étude propose une nouvelle hypothèse de graisse pour l’eau en démontrant clairement que le manque d’eau ingérable augmente considérablement le catabolisme de la graisse. La graisse est la principale source d’énergie et sa décomposition produit également de l’eau métabolique. On supposait auparavant que les animaux au repos utilisaient un catabolisme des protéines (au lieu des graisses) pour maintenir l’équilibre hydrique. Nous montrons ici que la graisse est une source primaire de production d’eau métabolique dans le cadre des besoins énergétiques de base du jeûne, en l’absence de conditions physiologiques nécessitant une dépense énergétique élevée. Nous suggérons que le maintien du bilan hydrique par une augmentation de la décomposition des protéines pourrait éventuellement se produire si les réserves de graisse sont épuisées ou si le catabolisme de la graisse est déjà élevé au maximum en raison d’importants besoins en énergie ou si le taux de perte en eau dépasse le taux potentiel de la production d’eau à partir de graisses. Les études ultérieures devraient examiner si le mécanisme à la base de notre constatation est lié à une activité accrue des oiseaux privés de nourriture et d’eau.

Cette étude prouve comme d’autres déjà réalisées sur des camélidés que l’organisme en état de jeûne sec ne tombe pas en déshydratation critique comme la croyance populaire semble le penser. Au contraire, avec la cétose, la graisse est dégradée pour pourvoir l’organisme en énergie, mais également en eau. Une affirmation déjà avancée par le docteur russe Serguei Filonov.

Cette étude montre même que l’eau produite par les oiseaux soumis à un jeûne sec produisent six fois plus d’eau que les volatiles qui ont accès à l’eau. Notons que les oiseaux étaient tous dans une atmosphère tempérée où il n’ont pas eu à dépenser leur energie de manière excessive. Dans le cas contraire, les chercheurs supposent que si les réserves de graisses venaient à être totalement épuisées, une dégradation des protéines (muscles) serait inélectuctable.

Jeûne sec de la pleine lune du 21 mars 2019

A ceux qui hésitent à sauter le pas du jeûne sec, je propose d’en faire l’expérience pour la pleine lune du jeudi 21 mars 2019.  Les novices hésitants pourront poser toutes les questions qui leur viennent à l’esprit à mesure que leur jeûne se déroule sur ce blog ou sur le groupe Facebook. Ils  trouveront réponse auprès des personnes expérimentées qui se joindront ou pas au jeûne collectif.

Le jeûne sec est l’expérience ultime du jeûne, il est d’un pouvoir thérapeutique dont on commence à percevoir l’étendue. Néanmoins, pour en voir les effets curatifs ou améliorants il est souvent nécessaire de se soumettre à des cycles de jeûnes secs prolongés d’au moins 5 jours (autophagie, apoptose, régénération des cellules souches, etc.). Or, jeûner à sec pendant autant de jours peut être nocif pour un organisme non préparé. Il est donc nécessaire de procéder par étapes.

Cependant, beaucoup d’aspirants au jeûne sec craquent le premier jour ou avant les 36 premières heures. À eux, je leur propose de se joindre à cette expérience de jeûne collectif.

Pourquoi jeûner à la pleine lune ?

De nombreuses traditions du jeûne (notamment en Asie) utilisent ce jour particulier pour jeûner à sec. Beaucoup de mythes persistent sur la pleine lune. Certains ont été confirmés comme la baisse de sommeil ont été confirmés, d’autres non. Néanmoins, il a souvent été considéré par les traditions que la pleine lune permettait d’accentuer les effets du jeûne. C’est également une magnifique expérience spirituelle.

Pour participer à cette expérience, je vous invite à vous munir de plusieurs éléments :

  • Un verre de bicarbonate d’eau chaude à boire juste avant d’entrer dans votre jeûne sec
  • Un carnet dans lequel vous noterez vos ressentis. Vous y mettrez la date du jour de jeûne, vos difficultés, vos questionnements, vos sentiments de réussite. Il sera particulièrement utile lors que vous reviendrez dessus plusieurs mois plus tard, car vous pourrez noter votre évolution.
  • Des bandelettes urinaires pour détecter les corps cétoniques
  • Une balance pour ceux qui ont l’intention de jeûner plus de deux jours
  • Un thermomètre également pour ceux qui ont l’intention de jeûner plus de trois jours

En ce qui me concerne, je jeûnerai 3 jours (je suis déjà en jeûne), car vendredi j’ai un restaurant avec un ami. Ceux qui se sentiront bien pourront poursuivre s’ils le veulent.

Bonne chance à tous…

Pour aller plus loin dans le pouvoir du jeûne, allez ici. Vous trouverez ici, un avis sur ce livre.

Combien de jours consécutifs peut-on jeûner à sec ?

Une idée, probablement communément acceptée, est que le l’homme ne peut pas se passer de nourriture et d’eau pendant plus de trois jours.

Or, une recherche rapide dans l’actualité plus ou moins lointaine montre que cette limite est largement exagérée. A la suite à de catastrophes climatiques, combien de fois des individus ont été retrouvés bloqués sans avoir mangé ni bu pendant de nombreux jours ?

Un récent exemple est celui qui s’est déroulé en Thaïlande en été 2018. Une équipe de douze jeunes garçons d’une dizaine d’années s’est aventurée avec son entraîneur dans un circuit de caves dont ils n’ont pas réussi à sortir en raison des pluies qui ont juste après leur arrivée noyées les souterrains. Sans nourriture ni eau, ils ont été finalement secourus au bout de 9 jours. Ils étaient en parfaite santé. Selon les médecins qui n’en revenaient pas, les garçons ont pu survivre en buvant les gouttes d’eau qui s’écoulaient des stalactites.

Cette capacité de survie ne se limite pas à l’être humain. Il existe plusieurs exemples d’animaux qui ont accidentellement dus se passer de manger et de boire. Ainsi, en 2010 suite au décès de sa maîtresse, le chat Assette s’est retrouvé enfermée dans une pièce de sa maison. Ce n’est qu’après que la famille soit partie à sa recherche qu’elle a retrouvé le félin. Il s’était passé 18 jours. Elle avait perdu un tiers de son poids. Mais elle était en parfaite santé. Comme dans le cas précédent, selon les médecins, la chatte a forcément dû trouver quelques souris à se mettre sous la dent.

On peut alors légitimement se poser la question de savoir combien de temps peut-on jeûner à sec ? Surtout quand on sait qu’il y a eu dans le passé des décès  au bout de juste quelques jours seulement de respiriens qui herbe qui pensaient pouvoir se passer d’eau de nourriture après quelques heures de méditation.

Mes recherches sur les forums russes montrent que certains jeûnent facilement à sec pendant 11 voir 15 jours, tout seuls à la maison.  Cela n’est néanmoins pas venu en un jour. Le jeûneur jeûne régulièrement quelques jours et progressivement en augmente la durée. Le jeûne de sept jours est un seuil qui est difficilement atteint, mais une fois atteint permet au corps d’augmenter sa résistance.

Ma propre expérience confirme les témoignages que j’ai pu rencontrer : plus on jeûne, plus c’est facile. La raison en est que l’organisme s’habitue, évolue et s’améliore. Comme l’explique le Dr Filonov, le jeûne sec détruit les cellules malades, dégénérées. Les cellules qui résistent au passage par le feu (déshydration) sont plus fortes, plus jeunes, plus résistantes, plus résilientes. Le corps est plus jeune d’un point de vue cellulaire et cela se voit. Cependant, plusieurs jeûnes sont nécessaires pour maintenir les acquis dans l’organisme.

Il me faut rappeler que le Dr Serguei Filonov rappelle qu’il ne conseille pas de jeûner à sec sans supervision médicale pendant plus de cinq jours.

Pour aller plus loin dans le pouvoir du jeûne, allez ici. Vous trouverez ici, un avis sur ce livre.