Le pouvoir du jeûne sec : une infection dentaire arrêtée ?

Crédit : Qimono/Pixabay

Il y a quelques mois, suite à une visite de routine, mon dentiste a découvert une parodontite locale au niveau de la dent du fond de ma bouche. Il considérait que sa difficulté d’accès pour la brosse à dents a permis à des bactéries de se développer au point où l’os de la dent s’était affiné. En conséquence, la dent se déchaussait. Il m’a recommandé alors d’extraire rapidement la dent considérant que la dent à côté risquait d’être atteinte aussi.

Ayant eu connaissance de cas d’inversion du cours de parodontites sévères suite à des jeûnes longs, je ne me suis pas inquiétée outre mesure, me rassurant que je me pourrais néanmoins sauver ma dent en me soumettant à un jeûne.

Ma dent oubliée se réveille

Ainsi, un peu avant Noël, j’ai fait un jeûne sec que j’ai arrêté à 40 heures en raison de l’arrivée de membres de la famille. Néanmoins, le lendemain, ma dent s’est réveillée sans prévenir et a commencé à me faire très mal. Les heures passant, je sentais comme un début d’hyperthermie. Je n’avais donc pas le choix, il me fallait jeûner, car je ne voulais pas voir le dentiste en urgence. Je savais en outre qu’une infection peut être très grave.

En effet, il y a quelques années, la mère d’une amie a laissé traîner une infection urinaire et s’est retrouvée dans le coma quelques jours plus tard. Elle s’en est sorti, mais les chirurgiens ont dû lui amputer de ses 10 orteils. Je savais donc qu’une infection peut s’avérer très sérieuse. Pas question de rigoler. Est-ce que je croyais réellement au pouvoir thérapeutique du jeûne ?

Un jeûne sec immédiatement ou les urgences plus tard

J’ai donc décidé de jeûner, à sec, à bien sûr. J’ai démarré mon chronomètre. Au bout de 20 heures de jeûne, j’avais vraiment de la fièvre et je suis allée me coucher. J’avais du mal à m’endormir, et tout mon côté droit me faisait très mal. Le simple fait de passer la langue sur ma dent me lançait comme des décharges. Je ne pouvais que poser mon visage sur l’oreiller que d’un seul côté. Je me disais qu’il me fallait tenir encore 16 heures pour que l’autophagie commence et, j’espérais, travaille sur ma dent.

J’ai donc sombré et suis sortie de l’inconscience un nombre innombrable de fois en ressentant mon corps en chaleur et ma joue en flammes. En me regardant dans le miroir, j’ai remarqué que mes joues étaient gonflées, comme un hamster. Je suis retournée me coucher en comptant les heures ou plutôt les minutes. J’ai finalement réussi à m’endormir à nouveau.

Un changement considérable à 35 heures

En me réveillant quelques heures plus tard, je me suis radicalement sentie différente. Tout d’abord, j’ai remarqué que ma fièvre était tombée. J’ai ensuite regardé mon chronomètre qui arrivait tranquillement à 35 heures. Mon visage était toujours gonflé, mais mon énergie était revenue. En outre, la douleur qui était insupportable depuis plus de 24 heures avait diminué de 80 % ! Passer ma langue sur ma dent ne produisait plus de douleur particulière, même si ma joue et ma dent étaient encore sensibles. Je n’aurais pas croqué encore une pomme, mais je me sentais vraiment mieux. Quelque chose de merveilleux s’était passé.

J’ai donc finalement quitté mon lit et continué mon jeûne. Je me suis abstenue de manger et de boire pendant 5 jours consécutifs. Ensuite, j’ai bu tous les 36 heures deux petites tasses d’eau chaude pour m’hydrater et garder la chaleur de mon organisme. J’ai cassé mon jeûne à 219 heures, le 1e janvier. J’ai donc jeûné 9 jours.

Aujourd’hui, jeudi 10 janvier, je n’ai plus aucune douleur depuis plusieurs jours.  J’ai pu depuis croquer dans une pomme ou une poire dure sans problème. Je prévois de revoir mon dentiste dans quelques mois.

Pourquoi une action si rapide rapidité de la guérison de ma dent

Quand je me suis réveillée à 35 heures et que j’ai senti que l’infection dentaire avait commencé à être contenue, j’ai été très étonnée. En effet, j’avais toujours compris que l’action thérapeutique du jeûne sec commençait à partir de 36 heures ; trois jours pour un jeûne hydrique. Ainsi pourquoi le jeûne a pu contenir l’infection avant le « temps réglementaire de 36 heures » ?

Mon explication est la fièvre. Comme l’explique le Dr Filonov, spécialiste du jeûne sec, la particularité du jeûne sec qui le rend plus efficace que les autres types de jeûne est sa capacité à générer une fièvre. Me basant sur ses affirmations, j’ai cherché à comprendre dans mon livre Le pouvoir du jeûne à infirmer ou à confirmer les dires du médecin de Sibérie. Et mes recherches sur les études scientifiques sur la fièvre que je décris abondement dans le livre ont prouvé que le docteur russe a tout à fait raison. La fièvre est bel et bien un facteur décisif et efficace de guérison, car elle permet de stimuler immédiatement le système immunitaire pour éradiquer les pathogènes de l’organisme.

De ce fait, quand j’ai débuté mon jeûne, j’avais en raison de l’infection, déjà une montée de fièvre. Mon organisme n’a pas eu à attendre l’hyperthermie qui met en général 5 jours à se manifester qui découle de la déshydratation. La fièvre déjà installée dans l’organisme, mon système immunitaire a fait le travail. N’ayant pas mangé, toute l’énergie de mon corps a été dirigée dans le retour à l’homéostasie. Ce qui explique la fatigue extrême qui a disparu en même temps que la fièvre, quand le problème a été contenu. Le jeûne sec est réellement une merveille !

La pratique périodique du jeûne sec fait des miracles ou presque

 

N., une femme d’une quarantaine d’année, membre de mon groupe Facebook, m’a envoyé un message il y a quelques jours pour me dire à quel point la pratique du jeûne sec avait amélioré son corps. Convertie au jeûne intermittent puis au jeûne sec depuis récemment, elle a observé la disparition d’une excroissance/verrue au point qu’elle a annulé son rendez-vous avec son phlébologue. Elle a également observé une diminution de l’aspect de varicosités situées à l’intérieur de ses cuisses, de certaines vergetures et de cicatrices. Elle avait auparavant noté une diminution conséquente de l’excès de graisse, de la cellulite et des symptômes d’asthme. Elle craint néanmoins qu’un de ses grains de beauté, à la Cindy Crawford, ne soit éliminé lors des prochains jeûnes secs.

Des observations communes chez les jeûneurs à sec

Je ne suis pas réellement étonnée. Lors de mes recherches sur le jeûne sec pour l’écriture de mon livre Le pouvoir du jeûne, j’ai lu des témoignages similaires : disparition progressives des excroissances, diminution des ridules, raffermissement de la peau, amélioration de qualité des cheveux, pour ne citer que ces problèmes d’esthétiques. Mes lectures des études scientifiques sur le jeûne m’ont confirmé aussi que des tels phénomènes sont tout à fait possibles.

Le miracle de l’autophagie

Le jeûne prolongé (de quelques jours) et particulièrement le jeûne sec déclenche des phénomènes naturels de défense de l’organisme en stress comme l’autophagie ou l’apoptose qui dégrade les cellules et les tissus dégénérés pour les transformer en énergie. C’est ce qui explique qu’au bout de quelques jours seulement, la peau voit les boutons et les imperfections superficielles disparaître, les cheveux s’adoucir et s’illuminer : les cellules malades et viles commencent à être éliminées par l’action de l’autophagie. Plus le jeûne (sec ou hydrique) se prolonge, plus des tissus malades, vieux et dégénérés sont éliminés.

Ma propre expérience confirme ces témoignages

Par cet article, j’aimerais témoigner de ma propre expérience. Comme je l’explique dans le livre, j’ai découvert le jeûne sec en 2016 et je me suis soumise depuis à plusieurs cycles de ce jeûne, le plus restrictif qui soit. J’ai rapidement observé une amélioration de la qualité de ma peau et de mes cheveux, un regain considérable d’énergie, etc. Mais, il y a un élément plus significatif encore dont j’aimerais parler aujourd’hui.

Un rajeunissement de la poitrine ?

L’une des plus améliorations les plus inattendues que j’ai remarquées est l’amélioration de l’aspect de ma poitrine. J’ai 45 ans et il y a plusieurs années j’avais remarqué que ma poitrine s’affaissait inéluctablement. Dès mes premiers jeûnes SECS, j’ai vu rapidement que la peau de ma poitrine avait un meilleur aspect : semblant de raffermissement et de remontée de la peau, resserrement de son grain. J’étais ravie.

En outre, au même moment où je faisais mes recherches pour l’écriture de mon livre, je suis tombée sur une étude du professeur Jean-Denis Rouillon sur le soutien-gorge. Il disait que porter cet accessoire fatiguait prématurément l’organe. Selon le médecin du CHU de Besançon, la suppression du soutien-gorge permettait de remonter le mamelon en moyenne de 7 millimètres en un an. Il explique ce phénomène par le fait que lorsque les seins sont retenus par un soutien-gorge, les muscles de soutien de la poitrine (les ligaments de Cooper) ne travaillent pas et les seins finissent alors par s’affaisser.

Le résultat de l’hormèse ?

Si je n’avais pas lu des dizaines d’études sur le jeûne et l’hormèse, j’aurais eu du mal à adhérer aux conclusions du professeur du Doubs. En effet, l’hormèse que l’on peut définir rapidement par l’amélioration et le renforcement de l’organisme suite à un stress modéré, montre que l’excès de confort fragilise le corps. Ainsi, l’idée que laisser les seins sans soutien permettrait de renforcer les muscles et la peau de seins face à l’inéluctable loi de la pesanteur prenait alors tout son sens.

Ainsi, j’ai suivi le conseil de Jean-Denis Rouillon, en ne portant pas de soutien-gorge pendant un mois priant que mes seins n’allaient pas toucher mes chevilles. Je continuais en plus la pratique de petits jeûnes secs, désormais convaincue de son efficacité. Le résultat est incroyable : ma poitrine est totalement remontée et regonflée. J’ai désormais la poitrine d’une femme de 30 ans. C’est absolument incroyable. Ainsi, je n’ai pas remis de soutien-gorge depuis.

J’ai lu plusieurs témoignages de femmes qui ont remarqué l’amélioration de leur poitrine après avoir arrêté de porter de soutien-gorge. Mais, je suis certaine que l’aspect considérablement rajeuni de ma poitrine est lié à la pratique du jeûne sec combiné à l’arrêt du soutien-gorge.

Si vous faites des cycles de petits jeûnes secs, avez-vous des observé des améliorations conséquences concernant votre aspect physique ? Merci de les partager en bas de cette page ou sur le groupe Facebook.

Pour aller plus loin dans le jeûne sec et hydrique, allez ici.

Expérience collective de jeûne sec du 7 au 9 décembre

 

Tree in desert landscape. Photo by Walid Ahmad

Les membres de ce blog et du groupe Facebook organisons un jeûne sec collectif du 7 au 9 décembre. Le but est de permettre un échange entre les primo-jeûneurs en sec et les jeûneurs expérimentés lors de cette épreuve.

Chacun est libre de jeûner autant de temps qu’il le souhaite selon ses capacités physiologiques, ses disponibilités et son état d’esprit. Les durées de jeûne minimales sont de 12, 16, 24, 36, 48 et 72 heures.

Vous trouverez ici des informations générales sur le jeûne sec.

Pour que cette expérience se déroule au mieux, et apporte à chacun un retour d’expérience la meilleure possible, je vous invite à vous munir de quelques outils :

  • D’un carnet qui vous servira à noter vos impressions au jour le jour, ou à mesure que vos ressentis se présentent.
  • Un chronomètre, que vous trouverez facilement sur votre smartphone. Vous pouvez télécharger des applications sur GooglePlay qui ont plus de fonctions que celle qui existe par défaut sur votre téléphone. Vous démarrerez le décompte dès le début du jeûne sec, et le terminerez quand vous casserez le jeûne. Vous pouvez envoyer comme témoignage la photo du temps passé à jeûné que vous présente le chronomètre.

Pour ceux qui veulent jeûner au moins 48 heures, vous pouvez également utiliser :

  • Des bandelettes, lectrices de cétones afin de confirmer que vous êtes bien en cétose après 36 heures de jeûne sec. Vous les trouverez pour quelques euros dans les pharmacies et parapharmacies sous les marques Ketostix®, Keto-Diastix®, Keto-Diabur®.

  • Un thermomètre, qui permet de confirmer l’augmentation de sa température corporelle. Je ne suis pas certaine qu’une hyperthermie soit manifeste pour tous au bout de trois jours, mais elle est un élément important du processus du jeûne sec. Comme l’explique le Dr Serguei Filonov, la supériorité du jeûne sec réside notamment dans sa capacité à déclencher une hyperthermie ou une fièvre, qui augmente l’activité du système immunitaire. Cette capacité de la fièvre de guérir et de détruire les éléments pathogènes (virus et bactéries) est confirmée par les nombreux travaux du Pr André Lwoff, prix Nobel 1965. Vous trouverez ici un petit extrait de deux minutes où il traite du pouvoir de la fièvre dans la guérison. Ici, vous aurez la version longue, tirée d’une interview réalisée en 1973 par le journaliste Jacques Chancel lors de l’anniversaire de l’institut Pasteur.
  • Une cuillérée de bicarbonate de sodium ou de soude alimentaire à diluer dans un verre d’eau chaude ou tiède. Le but est de pallier avec cet élément basique à l’acidité qui va se développer dans l’organisme si vous dépasser les 36 heures de jeûne. Vous pouvez casser le jeûne avec un verre d’eau bicarbonaté également.
  • Le jeûneur est un guerrier, un battant. Il se bat contre lui-même, c’est-à-dire ses pulsions mais aussi contre le regard des autres, contre son confort intellectuel et physique. Restez donc pendant toute cette épreuve focalisé sur des pensées de force, de résistance, de résilience et éviter tout ce qui vous inspire la limitation et la défaite. Vous arriverez ainsi au bout de votre défi.

Pour ceux qui vivent à Paris, et pensaient aller prendre la Bastille avec les Gilets Jaunes le 8 décembre, je vous déconseille d’y aller en jeûnant, vous risquez d’être fortement tenté de le casser…

Bon courage et bon jeûne à tous….

Jeûne sec et méditation collective pour le 24 octobre 2018 pour manifestations individuelles

Depuis la nuit des temps, le jeûne a accompagné nombre de religions et de traditions. L’une des variantes les plus connues est la pratique du jeûne sec dans un contexte de pleine lune.

Pourquoi un tel intérêt pour la pleine lune ? Selon le mystique, yogi et philosophe indien Sadhguru, la pleine lune a le pouvoir d’accroître tout statut/état d’esprit conscient existant pendant qu’elle a cette position. Ainsi, si vous êtes amoureux, vous serez encore plus amoureux ; si vous êtes joyeux, vous serez encore plus joyeux, si vous êtes mentalement, vous serez encore plus dérangé ; si vous êtes puissant, vous serez encore puissant, etc.

Je vous invite pour cela, à utiliser le jeûne sec pour expérimenter le jeûne comme le pratiquaient les anciennes cultures. La prochaine pleine lune aura lieu le 24 octobre 2018. Ceux qui n’ont jamais jeûné à sec, ou jeûné pourront se limiter à un jeûne hydrique ou sec de 24 heures seulement. Ceux qui ont l’envie ou l’énergie ou l’expérience de jeûnes secs ou hydriques prolongés, pourrez commencer deux à trois jours plus tôt ou plus. À titre personnel, je compte jeûner au moins 5 jours à sec. Le dernier jour de jeûne devra être le 24 octobre, jour de pleine lune.

Lors de ce jeûne, il sera alors recommandé de noter sur un carnet vos impressions sur votre jeûne. La préparation, la descente alimentaire, le début du jeûne, la prise de bicarbonate de sodium, les sensations que vous ressentez, les moments de fatigue ou d’euphorie, éventuellement la température corporelle, votre heure de réveil, de sommeil, la contenu de vos rêves etc. (pour ceux qui jeûnent environ 5 jours).
Si vous n’êtes pas à l’aise avec le jeûne sec, faites un jeûne hydrique de 24 heures. 

Si vous êtes croyant ou spirituel, profitez-en pour approfondir vos méditations, votre prières, vos visualisations pendant cette période. Vous pouvez également faire des séances de visualisation, comme l’enseigne le mystique Neville Goddard, après une relaxation profonde. Il est connu que l’abstinence volontaire active et accentue la perméabilité sur le subconscient et que les désirs et les prières (soit les pensées et émotions focalisées) se manifestent plus rapidement. La raison est qu’en période de jeûne, le manque force l’esprit conscient à ne pas disperser. Ainsi, il se focalise facilement sur son but.

Rappelez-vous, le jeûne était particulièrement pratiqué par non seulement la très grande majorité des religions, mais dans des traditions de rites de passage chez les Vikings, chez les aborigènes d’Australie, chez les Amérindiens, mais aussi dans les religions de mystères de Grèce, dans la Sparte ou dans l’Egypte antique. En effet, le jeûne est une lutte contre tout ce qui nous empêche d’avancer. Le jeûneur est un guerrier.

En plus, je vous demanderais de partager les moments que vous jugez importants (désespoir, fatigue, joie, etc.) pour que les membres de ce blog ou du groupe puissent vous aider et que tous nous nous aidions et soutenions les uns les autres…

Ayez tous une superbe expérience….

Pour en savoir plus sur le pouvoir considérable du jeûne, allez ici.

Peut-on jeûner à sec plus de trois jours sans mourir ? 

J’ai été contactée sur ce blog début décembre 2017 par Majid qui cherchait des renseignements sur le jeûne sec. Il était déjà en jeûne sec depuis 71 heures et désirait étendre son abstinence à 101 heures. Son but était de se prouver que l’être humain pouvait résister à une privation d’eau et de nourriture plus de trois jours. Comme beaucoup d’entre nous, Majid avait entendu parler de la « règle de survie des trois ». Ce dogme affirme que le maximum qu’un être humain peut endurer sans répondre à ses besoins vitaux est trois minutes sans respirer, trois jours sans boire, trois semaines sans manger (Manise, 2016).

Se sentant s’affaiblir, il hésitait à continuer. Âgé de 45 ans, musulman, son organisme connaissait déjà la déshydratation à la faveur des ramadans annuels. Néanmoins, je lui ai conseillé de rompre son jeûne et de reprendre dans quelques semaines, son corps sera mieux adapté. Il décida de continuer néanmoins afin d’atteindre le but fixé. Il raconte son expérience. À sa demande, je transcris l’intégralité de son témoignage. Les caractères gras sont de mon fait.

« Voici le récit de mon voyage d’un jeûne à sec de 101 heures (4 jours et 5 heures). Tout d’abord, je voudrais exprimer que l’objectif de ce témoignage n’est pas d’inciter les personnes à m’imiter. Bien au contraire, il reflète humblement mon expérience avec le corps et l’esprit dont je disposais à ce moment de ma vie. D’où, il n’y a pas pour moi de recette universelle propre à chaque être humain. Chaque être vivant est unique et différent. Et en partant de ce postulat, c’est à chacun d’expérimenter graduellement, au fil de la connaissance de son corps et de son mental la loi de l’hormèse. Dans ce compte rendu, je vais aborder les points de la manière suivante :

 1) Qui suis-je ?

2) Qu’est-ce qu’un jeûne sec et mon expérience au préalable

3) Le pourquoi d’un jeûne sec de 101 heures

4) Mon ressenti jour après jour

5) La reprise alimentaire

6) Une note de synthèse

7) Mes remerciements

 1) Qui suis-je ?

Je m’appelle Majid, je suis Belge d’origine marocaine et de cœur Palestinien. J’ai 45 ans et mesure 1,80m pour 63kg. Je suis typé physiologiquement comme un coureur de fond. J’ai réalisé beaucoup de compétitions par le passé. Mais aujourd’hui, avec mes trois enfants, je cours pour mon plaisir à raison de plus ou moins quatre fois semaine avec des séances de fartleek pour conserver un minium de vivacité. J’habite dans la campagne à plusieurs kilomètres de Liège (Belgique).

 2) Qu’est-ce qu’un jeûne sec et mon expérience au préalable

Pour les non-initiés, un jeûne sec est le principe du jeûne à l’instar du mois du ramadan. C’est à dire ne pas boire et manger pendant un certain laps de temps. En ce qui me concerne, je n’ai comme expérience du jeûne sec que cette période du mois du ramadan. Donc, l’été dernier, en rompant le jeûne à 22h00 jusque 3 heures du matin, cela me faisait au grand maximum un jeûne de 19 heures sec. Autre expérience que j’ai pu vivre, est un jeûne plus accessible de 36 heures à l’eau.

 3) Le pourquoi d’un jeûne sec de 101 heures

Lors d’un repas convivial entre amis, survient la discussion autour de la croyance que l’on meurt littéralement après trois jours sans boire. Ces propos ont été tenus par mon ami Bernard, un scientifique de 50 ans. Il avait plaisir d’argumenter avec beaucoup d’énergie en s’appuyant sur des bases physiologiques. Je lui ai répondu: « Non, pas toi Bernard, tu ne crois tout de même pas à ces sornettes. »

Du coup, il n’en démordait pas et il s’est fait même aidé par une tierce personne qui confirme ses dires en s’appuyant sur l’aide du smartphone. Nous voilà donc avec mon ami Bernard et le reste des convives aux anges et moi qui reste pantois et dubitatif. Bon, j’ai laissé les choses germer et je me suis documenté sur le net. Très vite, j’ai pu lire des témoignages très intéressants sur le jeûne hydrique, mais moins sur le jeûne sec. Jusqu’à être tombé sur le site: les miracles de l’imagination https://metanoialaporteauxmiracles.com.

Tout est devenu plus clair et rassurant à la lecture de l’expérience clinique de 10 adultes en bonne santé. Ils ont été suivis par un corps médical durant un jeûne sec de cinq jours. Et il en résultait que l’expérience s’est avérée sans danger, et il a été observé une amélioration considérable des fonctions rénales. Du coup, je me suis dit, que j’allais tenter quatre jours. Et en les convertissant en heures, cela faisait 96 heures. Et là-dessus, j’ai voulu me faire plaisir et l’arrondir en un premier à temps à 100 heures. Puis très vite à 101 heures pour marquer davantage de crédibilité et de susciter la réflexion et la curiosité. Pratiquement, j’ai choisi le meilleur moment pour moi d’inclure ce jeûne rapidement dans mon agenda. En tenant compte évidemment des paramètres familiaux et professionnels.

Par contre, je voulais dès le commencement du jeûne vivre ma vie pleinement, naturellement sans rien y changer. Exactement le même principe que je m’applique pendant le mois du ramadan. Non pas un jeûne du lit au canapé, et du canapé au lit. Mais un jeûne à la réalité de mes engagements familiaux et professionnels.

 4) Mon ressenti jour après jour

Vendredi 8 décembre 2017 

Je me rends au boulot comme chaque jour à vélo avec assistance électrique. Temps de parcours de plus ou moins une heure. À 14 h précises, je me suis arrangé pour qu’il ne reste plus une seule goutte d’eau dans ma gourde. Fin de journée, je rentre également à vélo et là, de manière inconsciente, mon corps se met déjà en mode économe. C’est-à-dire que j’ai moins forcé dans l’effort et de ce fait, j’ai allongé mon temps de parcours.

Le soir venu, je me mets à table en famille. C’est important pour moi de ne pas me soustraire et de vivre comme un ermite. Donc, tous les repas, petit-déjeuner, dîner et repas du soir, j’étais présent à leur côté. Surtout pour aider Ziad le petit dernier de 2 ans et demi. J’ai pu assez facilement passer ma soirée sans manquer de nourriture et d’eau. Il faut dire que les années de jeûne pendant le ramadan doivent certainement aider le premier jour. C’est un peu comme si j’appuyais sur un bouton on-off et que mon corps se mettait littéralement en mode jeûne sans rien réclamer.

Samedi 9 décembre 2017

Ma matinée au travail se passe sans souci. Dans l’après-midi, je me suis rendu à la commune d’Aywaille (près de Liège) pour rendre hommage et féliciter un gaillard (Jean-Pierre Minguet) hors norme de 59 ans qui a parcouru ses 20 dernières années 400.000km à vélo ; principalement entre le boulot et la maison (Sudinfo.be, 2017).

Si j’évoque cette anecdote, c’est que je recherche dans ma vie à être entouré de personnes rayonnant des ondes positives allant de l’avant, avec une réflexion d’esprit. Personnellement, cela m’aide à vivre de manière plus harmonieuse. Je suis de nature à avoir un regard critique sur beaucoup de domaines de la vie dans le but d’éveiller la conscience, afin de ne pas tomber dans le dogme et suivre aveuglément sans trop de responsabilité le troupeau. Cette personne à l’allure non sportive m’inspire une très belle leçon de vie, au travers son choix écologique, sa symbiose avec la nature, sa discipline et sa rigueur bravant les quatre saisons.

Le soir venu, nous nous rendons avec la belle-famille dans un restaurant pour fêter la naissance de mon filleul Lubin. Je dois vous avouer qu’être assis devant une table dressée de bons mets mit mon estomac et mon mental à rude épreuve. D’autant plus que ma belle-mère assise devant moi n’arrivait pas à bout de son plat de salade au chèvre chaud. Loin de moi l’idée de craquer. Mais, j’avais du mal à me dire que tout ce reste de nourriture irait dans le compost. Alors qu’ici et maintenant, il y avait un preneur.

 Dimanche 10 décembre 2017

Comme tous les matins, je prends une douche froide avant d’aller soigner les poules. J’allais enfourcher mon vélo pour une matinée au boulot professionnel. Mais in extrémis, mon corps n’en a pas voulu. Personnellement, ça été une démarche très difficile de prendre à la place la voiture. Heureusement, la sagesse l’a emportée. Effectivement, si je voulais tenir plus de quatre jours à jeun et à sec, j’avais intérêt à ménager ma monture. Par contre, le retour en voiture a été laborieux. J’étais fatigué, mes yeux se fermaient et j’ai dû m’arrêter à quelques kilomètres de la maison pour faire une micro-sieste. En rentrant à la maison, je sentais que mon corps avait besoin de se réchauffer. J’avais les mains et les pieds glacés. Et c’est sous ma couette que j’ai pu trouver un repos physique. Le reste de la journée a été longue sans trop d’énergie. Je sentais que mon corps ne répondait plus. Tous mes déplacements s’effectuaient au ralenti. Ma voix commençait à faiblir. Je commençais à vivre difficilement le jeûne. J’avais des douleurs dans le bas du dos, remontant sur la colonne vertébrale. Innocemment, je pensais que j’allais pouvoir aller tous les jours au boulot à vélo et de surcroît continuer mes entraînements de course à pieds. Il a fallu me rendre à l’évidence. Et en allant me coucher, je préparais mentalement la journée du lendemain. La nuit a été plus saccadée avec des périodes d’insomnie. J’entendais mon cœur battre jusqu’à ma tempe. J’éprouvais une sensation désagréable de pression permanente au niveau de la cage thoracique. Ma respiration était plus courte et plus saccadée. Je commençais à me tracasser. Certes, j’étais avec mon épouse, mais seul dans l’expérimentation d’un jeûne alliant mes tâches quotidiennes.

 Lundi 11 décembre 2017

Ma journée au travail débute à 15 h et se termine à 22 h. Encore une fois, j’ai eu beaucoup de mal à accepter de m’y rendre en voiture. Car, pour une fois, le choix de mon jeûne avait un impact sur le bien-être de ma famille. En effet, ma fille Nour a du faire l’impasse de son entraînement de gym du soir pour que je puisse me rendre au boulot en voiture. À nouveau, mon corps répondait encore moins bien que les jours précédents. J’éprouvais plus de difficulté à déglutir.

Mon rythme de parole était plus lent et on sentait une faiblesse dans ma voix, à l’instar d’une personne âgée. J’ai très vite compris que ma voix reflétait mon état physique au travers cette poitrine en dépression. Pour essayer de mieux comprendre ces modifications internes, j’ai clairement questionné l’administrateur du site « Les miracles de l’imagination » :

“Bonjour, dans une heure et trente minutes, mon corps et mon esprit auront enduré 72 heures de jeûne sec. Je souhaiterais atteindre 101 heures. Mais, je vous avoue que j’ai un peu peur car mon organisme est maintenant au ralenti. Ce qui me rassure c’est que je vais toujours uriner plusieurs fois par jour. Pourriez-vous m’indiquer les premiers signes annonciateurs d’un danger potentiel qui me feraient rompre le jeûne. Merci pour vos réponses”.

Je remercie d’avance mon interlocuteur car il a été bienveillant à plusieurs égards. Notamment, puisqu’il s’agissait de démontrer qu’on était toujours vivant après trois jours sans boire ni manger, il m’a demandé de rompre le jeûne. Car pour lui, mon objectif était atteint, et que je pouvais toujours réitérer ultérieurement l’expérience de manière progressive. Ok, j’ai compris qu’il préférait jouer la carte de la sécurité. Et de toute façon l’inverse m’aurait étonné de sa part. Par contre, il m’a donné un outil formidable afin de vérifier l’hydratation de la peau. En la pinçant, elle doit reprendre son élasticité normale. Si ce n’est pas le cas, il s’agit d’un signe de déshydratation. Chose étrange ce jour, tous ces paramètres m’ont donné envie de prendre soin de mon corps. En effet, les kilos filant, et la barbe naissante, cela ne m’aidait pas psychologiquement à continuer l’aventure.

Donc, je me suis rasé une semaine à l’avance. Et très sincèrement, je trouvais que ma peau était bien plus belle, plus lisse avec un beau teint et un visage plus rayonnant qu’à l’accoutumée. J’étais content d’aller au travail avec cette mine, même si physiquement le corps et la parole étaient au ralenti. Mes collègues se sont rapidement aperçu que quelque chose n’allait pas dans la façon de me mouvoir. Dans la discussion, c’était impressionnant d’observer un ajustement dans leur tonicité verbale et physique. Ils étaient plus dans l’écoute active. Cela me renvoyait à l’image d’être davantage à l’écoute des personnes plus âgées. Et lorsqu’on leur adresse la parole, c’est avec une très grande retenue, un plus grand respect, avec une voix plus douce et un ralentissement du débit des mots.

J’ai ressenti beaucoup d’empathie et de la bienveillance à mon égard. On essayait davantage de me comprendre que de me juger. Cela m’a fait plaisir. Au fil de la soirée, j’ai à nouveau observé un changement de mon état physique.

Sur la route du retour, je n’ai éprouvé aucune fatigue. Bien au contraire, j’étais bien éveillé avec une parfaite lucidité. Content du regain d’énergie, je demandais à mon épouse ce qu’elle pensait de mon visage. Elle me répondit texto et avec beaucoup de retenue: “Tu ressembles à un mort!”

Alors bien évidemment, je l’ai remercié pour son honnêteté. Mais je lui ai répondu que personnellement, je me trouvais bien pour le moment. La nuit a été agitée et je n’ai pas fermé l’œil de 2 h à 4 h 30 du matin. En fait, je n’avais pas sommeil du tout. J’étais tout simplement en forme. Mieux, ce sentiment d’oppression permanente sur la cage thoracique s’est estompé ainsi que les battements du cœur forts prononcés. Mon corps aurait-il compris qu’il n’aurait rien à manger et à boire ?

J’étais également excité de la journée du lendemain. Et si j’y arrivais ? Et comment l’annoncer à mon ami scientifique ?

Mardi 12 décembre 2017

En me levant, j’étais encore plus en forme que la veille au soir. Je trouvais un peu plus de timbre dans ma voix et je parlais enfin plus ou moins normalement. Mais toujours avec cette difficulté permanente de déglutition.

Par ailleurs, depuis dimanche, j’ai des glaires épaisses de couleur blanchâtre au fond de la gorge que je dois régulièrement expectorer. J’étais très actif tout au début de la matinée. Puis j’ai eu une chute de mon énergie. J’ai passé le reste de la matinée dans mon lit à me reposer. J’ai enfin compris que le jeûne était synonyme de repos. Et donc, je ne suis pas allé au travail ce jour.

Par contre, vers midi, j’avais à nouveau la pêche et j’ai enfourché mon vélo pour me rendre chez le coiffeur de mon garçon Marouane, à 5 km de la maison. J’étais fier de moi jusqu’au moment où je me suis regardé devant le miroir du salon de coiffure. Bizarrement, les propos de mon épouse « tu ressembles à un mort » ont fait écho en moi. J’étais triste de voir qu’effectivement je ne me trouvais plus du tout beau. Que je ressemblais davantage à un zombie sur pattes. Je pense que la coiffeuse qui me voyait pour la première fois était trop polie que pour me questionner. Habituellement, les coiffeurs sont bien plus loquaces. Finalement ma nouvelle coupe annuelle a remonté l’estime de moi. Et c’est toujours avec beaucoup d’énergie que je terminais cette après-midi.

Vers 16 h, je ressentais à nouveau une baisse de régime avec le besoin de me reposer. Cette fois, il me semble que j’ai réellement dormi une petite heure.

À 17 h, je prépare le souper des enfants et en même temps, je suis tout excité. Non pas à l’idée de boire ou manger. Mais plus tôt, à la venue de mon ami Bernard. En effet, je lui ai téléphoné ce jour et non avant. Car, je ne savais pas si j’allais arriver au terme de mon objectif. Ne sachant rien de mon expérience, je l’ai invité à partager à la maison un moment historique du haut de ses 50 ans. Seul impératif, il devait être à la maison vers 18 h 45. Mais pas après 19 h.

J’ai bien insisté sur l’expérience unique et que ça me ferait grandement plaisir de le partager avec lui. À l’heure prévue, Bernard arrive à la maison et ne se doute toujours rien. Il m’évoque quelques hypothèses comme l’abattage d’une de mes poules dans le plus grand respect animalier (halal), ou encore une circoncision (qui se pratique normalement à l’hôpital). Non vraiment, Bernard ne se doute de rien. Je lui dis: “Bernard, suis moi dans la salle de bain”. Naïvement, il me suit. Je sors une balance; je retire mes vêtements en ne gardant que mon slip et je lui demande de lire mon poids.

Tout d’abord, il est resté ébahi devant ce corps décharné pour laisser place ensuite à de fortes émotions. Ce moment de partage avec Bernard mais également avec mon voisin de 84 ans Jean, qui est comme un grand-père spirituel ont été immensément riche en émotions. Nous sommes restés un long moment à discuter des bienfaits du jeûne, de la suralimentation de notre société d’aujourd’hui. Je pense que cela a été vécu comme un moment marquant dans notre vie.

 5) La reprise alimentaire

Personnellement, je ne pouvais pas faire autrement que de rompre le jeûne qu’avec de l’eau de mer ramenée à l’isotonie[1]. Les premières gorgées restes inoubliables. Mes amis ont été étonnés que je ne me rue pas sur la nourriture. Curieusement, je n’avais pas spécialement faim. L’eau de mer me suffisait pour le moment. J’ai pris des petits morceaux de pamplemousse (le fruit à l’indice glycémique le plus bas), des quartiers de pommes, un avocat et quelques olives pour apporter du gras. Après une heure, le besoin de manger d’avantage de fruits se faisait ressentir. Et c’est avec beaucoup de délectation que je mettais dans mon palais de petits morceaux de mandarines ou d’oranges. Je fermais les yeux et mes sens étant davantage développés suite au jeûne, je m’émerveillais à chaque bouchée en contemplant la puissance du goût de l’aliment. Wouaw, Macha’Allah (Dieu l’a voulu)

Finalement, avant d’aller au lit vers 23 h, j’ai savouré pleinement : deux pamplemousses, un avocat, quelques olives et dattes, deux pommes, deux poires, trois clémentines, quatre petites oranges et un demi-concombre. Je n’étais absolument pas ballonné. J’ai simplement suivi mon instinct avec la discipline de ne pas en faire de trop. Vers minuit trente, je n’avais plus du tout sommeil et mon estomac était déjà quasi-vide. Plutôt que de tournoyer dans mon lit, j’ai préféré à nouveau me sustenter en rédigeant ce compte-rendu. L’heure avance et je n’ai pas sommeil du tout. Et pourtant, il est 5 h 17 du matin. 

6) Une note de synthèse

Très honnêtement, je pense que j’aurais pu encore tenir un jour de plus. Mais cela allait d’une part à l’encontre de mon objectif initial, et d’autre part, je n’aimais plus ce corps osseux. J’avais l’impression de ne plus être dans un corps habité. Les bienfaits au niveau corporel sont moins de douleur à mon hallux rigidus; une diminution du volume d’un kyste à l’avant du pied et le grain d’une peau de bébé. Et ce mercredi matin, après avoir passé une nuit blanche, je ressens une sensation de plénitude. Certainement due à une décharge d’hormone du bonheur. À nouveau, je tiens à préciser que cette expérience est vraiment personnelle et que je ne l’ai pas expérimentée pour qu’on fasse la même chose que moi. Le partage de ce ressenti est pour moi une opportunité de nous interroger sur les réels besoins nutritionnels de notre corps. Car, nous le savons trop bien que nous consommons plus que ce que le corps a besoin.

À travers ce long périple, je suis assez fier de moi. Fier, dans le sens où j’ai pu être à l’écoute de mon corps et de m’octroyer cette possibilité de rompre le jeûne à tout moment s’il s’avérait nécessaire pour ma santé. Donc, il me semble qu’en partant de ce principe d’être à l’écoute de son corps, nous entrons plus facilement dans une réflexion spirituelle. Une démarche volontaire menant à une régénérescence de nos organes et cellules. À titre indicatif, je pesais à la fin de mon jeûne 55,8 kg. Cela fait une perte de 7 kg avec environ, 1,6 kg/jour en moins.

 7) Mes remerciements

Mes remerciements vont tout d’abord à Dieu (Allah) qui m’a donné la force physique et mentale d’expérimenter ce jeune avec ou sans l’accomplissement de mon objectif. Ensuite, à ma tendre épouse Gaëlle et à mes enfants à qui j’ai dû faire vivre des moments de peur et d’interrogation. Merci à mon ami Léon qui m’a ouvert les yeux sur des pratiques naturelles insoupçonnées.

Merci à l’authenticité de Bernard qui m’a permis de mettre en œuvre le projet à court terme. Merci à la bienveillance de l’administrateur du site: « Les miracles de l’imagination ». Merci à toutes les personnes qui ont cru au projet sans porter de jugement. Personnellement, le jeûne est, et restera le premier médicament naturel. À l’instar de l’instinct animalier qui s’arrête de s’alimenter pour se soigner. Je vous souhaite à tous d’expérimenter un jour les bienfaits du jeûne et surtout de le vivre à votre rythme. Majid AMAR »

[1] Mejid parle du sérum de Quinton.

Pour aller plus loin dans l’expérience du jeûne sec, cliquer ici.

Vous trouverez ici un groupe de discussion sur le jeûne, l’hormèse et l’évolution.

Expérience d’un jeûne sec combiné

Voici le témoignage de Jean-Luc qui est en train de faire un jeûne.

 » Bonjour,
J’en suis a mon 13 jours de jeûne (dont les 3 premiers jours en jeûne sec). Hormis mes 9,1 kg de perdus (pesé le lundi 23) , voiçi les améliorations que j’ai constatées:
Vision améliorée
Corps plus tonique
Mes genoux me faisaient horriblement souffrir lorsque je m’accroupissais ; les douleurs ont quasiment disparu, je me baisse sans douleurs.
Je dors comme un bébé maintenant et d’un sommeil réparateur.
Je suis plus souple et mon équilibre c’est amélioré.
Mon ouille s’est affinée
Je suis d’un calme impérial, je maîtrise maintenant mes émotions, j’ai repris le contrôle de mon esprit.
J’avais une tendinite persistante, je ne parvenait pas a m’en débarrasser, elle a disparu après 6 jours de jeûne et sans aucun traitement, en vivant normalement (pas de repos forcé)
Je suis agréablement bluffé.

Jean-luc.« 

Bonjour Jean-Luc,
Félicitations pour votre jeûne ou pour les résultats que vous avez déjà obtenus.
Quand vous aurez décidé de rompre votre jeûne et que vous vous réalimenterez, je vous inviterais à bien veiller à vous réadapter pendant au moins la moitié du temps de votre jeûne. Ainsi, si vous avez jeûné 15 jours, il faudra que la réadapatation alimentaire dure au moins 8 jours liquide puis semi-liquides. Le but est de laisser au corps le temps de regénérer les enzymes digestives et de ne pas stresser le corps de façon supplémentaire.
Ce sont les conseils du Dr Youri Nikolaïev qui a fait jeûner plusieurs milliers de malades. Selon lui, c’est très important pour maintenir les bénéfices obtenus pendant le jeûne.
Merci pour votre témoignage…
Bon courage.
YC

Je viens de jeûner à sec 72 heures et j’aimerais aller jusqu’à 101 heures. Est-ce dangereux ?

Bonjour, dans une heure et trente minutes, mon corps et mon esprit auront enduré 72 heures de jeune sec. Je souhaiterais atteindre 101 heures de jeûne sec. Mais, je vous avoue que j’ai un peu peur car mon organisme est maintenant au ralentit. Ce qui me rassure c’est que je vais toujours uriner plusieurs fois par jour. Pourriez-vous m’indiquer les premiers signes annonciateurs d’un danger potentiel qui me ferait rompre le jeûne.

Merci pour vos réponses.

 

Mes félicitations pour vos 72 heures de jeûne sec que vous atteindrez dans une heure! Vous êtes fatigué, c’est normal puisque vous n’avez ni mangé, ni bu depuis 3 jours. Si vous voulez persister, il vous faut rester dans un endroit frais et au repos. Votre corps fonctionne sur ses réserves et puisent l’eau dont il a besoin dans vos cellules graisseuses. Le jeûne sec est un état de repos. Donc, ménagez-vous.

 À votre question de savoir si vous êtes en danger, je ne peux vous répondre comme cela, tout d’abord parce que je n’ai pas idée de  votre paramètres physiologiques et en plus parce que je ne suis pas médecin. Si vous n’avez pas de maladie cardiaque ou rénales, quelques jours de jeûne sec ne sont pas dangereux, à condition de respecter les prérogatives. Il faut comprendre que c’est le processus très efficace d’un point de vue thérapeutique, mais également très stressant pour l’organisme. Le stress est très bien pour l’organisme d’un point de vue hormétique, c’est-à-dire en procédant par étapes. Mais, il ne faut absolument pas chercher à se dépasser plus que de raison.

Mon opinion est qu’il faut éviter de battre les records. Votre corps a ses limites et elles ne peuvent qu’être repoussées qu’à travers un processus par étapes. Si je vous invitais à courir 40 km au marathon sans entrainement, vous trouverez l’idée ridicule et dangereuse. Vous trouverez plus logique de courir une dizaine de km par semaine et de progressivement augmenter la distance parcourue. C’est pareil avec le jeûne sec. À votre nom de famille, je suppose que vous êtes musulman, et donc que vous jeûnez probablement déjà à sec 30 jours chaque année lors du Ramadan. Néanmoins, il est nécessaire de ne pas vous pousser votre corps à des limites. En Russie, il y a des jeûneurs qui s’abstiennent d’eau et de nourriture pendant 10 jours ou plus, mais ils ont habitué leur corps à la déshydratation, et ce dernier s’est donc habitué et s’est modifié en conséquence. Ils en arrivent à ce niveau après plusieurs années.

Donc, à votre place, je romprais le jeûne et je jeûnerai à nouveau dans quelques semaines avec un nouvel objectif. Si vous ne vous semblez plus à l’aise comme vous le dites, suivez votre intuition, et rompez votre jeûne. La peur n’est pas un signe de faiblesse, elle vous rappelle vos limites.

Il y a également des signes que vous devez observer. Il s’agit notamment de votre niveau de déshydratation. Si vous produisez plus de salive, il faut immédiatement rompre le jeûne. Regardez si votre peau à toujours la même élasticité. Quand vous pincez la peau de votre main, elle doit revenir à son état initial. Sinon, vous êtes en déshydratation, et vous devez rompre votre jeûne. Autre chose, si vous sentez les battements de votre cœur, c’est que le stress est trop important, il vous faut donc rompre le jeûne.

Pour ce faire, prenez une bouteille d’eau fraîche de préférence d’1,5 l que vous boirez en deux heures. Il vous faut donc boire en petite quantité, pour laisser l’eau pénétrer vos cellules. De plus, il se peut que le simple fait de boire vous fasse mal, parce que votre gorge est asséchée. Donc, faites les choses de façon progressive.

Je suis en train de terminer mon livre sur le jeûne qui traite beaucoup du jeûne sec et j’écrirai des articles sur ce sujet quand le livre sera terminé. À  titre personnel, je n’ai jamais jeûné à sec plus de 98 heures. Après mon livre, je vais tenter un jeûne sec d’au moins 100 heures.