La réussite du jeûne sec prolongé : la montée alimentaire ?

Dans les écoles classiques de jeûne (hydrique ou modifié), il est très souvent recommandé de se soumettre à une descente alimentaire. De différentes méthodes, elle consiste essentiellement à réduire de manière progressive la quantité et la quantité des aliments les semaines qui précédent le jeûne. On supprime alors souvent les protéines animales, les graisses et termine par les légumes et les fruits.

Néanmoins, en plus de compliquer une processus déjà qui energivore, il n’est en rien prouvé que ce processus soit essentiel à un bon jeûne.  En effet, si on se réfère au milieu naturel, les animaux ne font pas de descente alimentaire pour leur jeûne saisonnier, excepté ceux qui vont entrer en hibernation. En effet, ils se doivent d’éliminer leur estomac de tout aliment en raison de l’arrêt de fonctionnement des enzymes digestives. S’ils ne le faisaient pas, les aliments pourriraient amenant ensuite à la mort de l’animal.

Parallèlement, les autres animaux font des montées alimentaires, c’est à dire qu’ils se gavent au maximum afin de faire le maximum de réserves pour la période de jeûne imposée (hivernation, préparation à la raréfication des ressources, migration, etc.).

Par exemple, les oiseaux migrateurs qui voyagent sans escale pendant plusieurs jours vont passer tout ce temps de trajet sans manger, ni boire, ni dormir. Pour cela, ils se gavent au possible, souvent jusqu’à doubler leur poids avant de s’envoler.

Comme le dit la chercheuse Melissa Mayntz :

« Alors que le temps de la migration approche, de nombreux oiseaux augmentent leur production de protéines métabolisant les graisses et leur tube digestif se gonfle afin de pouvoir plus facilement prendre du poids. Les oiseaux peuvent sembler trop manger lors d’une période appelée hyperphagie  et peuvent doubler leur poids avant de partir en migration, emmagasinant de la graisse qui deviendra le carburant pendant leur voyage ».

D’autant que l’exercice de vol est un véritable exercice d’endurance. Comme le dit le journaliste :

« Depuis que de nombreux oiseaux se révèlent être des supermarathoniens, les biologistes tentent d’expliquer de tels exploits. Prenez le Tour de France, qui représente probablement le test d’endurance humaine le plus intense. Chaque jour, les cyclistes gravissent et descendent des montagnes ; leur métabolisme s’accélère, jusqu’à cinq fois leur rythme au repos.

En comparaison, le ratio oscille entre 1 pour 8 et 1 pour 10 chez les barges rousses. Et point de gîte et de couvert à la fin de la journée : ces migrateurs continuent de voler la nuit, refusant de s’alimenter alors qu’ils voyagent à 65 km/h. »

Ainsi, lors de la pratique d’un jeûne sec prolongé, vous allez subir également un exercice intense. Il vous faut donc avoir des réserves. Pas besoin de doubler votre poids (vous ne pourriez pas en si peu de temps néanmoins), mais il n’est déraisonnable de s’alimenter largement en graisses et en protéines avant de commencer le jeûne.

En effet, en augmentant votre apport vous allez permettre à votre organisme de bénéficier d’une quantité importante de carburant immédiatement disponible pour l’autophagie qui interviendra 36 heures plus tard et le maintien des fonctions du métabolisme.

Si vous prenez du plasma de Quinton ou des suppléments alimentaires, il serait utile d’en prendre pendant les jours de montée alimentaire pour augmenter et diversifier l’apport en nutriments.

Le festin avant le jeûne - Crédit photo Shutterstock

Le festin avant le jeûne – Crédit photo Shutterstock

 

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Traitement efficace contre le cancer : une fièvre à 100 millions d’euros ?

Je viens de visionner un reportage très intéressant sur les traitements du cancer. Déchirant, il montre les limites des traitements classiques de radiothérapie, chimiothérapie en raison notamment de la vivacité des cellules cancéreuses qui mutent systématiquement et peuvent développer des résistances pour gagner finalement contre l’individu.

Ainsi, une stratégie nouvelle qui a montré des résultats exceptionnels est la stimulation du système immunitaire. Cette alternative est désormais sérieusement exploitée. Ainsi, la journaliste affirme :

« Cette idée que l’immunité joue un rôle capital, qu’elle est une clé dans le traitement du cancer n’est pas nouvelle. Elle avait été mise de côté au profit d’autres stratégies qui semblaient plus prometteuses. (…) L’idée qu’il faut réveiller, qu’il faut mobiliser l’immunité contre le cancer revient désormais sur le devant de la scène. »

En fait, l’émission aurait pu aller plus loin en traitant des travaux du Dr Wiliiam Coley qui créa au début du XXe siècle des sérums composés de toxines, quoique qu’imparfaits, afin de forcer le système immunitaire à se réveiller. Par cette méthode, il a guéri des centaines de cas de cancer.

Comme l’explique le professeur Didier Raoult dans le journal Le Point, une analyse du travail de Coley faite récemment, montre que ses résultats dans le traitement des sarcomes – une survie sans rechute de 50 % à 10 ans – étaient bien supérieurs à la performance que nous obtenons actuellement dans le traitement de ces sarcomes (38 %).

Ainsi, le reportage, réalisé en 2016,  nous apprend qu’un super complexe hospitalier, consacré au traitement par immunologie, est en train de voir le jour en Suisse. D’un coût de plus de 90 millions de francs suisses, il sera spécialisé dans le traitement par l’immunologie.

Le chef du service, le Dr George Koukos, spécialiste mondiale des thérapies cellulaires, explique comment marche le traitement par immunologie qui nécessite le prélèvement chez le patient cancéreux des cellules immunitaires et leur multiplication afin d’être rendus plus performants :

« Nous faisons des cellules bioniques, des super cellules. Elles viennent à la fin dans une solution blanche, un peu comme du lait, qui contient des centaines de milliards de lymphocytes qui peuvent être alors transfusés au patient. Alors, quelques heures plus tard, les patients développent une très grosse fièvre et sentent comme s’ils avaient la plus grosse infection de leur vie, la pire grippe de leur vie. Après trois jours, les patient récupèrent et au bout d’une semaine, il se sentent bien. »

Le Dr Koukos affirme encore que selon leurs observations, les lymphocytes dopés restent dans l’organisme jusqu’à 10 ans. Le patient rentre en rémission.

Autre chose très intéressante. Le reportage rappelle que ce traitement n’est pas adapté si le patient est trop affaibli et qu’il est nécessaire lors du traitement d’avoir les services intensifs à proximité.

Ainsi, comme dans le cas du jeûne sec, le processus n’est pas anodin, car l’organisme génère des processus très violents (fièvre). Pour cela, il faut encore une fois considérer que le corps a besoin de réserves pour répondre à ses besoins métaboliques et pour permettre de résister aux processus intenses que génèrent le jeûne sec prolongé.

Le Dr Filonov, spécialiste du jeûne sec, insiste que la spécificité du jeûne sec prolongé réside dans la génération de la fièvre thérapeutique qui stimule comme rien d’autre les défenses du système immunitaire. Ainsi, la fièvre permet de régénérer l’organisme comme le mythe du phénix renaît de ses cendres. J’ai d’ailleurs raconté récemment comment mon jeûne sec de 7 jours a provoqué une fièvre de deux jours qui m’a collé au lit.

Donc, 100 millions pour générer des fièvres de trois jours… Bref, ce que faisait Coley il y a un siècle, et ce que fait un jeûne sec prolongé réalisé correctement… LOL !!!!

Ainsi, un système immunitaire est de la prime importance pour rester en santé. Il est nécessaire de le renforcer afin qu’il puisse exercer ses fonctions. Qu’il sur-réagisse à un élément ou aliment normal n’est pas sain. Comme le rappelait le comique américain George Carlin : « Si votre système n’arrive pas à gérer les germes ordinaires, qu’allez-vous faire quand un super virus qui transforme les organes vitaux en m*rde liquide viendra ?

A méditer…

Je rappelle :

  • qu’il est conseillé de se faire superviser ou conseiller dans le cas d’un jeûne sec long, de bien se préparer et bien prendre connaissance des contre-indications.
  • qu’un corps dénutri ne doit pas jeûner ni en hydrique ni en sec. Préférez des jeûnes modifiés.

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Etude scientifique : les bénéfices physiologiques du jeûne sec

Désert du Kalahari, Namibie. Crédit Shutterstock

Le jeûne sec qui consiste à ni manger ni boire est de plus en plus pratiqué. Malgré les réserves et les avertissements des autorités médicales, il est de plus en plus en vogue en Occident.

D’un point de vue historique son usage thérapeutique et religieux remonte au moins au moins aux premiers chrétiens autour du premier siècle après J.-C. Ainsi, on retrouve encore la pratique du jeûne prolongé pratiqué principalement chez certains chrétiens orthodoxes de Grèce et de Russie. Il est aussi très utilisé dans un contexte uniquement religieux et journalier chez les musulmans (ramadan) et dans diverses religions d’Asie. Les animaux sont aussi de très grands pratiquants du jeûne sec.

A la faveur d’internet qui permet une diffusion de l’information et depuis la validation du jeûne prolongé par le Pr Valter Longo, sa pratique a pris un essor certain. Considéré comme plus efficace par les jeûneurs eux-mêmes, il semble faire des miracles en un temps record : perte de poids, rajeunissement, inversion du cours des infections, guérisons etc.

Si en Occident les études sont rares, celle qui sert de référence date de 2013 et a montré que le caractère « sans danger » du jeûne sec. Réalisée sur 10 personnes âgées de 19 à 66 ans apparemment en bonne santé, elle s’est révélée sûre, a diminué le poids et toutes les circonférences mesurées et a amélioré considérablement la fonction rénale des participants.

Une nouvelle étude, réalisée également par la même équipe vient de livrer ses résultats. Intitulée Dry Fasting Physiology: Responses to Hypovolemia and Hypertonicity elle est allée plus loin que la première.

Objectif : Le but de cette étude était de fournir un aperçu plus approfondi de la physiologie du jeûne sec (JS).

Conception : Dix participants (3 hommes et 7 femmes de 30 à 65 ans) ont exécuté un JS pendant 5 jours consécutifs.

Tous les participants suivaient leurs tâches quotidiennes à un niveau modéré. Les jours 2 et 3, 5 d’entre eux ont montré des signes de fatigue, 1 nausée, 5 maux de tête et 2 douleurs musculaires. Les jours 1 à 5, 3 d’entre eux se plaignaient de douleurs musculaires, de faiblesse, alors que les jours 4 et 5, tous les participants ont mentionné une légère sensation de soif et un désir de fruits frais, aigres, juteux et sucrés.

Méthodes : les paramètres suivants ont été contrôlés quotidiennement : cortisol, aldostérone, protéine C-réactive à haute sensibilité (CRP), érythropoïétine, albumine, acide urique et vitamine C dans le sérum; vasopressine (ADH), hormone adrénocorticotrope (ACTH), rénine, angiotensine II et capacité antioxydante totale (TAC) dans le plasma ; hématocrite et érythrocytes dans le sang total; osmolalité, noradrénaline, dopamine, adrénaline, Na + et K + dans l’urine de 24 h ; tour de taille et poids corporel, urinaire et des selles.

Résultats : les paramètres suivants ont augmenté : ADH (60 ± 11%), ACTH (176 ± 34%), cortisol (495 ± 75%), osmolalité urinaire (20 ± 4%), CRP (167 ± 77%), rénine ( 315 ± 63%), angiotensine II (74 ± 21%), aldostérone (61 ± 21%), TAC (80,4 ± 17%), acide urique (103 ± 19%), albumine (18,4 ± 2,4%), érythrocytes ( 13,4 ± 2,2%), l’hématocrite (11 ± 1,8%) et l’excrétion de noradrénaline (40,3 ± 10%) et de dopamine (17 ± 5%).

Les paramètres suivants ont diminué : tour de taille (8,20 ± 0,61 cm), poids corporel (7,010 ± 0,3 kg), érythropoïétine (65 ± 18%) et excrétion d’adrénaline (38 ± 4%) et de Na + (60 ± 16%).

L’excrétion de K + est restée inchangée.

La vitamine C a diminué, montrant une demi-vie de 4,8 ± 0,7 jours. Les pourcentages de perte de poids étaient les suivants : urine (52,2 ± 3,7%), perte insensible en eau (32,2 ± 1,4%), selles (5 ± 0,3%) et gaz respiratoires, c.-à-d. CO2 expiré – O2 incorporé (10,6 ± 5,4 %).

Malgré les observations des valeurs élevées d’acide urique, aucun des participants n’a développé de signes de goutte. Au lieu de cela, toutes les douleurs de la colonne vertébrale et des articulations progressivement disparu.

Au cours des jours 0 à 5 et 8, tous ont démontré une stabilité hémodynamique avec des valeurs sûres de pression artérielle, fréquence cardiaque, saturation en oxygène de l’hémoglobine et sérum Na +, K +, Cl–, urée, créatinine, glucose et osmolalité. Les graphiques et valeurs p respectifs n’étaient pas inclus ici car ils étaient presque identiques à ceux observé dans notre étude précédente. Jusqu’en octobre 2018, les valeurs de tous les paramètres critiques sont restées exactement au niveau pré jeûne sec.

 

Crédit Shutterstock

L’analyse du rapport des composants de perte de poids en combinaison avec les changements somatométriques, peuvent conduire au développement d’une nouvelle étiologie, prévention et concepts dans le traitement de l’obésité.

Conclusion : les mécanismes sous-jacents à la compensation de l’hypertonicité et de l’hypovolémie et l’analyse du rapport des composantes de perte de poids ont été présentés. Le JS a démontré des effets antioxydants, anti-ischémiques, immunostimulants, anti-œdémateux et anti-inflammatoires à court terme. Les résultats peuvent avoir un impact sur le développement de nouveaux concepts pour le traitement de l’œdème, de l’obésité et des maladies inflammatoires et ischémiques.

Même compensée, l’hypovolémie, l’hypertonie et la diminution de la vitamine C limitent le temps d’application de cette méthode à quelques jours. Par conséquent, il ne peut avoir qu’un effet à court terme, tandis que la surveillance médicale devient obligatoire.

De plus, les mécanismes de compensation nécessitent évidemment une fonction endocrine et rénale intacte. Ainsi, les personnes souffrant d’insuffisance hypophysaire, surrénalienne ou rénale ne doit pas jeûner à sec plusieurs jours.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour compléter le profil endocrinien du jeûne sec, l’enregistrement d’autres effets secondaires possibles, la description de son spectre thérapeutique complet et la préparation de nouvelles approches métaboliques pour un jeûne sec de longue durée, permettant des effets à long terme.

Mes remarques sur cette étude :

Il s’agit d’un jeûne sec de 5 jours. Bien que reconnaissant des effets à immédiats avec de ce type de jeûne, l’étude conclut qu’il est nécessaire d’allonger le jeûne ou de le réitérer l’opération pour les pérénniser. Une conclusion déjà faite par le Dr Serguei Filonov qui considère pour qu’un jeûne sec soit thérapeutique, il est nécessaire qu’il soit de 5 jours minimum et doit être réitéré. Ainsi Filonov impose dans sa pratique médicale au minimum deux jeûnes secs de 7 jours minimum avec réalimentation entre les deux.

Comme dans la première étude, les chercheurs ne rapportent pas de difficulté particulière pour les jeûneurs pour aller jusqu’aux 5 jours. Sur mon groupe Facebook comme d’autres, on observe que certains ont beaucoup de mal en revanche. Mon opinion, comme celle de Cole Robinson qui gère le groupe Snake diet Motivation est que les organismes dénutris ne doivent pas jeûner à sec.  Si votre alimentation ne satisfait pas les besoins de votre organisme en quantité et qualité, il se peut que votre organisme refuse inconsciemment le jeûne.

Le niveau de potassium (K+) n’a pas bougé en 5 jours. Ce qui est à mon avis important, car on nous vend de plus en plus aux jeûneurs la prétendue importance de boire des électrolytes en raison du syndrome de rénutrition inapproprié ou des problèmes d’hyerkalémie. Doit-on alors vraiment prendre des électrolytes si on ne fait pas d’exercices physiques ou si on ne ressent pas de fatigue excessive  ? Cette question doit être creusée.

Vous trouverez l’évolution des paramètres des jeûneurs de l’étude ici.

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Rupture de jeûne sec à 168 heures, soit 7 jours

Aujourd’hui j’ai rompu mon jeûne sec aujourd’hui à 168 heures, soit 7 jours complets.

La raison principale de la rupture de jeûne est que je rencontre des amis ce soir et que ma bouche avait un fort goût d’amertume qui ne m’était plus supportable. Je n’ai aucune connaissance du poids que j’ai perdu puisque que je ne possède pas de balance.

Je suis très satisfaite de moi, car mon jeûne le plus long était de 6 jours. Je me suis réalimentée avec du foie, du beurre crû et un oeuf bio. Je n’avais pas de place pour la mangue. Je suis très étonnée de mon haut niveau d’énergie ; je pense que j’aurais pu tenir deux jours supplémentaires.

Beaucoup de mes ressentis sont totalement indescriptibles. Mais, le plus surprenant était le changement du contenu de mes rêves et leur clarté inhabituelle. Travaillant depuis plus de 20 ans sur l’incubation des rêves (lucides, solutionneurs de problèmes ou prémonitoires, etc.), j’ai reçu ces trois derniers jours des songes spontanées très vivants et précis comme quand je suis en état de méditation alors que je n’ai pas du tout médité en raison de mon agitation nocturne résultant de la production importante d’hormone de croissance.

Ainsi, j’ai très envie de réitérer l’expérience pour explorer au mieux l’aspect spirituel. La seule chose que j’ai pu percevoir consciemment est un « moment d’éternité » hier soir quand je me baladais dans Paris. Impossible de décrire les choses autrement. J’ai alors bien compris pourquoi le jeûne sec est celui du mystique, des cultes de mystères ou encore du guerrier tellement il permet de créer dans l’esprit une nouvelle perception de la Réalité.

La fièvre thérapeutique

Il me semble que bien que le jeûne sec soit de plus en plus pratiqué en occident, un élément essentiel et spécifique à cette thérapie a été totalement loupé. Je n’ai jamais lu ou vu ni dans les blogs, ni dans les vidéos en français ou anglais ce sujet traité. Or, le Dr Serguei Filonov insiste sur la nécessité que le jeûne provoque une fièvre pour que la maladie soit efficacement eradiquée. Alors que l’hyperthermie augmente, la déshydratation relative passe à un niveau supérieur générant une fièvre chez le jeûneur, exactement comme s’il souffrait d’une bonne grippe. En 36 heures environ, la fièvre disparaît et avec elle la maladie ou est considérablement affaiblie. Pourquoi ce phénomène n’est-il jamais relevé ?

Je pense que la raison est que le jeûne sec pratiqué est souvent un jeûne sec doux, où le contact avec l’eau est favorisé. Par exemple, Gavin McGowen, qui est l’un des premiers à avoir adopter le jeûne sec prolongé propose pour allonger le jeûne sec et supporter la chaleur intense de prendre un bain où ont été versés des glaçons pendant 10-20 minutes une à trois fois par jour. Il est vrai que cela soulage totalement de la chaleur étouffante, mais empêche toute émergence de fièvre.

Néanmoins, mon propre jeûne a vu l’émergence de la fièvre au 2e jour de jeûne au lieu du 7e où ce phénomène est en général observé. Je l’explique par le fait qu’il s’agissait en fait de mon deuxième jeûne sec prolongé en moins de 15 jours. Alors que mon corps fumait par tous les pores de ma peau, en fin de soirée, je me suis mise à ressentir des frissons, à avoir très froid et très chaud. J’avais très mal au dos et aux reins ; processus tout à fait normal dans ce contexte.

Toute mon énergie m’avait quitté. Tout le carburant de mon organisme semblait être dirigé dans l’action d’un dragon intérieur qui avait pris le contrôle… Ce processus a duré environ 40 heures. Avec le départ de la fièvre, toute douleur avait également disparu et mes forces sont revenues progressivement.

Que se passe-t-il lors d’une fièvre ? 

Selon cet article que je traduis, un agent infectieux (bactérie, virus, etc.) est englouti par les macrophages de votre système immunitaire. Une série de réactions chimiques se manifestent pour faire baisser le thermostat de votre corps. Le corps perçoit sa température normale comme étant trop basse et commence à générer plus de chaleur en frissonnant et en la conservant en resserrant les vaisseaux sanguins, ce qui limite le flux sanguin vers la peau et en arrêtant le mécanisme de sudation. D’où les frissons.

Le système immunitaire libère dans le même temps des produits chimiques qui provoquent le sommeil pour aider à préserver l’énergie pour lutter contre les germes infectieux. Dans le même temps, des produits chimiques sont libérés qui favorisent la dégradation des tissus musculaires, ce qui augmente l’apport en acides aminés du corps, qui sont les matières premières qu’il utilise pour la défense, la réparation et l’énergie. C’est pourquoi les douleurs musculaires sont fréquentes avec les fièvres et les frissons. Un excès d’acides aminés supprime également l’appétit. Ceci est important car le système digestif s’arrête lorsque la température dépasse 37.5°C.

Si de la nourriture est consommée pendant une fièvre, elle mettra le système à rude épreuve en n’étant pas correctement digéré, et augmentera la charge toxique du corps, inhibant sa capacité à faire face à la cause de la fièvre. Lorsque la température corporelle est élevée, la production de globules blancs, la motilité et la capacité de tuer sont améliorées, et la production d’anticorps est augmentée jusqu’à 20 fois. Alors que la fièvre fait monter les défenses de l’organisme, elle fournit également un environnement inhospitalier aux germes.

Ainsi la fièvre permet par son passage de régénérer l’organisme comme le phénix renaît de ses cendres dans les mythes.

 

 

Parménide, 500 ans avant J.C : « Donne-moi une fièvre et je te guérirai toute maladie ».

La fièvre est un processus thérapeutique connu depuis au moins l’Egypte antique. L’histoire de la médecine montre que depuis des milliers d’années les médecins ausssi fameux qu’Imothep ou Galien se sont efforcés à générer la fièvre chez les patients afin de stimuler les défenses immunitaires de l’organisme. Les méthodes allaient des bains de sable chaud, à des bains chauds ou encore à l’utilisation de pathologies telle que la malaria dans le traitement.

Plus récemment, au XXe siècle le Dr William Coley a guéri des centaines de patients du cancer par sa technique (imparfaite) d’injections de toxines dans le but de générer une fièvre. Qauant au Dr Julius Wagner-Jauregg, il a reçu le prix Nobel en 1927 pour sa méthode de guérison de la syphilis par le paludisme.

En outre, la médecine reconnaît désormais que la guérisons spontanée de cancer, phénomène nié pendant des siècles, est une réalité. Ainsi, un article du journal Le Monde rappelle qu’une fièvre est souvent à l’origine de ses rémissions :

« Une infection et/ou une fièvre peut donc être associée dans de très rares cas à la régression spontanée d’un cancer. Il est en effet possible qu’un état infectieux sévère induise la production au niveau local de cytokines (protéines impliquées dans la communication entre cellules de l’immunité) et/ou l’activation de la réponse immunitaire anti-tumorale.
 »

Désormais, nombre de médecins aux Etats-Unis considère qu’il ne faut plus tenter de faire tomber la fièvre, mais la laisser suivre son cours s’il n’arrive pas 40°C. Mais, il faut reconnaître qu’une majorité de médecins s’opposent à cette idée.

Voilà pourquoi le jeûne sec est une thérapie considérablement plus efficace que le jeûne hydrique. Dans un corps nourri correctement, il n’y a pas de déshydratation dangereuse, car le corps génére ses propres réserves en eau.

Mon expérience personnelle en jeûne sec étant de trois ans, j’ai donc à la faveur de jeûnes multiples habitué mon corps à cette épreuve.

Je rappelle :

  • qu’il est conseillé de se faire superviser ou conseiller dans le cas d’un jeûne sec long, de bien se préparer et bien prendre connaissance des contre-indications.
  • qu’un corps dénutri ne doit pas jeûner ni en hydrique ni en sec. Préférez des jeûnes modifiés.

Pour traiter du jeûne sur Facebook et d’alimentation sans idéologie aller ici. Pour en savoir plus sur le pouvoir du jeûne allez ici.

The History of Fever Therapy in the Treatment of Disease https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1933808/pdf/bullnyacadmed00550-0069.pdf

Fever, Pyrogens and Cancer https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK6084/

Curative power of fever https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(01)06374-7/fulltext

Fever: suppress or let it ride? https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4703655/

Le jeûne thérapeutique : les preuves de son efficacité

Crédit Shutterstock

Depuis que j’ai écrit le mon livre sur le jeûne thérapeutique Le pouvoir du jeûne, j’ai à travers mon groupe Facebook et mon blog eu reçu de nombreux témoignages d’individus qui ont jeûné pour tenter de guérir de leurs problèmes de santé.

Il est certain que la grande majorité du corps médical français ne reconnaît pas le jeûne comme thérapie. Elle l’estime inutile, au pire dangereux. Au contraire, nombre d’études scientifiques, principalement américaines mais pas seulement, montrent que l’arrêt de la nourriture pendant plusieurs déclenchent des processus thérapeutiques : cétose, autophagie, apoptose. De plus en plus de médecins aux Etats-Unis reconnaissent l’aspect extraordinairement thérapeutique du jeûne hydrique et sec. Ainsi, le Dr Mindy qui sur sa chaîne conseille désormais le jeûne pour ses patients. Elle relate plusieurs cas de guérisons auto-immune par des petits cycles de jeûne.

Ainsi, nombre de membres du groupe se sont mis à jeûner et ont rapporté des guérisons, des rémissions :

  • Allergies au pollen et acariens
  • Amaigrissement de 40 kg en quelques mois suite à des cycles de jeûne +alimentation cétogène
  • Calcification osseuse de plusieurs centimètres à l’épaule gauche est partie après 17 jours de jeûne hydrique.
  • Cicatrices chéloides
  • Eczéma
  • Dépendance au sucre
  • Diabète 2
  • Gonflement des jambes en avion
  • Gangrène qui nécessitait une amputation
  • Hypertension
  • Hypertonie cricco-pharingien
  • Infection aigue du pied qui nécessitait une amputation immédiate
  • Infection chronique autour d’un ongle
  • Infection chronique des glandes salivaires
  • Lipome à la fesse, d’abord enlevé par chirurgie, mais qui a repoussé. Après plusieurs jeûnes secs en 2018, il a bien diminué.
  • Lupus suite à un jeûne de 40 jours
  • Maladie de Crohn (modérée), plus de symptômes suites à des jeûnes répétés et une diète cétogène
  • Maladie de Raynaud
  • Migraines chroniques disparues après 2 jeûnes secs de 4 jours chacun
  • Myopie de 25 ans grandement améliorée à la suite d’une pratique régulière du jeûne
  • Parodontite locale suite à un jeûne sec de 35 heures…
  • Paralysie
  • Reflux gastro-œsophagien (RGO)
  • Spondylarthrose (douleurs) + rémission ?
  • Urticaire
  • Vergetures (diminution)
  • Vitiligo

Il me faut ajouter que le jeûne n’est efficace que s’il est accompagné d’une alimentation nourrissante. En effet, l’organisme se sert des réserves qualitatives et quantitatives pour son fonctionnement et pour actionner les processus de nettoyage et de guérison.
Depuis le début de l’ouverture de mon groupe, je ne cesse de rappeler aux membres qu’il est essentiel d’associer le jeûne, processus catabolique (destruction des cellules) à une alimentation  qui optimise une anabolisme (reconstruction des cellules et des tissus) qui fournit à l’organisme des bonnes graisses et de bonnes protéines. Mon insistance a provoqué parfois de vives réactions de membres qui ont fait le choix d’une alimentation très restrictive. Malheureusement, la pratique du jeûne pour un organisme dénutri peut être fatal, comme le montre le cas du chiropracteur américain Robert Lockhart.

 

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Pour traiter du jeûne sur Facebook et d’alimentation sans idéologie aller ici. Pour en savoir plus sur le pouvoir du jeûne allez ici.

Anti-Oxidant and Anti-Inflammatory Activity of Ketogenic Diet: New Perspectives for Neuroprotection in Alzheimer’s Disease https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5981249/

Ketone bodies, potential therapeutic uses. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11569918

Autophagy: cellular and molecular mechanisms. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20225336

Autophagy fights disease through cellular self-digestion https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2670399/pdf/nihms101429.pdf

 

 

 

 

 

Le secret du jeûne sec ne réside-t-il pas dans les réserves ?

Crédit : MikeGoad / Pixabay

 

Jeûner à sec est difficile apparemment. Nombre de membres de mon groupe s’essaient régulièrement, mais ont du mal souvent à dépasser les 36 heures, seuil où le corps commence à se nourrir de lui-même. Je me suis alors demandé s’il existait de méthodes différentes pour faciliter le maintien en jeûne sec.

J’ai alors découvert le groupe de Snake diet de Cole Robinson et j’ai été étonnée de savoir à quel point il avait de la facilité de faire jeûner des personnes en état d’obésité morbide : des gens qui avaient 50, 100 kg de trop. Sa méthode consiste en gros à les motiver en leur criant dessus : « Hey fatty » (hé, le gros !) et leur répéter à satiété que pour jeûner la seule chose à faire était de s’arrêter de manger. C’est tout. Pas de descente, pas de jus, rien… : « 1, 2,3 partez ». Selon Robinson, il suffit de se forcer à atteindre les 48 heures[1], et après on entre en rythme de croisière ou presque….

La méthode de Robinson est le contraire de ce que trouve traditionnellement dans les écoles de jeûne qui insistent sur des semaines de descente alimentaire, que ce soit en hydrique ou en sec. Par exemple, même le Dr Filonov, spécialiste du jeûne sec, qui refuse les descentes alimentaires, insiste sur une préparation de trois mois au jeûne sec en s’imposant des petits jeûnes dont on augmente progressivement la durée.

Cole Robinson : « 1, 2,3 partez ! »

Mais le retour d’expérience de Cole Robinson montre que jeûner à sec est moins compliqué qu’il n’y parait :  « 1, 2,3 partez ! ». Nombre de jeûneurs, une fois qu’ils ont dépassé les 48 heures, réitèrent avec facilité les périodes d’abstinence en eau et en nourriture : jeûne sec + réalimentation, jeûne sec + réalimentation, etc. Alors la perte de poids se mesure à raison de plusieurs kilos par semaine sans fatigue ni problème aucun.

Ma propre expérience, qui est basée sur mon ressenti, est de me nourrir abondement pendant quelques jours avant l’entrée en jeûne sec. Je n’ai jamais senti le besoin de faire de descente alimentaire. Pareillement, une fois que j’ai dépassé les 36 heures, je peux rester dans un état de jeûne sec sans problème pendant plusieurs jours[2]. Cette méthode est celle que suivent les oiseaux migrateurs qui se gavent avant d’entamer un jeûne sec de plusieurs jours. Comme le signale l’article du journal Le Figaro :

En 1976, le biologiste Robert Gill Jr. s’est rendu sur la côte sud de l’Alaska afin d’étudier les oiseaux qui s’apprêtaient à migrer pour l’hiver. Une des espèces l’a laissé particulièrement perplexe : les barges rousses. Elles étaient trop grosses.

« On aurait dit des ballons volants », se souvient-il. 

À l’époque, les ornithologues savaient que ces échassiers passaient l’hiver dans des endroits comme la Nouvelle- Zélande et l’Australie. Selon leurs estimations, ces migrateurs devaient, pour arriver jusque-là, procéder à une série de vols à travers l’Asie, s’arrêtant de temps à autre pour se reposer et manger. Contrairement aux oiseaux de mer, ils ne peuvent plonger dans les océans pour trouver de la nourriture. M. Gill a cependant observé qu’en Alaska, les barges rousses font bombance de palourdes et de vers, comme si elles se préparaient pour une longue période de jeûne

Ainsi, je suis de plus en plus convaincue que l’une des conditions pour réussir à jeûner à sec est d’avoir un minimum de réserves, ou d’en faire quelques jours avant l’épreuve. Si vous avez du mal à vous maintenir en jeûne sec, réitérez alors le processus en vous alimentant de manière abondante quelques jours avant de vous abstenir. Je serais ravie d’avoir vos retours.

Pour traiter du jeûne sur Facebook et d’alimentation sans idéologie aller ici. Pour en savoir plus sur le pouvoir du jeûne allez ici.

[1]  A partir de 36 heures environ de jeûne sec, le corps entre en cétose et se nourrit de lui-même. La faim et ses symptômes disparaissent.

[2] Je conseille néanmoins de boire en entrée de jeûne sec un verre d’eau chaude mélangé à du bi6 carbonate alimentaire pour pallier l’acidité.

Maigrir par le jeûne, ça marche

Une des membres de mon groupe a 30 kg à perdre. Ainsi, elle a récemment fait un jeûne sec de 5 jours et a perdu 6,4 kg. Malheureusement, elle nous a ensuite relaté qu’après quelques jours de réalimentation, elle en a récupéré 4. Sa réalimentation a consisté en des protéines, des graisses, mais aussi des glucides et quelques carrés de chocolat.

Plusieurs membres lui ont alors dit que le jeûne n’était pas efficace pour maigrir : l’éternel retour des aquoibonnistes. Or on sait désormais que le jeûne est probablement la SEULE option efficace pour maigrir. En effet, nombre d’études ont montré que les régimes dit hypocaloriques ne sont pas efficaces. Ce dogme qui affirme depuis plus de 50 ans qu’il faille réduire l’apport calorique n’est pas confirmé dans la réalité sur le long terme : ne pas manger à sa faim n’apporte que frustration, finit par faire dysfonctionner le métabolisme et en quelques mois on reprend inéluctablement des kilos.

On nous répète alors qu’il faut manger équilibrer, sans expliquer ce que cela veut dire : 30 % de glucides, 30 % de lipides, 30 % de protéines ?

Or, on sait désormais que l’obésité est une conséquence et non pas la cause d’un problème hormonal, à savoir, souvent, un problème de résistance à l’insuline. De ce fait, pour maigrir, il suffit de rendre son organisme à nouveau sensible à cette hormone.

Le jeûne total hydrique, sec ou le jeûne intermittent apparaissent alors comme les meilleures options, mais doivent être poursuivis par un jeûne intermittent pour resensibiliser l’organisme à l’insuline. Donc les options principales sont :

  • Jeûne hydrique ou sec + jeûne intermittent (JI) pendant plusieurs mois et ensuite réintroduction progressive des glucides.
  • Jeûne intermittent associé à une diète cétogène

Voici un exemple d’Alyson Cee qui faisait partie d’un groupe consacré au jeûne sec. Elle a perdu plus de 30 kg en deux mois en s’imposant des cycles de jeûne sec et des réalimentations en cétogène. Ce n’est pas un mythe, nous étions dans le même groupe de jeûne sec, je l’ai vu évoluer.

 

Alyson Cee de janvier 2016 à juin 2018

Plus vous jeûnez régulièrement, plus votre corps se resensibilise à l’insuline, plus la perte de poids s’accélère. Comme dans la guérison par le jeûne, il est nécessaire de s’imposer plusieurs cycles de jeûne prolongés pour voir des résultats notables.

Si vous voulez des sources d’inspiration, allez sur le site Facebook de Cole Robinson qui fait jeûner à sec ou à la diète de serpent des centaines d’obèses avec succès. Le jeûne sec est très efficace, mais vous n’aurez pas des résultats probants du jour au lendemain. Il est normal que vous vous imposiez un peu de discipline.

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Bon courage.

 

 

Jeûne sec & Snake diet : 3 cas de guérison d’eczéma

Je présente encore des cas de l’efficacité incomparable du jeûne sec. Après le cas de l’inversement du cours d’une infection qui menaçait d’amputation un pied diabétique, voici trois cas de guérison d’eczémas sévères.

Le premier cas est celui de Christie qui témoigne en juin 2017 sur la chaine YoutTube de Cole Robinson, Snake diet. Après la naissance de son 4e enfant, elle a remarqué quelques irritations sur un doigt. Au fil des semaines, les plaies grandissaient en taille. La douleur devait chaque jour de plus en plus forte au point où Christie n’arrivait plus à dormir. Les médecins ont tout essayé des antibiotiques aux injections de stéroïdes, rien n’arrêtait le développement des ulcères cutanés. Pendant ces 15 mois, elle essayé également l’homéopathie et tous les traitements alternatifs, sans succès. La douleur était tellement insoutenable qu’elle mettait ses mains dans un bain d’eau de javel pour un soulagement temporaire. Elle était entrée en profonde dépression.

Fin mai, un ami l’inscrit sur le groupe Facebook de Cole Robinson parce qu’il pense que le jeûne sec permet de diminuer les inflammations. Elle s’entretient avec Cole qui l’encourage à se soumettre à une Snake diet[1].

Le premier jour de jeûne sec, la douleur augmente encore au point où elle se prépare à renoncer et retourner aux urgences. Mais, se dit-elle, pour avoir les mêmes médicaments (antibiotiques, injections et crème) inefficaces. Elle décide de persister. Les cloques étaient pleines de pus, saignaient et s’étendaient jusqu’au haut de son poignet. Mais, cette nuit fut la première depuis longtemps où elle n’avait pas été réveillée par les brûlures de sa main.

Au bout de 24 heures, les cloques avaient considérablement diminué.

Le troisième jour, elle contacte Cole pour lui dire que le jeûne marche. Elle se met à prendre des photos de sa main.

Le quatrième et les jours suivants, les plaines continuent à diminuer à vue d’œil.

Quand elle donne son témoignage le 15 juin, elle est à son 9e jour de jeûne sec / Snake diet.

Le second témoignage est celui d’Ashley M Hannivan.  Voici celle dit sur sa condition :

« Jeûner guérit mon eczéma !

Je lutte contre cet eczéma des mains depuis des mois! Il est irritant et douloureux presque au point insupportable! J’ai essayé une tonne de crèmes différentes qui n’ont rien donné. J’ai commencé la Snake Diet le 23 octobre 2017 et ma main a commencé immédiatement à guérir! C’est incroyable, la sensation de brûlure et les démangeaisons ont disparu et l’eczéma commence à s’estomper !!! Les images sont la preuve, regardez déjà la différence ! »

Le dernier cas est celui d’Ilari Pekkala. Témoignant également sur le Facebook de Cole Robinson, il raconte :

« Hallucinant, parce que je suis NÉ avec cette maladie de peau appelée dermatite séborrhéique[2], une forme d’eczéma chronique. La photo de gauche est celle du pire où la maladie est vraiment insupportable, démange considérablement et desquame la peau. Le soulagement de ne pas avoir ce problème de peau est tout simplement énorme ! Ce problème venait et partait par cycles et quand je ne l’avais pas pendant une semaine, j’étais heureux. Maintenant ma peau est nickel depuis un mois, il n’y a aucune comparaison possible avec tout ce que j’ai déjà essayé.

J’ai commencé avec un jeûne Snake Diet pendant 48h, puis j’ai fait 48h supplémentaires et un autre de 72h, puis j’ai fait un jeûne sec de 48h. Je n’étais pas capable de garder de très bons niveaux d’énergie mais ce n’était pas horrible non plus. En cas de manque de motivation pour continuer à expérimenter avec Snake Diet, tout ce que j’ai à faire maintenant, c’est de regarder mon visage avant et après.

[1] La Snake diet consiste à minimum 48 heures de jeûne sec que l’on poursuit enuiste avec une boisson de sels minéraux pour garder une maximum d’énergie.

[2] La dermite séborrhéique est une dermatose inflammatoire cutanée fréquente (observée dans 3 % à 5 % de la population) se présentant sous la forme de plaques rouges, recouvertes de squames grasses et jaunâtres, plus ou moins prurigineuses, prédominant dans les zones riches en glandes sébacées, les zones séborrhéiques.

Vous trouverez le résumé de l’étude originale sur le jeûne sec allez ici. Pour traiter du jeûne sur Facebook aller ici. Pour en savoir plus sur le pouvoir du jeûne allez ici.

Le jeûne sec est-il la plus puissante de toutes therapies ?

Le jeûne sec est probablement l’une des thérapies les plus anciennes connues par les civilisations. Pratiquée principalement en Asie, sa pratique se répand en occident à la faveur d’internet. Pratiqué avec intelligence et dans le respect des lois et des besoins de l’organisme, il est une force thérapeutique certaine dans la guérison, le rajeunissement littéral et le renforcement du corps. Pratiqué sans connaissance réelle, il peut épuiser l’organisme et créer des problèmes irréversibles. Dans mon livre Le pouvoir du jeûne, je donne de nombreux exemples de guérison par le jeûne hydrique et sec.

Cependant, une autre exemple de guérison, vient d’attirer mon attention. Partagé par un internaute, Jeffrey Balthrop sur un groupe américain consacré au jeûne sec et à la diète de serpent, il est encore un exemple de la puissance de cette thérapie.

 

Evolution du pied en 138 heures de jeûne sec

Crédit : Jeffrey Balthrop, autorisation

 

Voici son histoire :

« Jeûner pour que mon pied ne soit pas coupé en petits morceaux.

Résultats d’un jeûne sec de 7 jours : mon pied guérit comme un fou et j’ai perdu 15 kg.

Bonjour, je m’appelle Jeffrey. J’ai 49 ans. J’ai été admis à l’hôpital avec un ulcère au pied gravement infecté. On m’a mis dans une pièce et donné des antibiotiques par voie intraveineuse. J’ai également reçu une injection d’insuline dans l’abdomen car je suis diabétique. Les infirmières m’ont informé que mon pied serait attaché au lit avec la  plaie ouverte,  afin d’être suivi d’une intervention chirurgicale. J’ai déclaré que je ne signerai pas de formulaire de consentement pour cette procédure. Les infirmières et les autres membres du personnel ont tenté de me persuader de changer d’avis. On m’a demandé « d’y réfléchir dans la nuit et de décider le lendemain », mais une infirmière m’a réveillée plusieurs en faisant tout ce qui était en son pouvoir pour me convaincre que je devrais subir l’opération chirurgicale.

Lorsque j’ai eu les idées au clair, j’ai contacté Cole Robinson de Snake Diet Channel sur YouTube. Cole m’a dit d’éviter la chirurgie comme la peste et de quitter l’hôpital. Je me sentais extrêmement chanceux d’être en contact avec Cole. J’ai parlé avec enthousiasme au médecin du jeûne sec et il m’a dit qu’il n’y avait absolument aucune autre méthode pour que mon pied guérisse et que je devais me faire opérer immédiatement si je ne voulais pas qu’il empire et peut-être éviter l’amputation. Le médecin m’a également dit que les antibiotiques ne fonctionnaient pas. J’ai donc refusé, signé le formulaire de refus médical et quitté l’hôpital.

Dès le début, Cole insistait sur l’idée que je commence un jeûne sec. Une fois rentré à la maison, j’ai commencé à jeûner selon ses instructions et, dans les 17 heures qui ont suivi le jeûne sec et sec, j’ai constaté des résultats positifs. Cole a continué à me soutenir avec mon  jeûne sec et chaque jour qui passait, mon pied allait mieux. Après plusieurs jours, j’ai commencé à avoir le sentiment de pouvoir retourner au travail. C’est à ce moment que j’ai réalisé que je serais confronté à un autre problème. Le service des avantages sociaux de mon employeur refusera tout congé payé en raison de ma signature du formulaire de refus médical, ce qui réduira mon éligibilité. Sur une note positive, je ne m’inquiète de rien. Je suis sur le bon chemin et c’est tout ce qui compte. C’est ma santé qui importe! Je viens de terminer ma 7ème journée de jeûne sec ! Mon dieu, que je me sens bien ! »

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Voici ce que dis Brad, un ami de Jeffrey qui a vu son pied diabétique guérir suite à un jeûne sec :

« Tellement fier de ce gars! Il est allé dans une autre direction et a refusé de croire qu’il n’y avait pas d’autre moyen de guérir cette maladie si ce n’est la chirurgie ou les antibiotiques. Un tas de conn*eries si tu veux mon avis. Il a pris le contrôle de sa propre santé au lieu de toujours mettre les professionnels de la santé sur un piédestal et lui a donné des résultats impeccables. Les résultats parlent, les conn*ries dégagent. C’est un exemple extrême de la façon dont le système peut être corrompu et nuancé. À moins que vous ne vouliez faire face à vos peurs et reprendre le contrôle de votre vie, je ne me sentirais pas désolé! Les êtres humains sont des animaux de la nature, comme les autres et peuvent faire exactement la même chose. Les gens disent: « Oh, nous ne sommes pas des grizzlis! » Non, nous ne sommes pas des grizzlis, mais nous sommes obligés de faire la même chose que ce qu’ils peuvent faire. Se gaver puis jeûner. Arrêtez de manger pendant un petit moment, donnez à votre corps une pause dans le traitement de la nourriture toutes les deux heures et évitez de vivre quelque chose que cet homme a dû vivre. Prévenir le diabète, prévenir le cancer. Inversez ce dernier si vous avez déjà été diagnostiqué. Nos corps sont résilients comme on ne peut pas imaginer, tu n’as aucune idée parce que nous venons tous d’un lieu de peur. Je ne serai plus dans la peur!

Voici l’évolution du pied qui devait être amputé suite à plusieurs  cycles de jeûne secs (màj mi-septembre, donc un mois plus tard). Connaissez-vous une thérapie qui en cours 17 heures inverse le cours d’une infection majeure contre laquelle les antibiotiques ne peuvent plus rien ?

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Vous trouverez le résumé de l’étude originale sur le jeûne sec allez ici. Pour traiter du jeûne sur Facebook aller ici. Pour en savoir plus sur le pouvoir du jeûne allez ici.

 

 

 

Jeûne sec : l’eau est-elle vraiment le meilleur hydratant ?

La pratique du jeûne sec a quelque chose de  révolutionnaire. En effet, pour accepter de s’y soumettre, il est nécessaire de passer par de nombreuses étapes qui sont entre autres nos propres appréhensions résultant de notre éducation, mais aussi le regard des autres qui vous répèteront ad nauseam que trois jours sans boire conduiront inéluctablement à la mort. Combien de fois nous a-t-il été répété que l’homme est soumis à la loi des 3 : « 3 minutes sans respirer, 3 jours sans boire et 3 semaines sans manger »?

Le confort intellectuel empêche d’évoluer

Une petite recherche nous fait rapidement sortir de la bulle éducative confortable dans laquelle nous avons tous été immergés depuis l’enfance :

  • 3 minutes sans respirer : on sait depuis quelques temps que des individus peuvent naturellement s’arrêter de respirer plus des trois minutes légales. Ainsi, les Bajau, un peuple d’Indonésie vivant au bord de la mer et dont l’activité principale est la chasse au harpon est désormais reconnu pour ses capacités d’apnée jusqu’à 13 minutes ! Les scientifiques savent désormais que la rate des Bajau a évolué pour devenir plus grosse que la plupart des individus. La questions que les chercheurs se posent est comment cela est possible et la réponse est simple : l’hormèse désormais reconnue comme facteur majeur d’évolution.
  • 3 jours sans boire : tous les membres de ce groupe qui ont expérimenté le jeûne sec savent désormais qu’il ne s’agit que d’un mythe que personne n’a essayé de « debunker » aussi persistant que celui du minotaure, des licornes ou du Yéti. Vous ne mourrez pas si vous ne mangez ni ne buvez pendant trois jours[1]. Au contraire, vous vous régénérez. Une étude scientifique réalisée sur 10 personnes apparemment en personnes santé montre une amélioration de nombre de fonctions après 5 jours de jeûne sec.
  • 3 semaines sans manger : des milliers de jeûnes hydriques, enregistrés même par les autorités médicales ; le plus connu étant celui d’Angus Barbieri qui a jeûné sous supervision médicale pendant 382 jours. Obèse initialement, il a perdu 125 kg.

Le jeûne sec pousse l’organisme à produire sa propre eau

Revenons au jeûne sec. Le Dr Filonov, médecin russe qui dirige un centre thérapeutique par le jeûne sec, et auteur de littérature à ce sujet, affirme que le corps lors du jeûne sec génère sa propre eau, en dégradant les triglycérides (graisses) pour les transformer en eau. Surprenante en premier lieu, cette affirmation a été confirmée par des expériences sur certains animaux comme les oiseaux et les chameaux : quand l’animal n’a pas accès ni à la nourriture ni à l’eau, l’organisme maintient l’équilibre hydrique en dégradant la graisse des cellules.

Ces deux études soulignent cependant un élément important : la graisse plus que l’eau est choisie par l’organisme pour son efficacité pour maintenir l’hydratation de l’organisme. Dans l’étude de Singapour sur les chameaux, le Dr Candlish présente la relation chimique qui amène la graisse à être transformée en eau : C52H1040 6 + 7502—- à 52CO2 + 52H20

J’ai trouvé ces derniers jours, chez une Youtubeuse américaine, que j’écoute de temps en temps, des arguments allant dans ce sens. Se faisant appeler Daphnee Reloaded, c’est une jeune femme un peu énervée. Dix années vegan, elle est tombée très malade, au point où elle pensait immigrer en Irlande pour y mourir. A force de recherches, elle a remis en question son régime alimentaire. En mangeant son premier morceau de bacon depuis des années, elle s’est sentie ressusciter, tous ses symptômes disparaissant les uns après les autres.

Dans plusieurs de ses vidéos, elle fustige l’obligation de boire qui nous est recommandé depuis des décennies. En effet, elle rappelle que dans son ancienne vie de végétalienne, elle buvait plus de deux litres d’eau par jour, et avait toujours soif, la bouche sèche toujours et encore. Elle buvait au réveil, pendant la journée et le soir avant de se coucher ; un symptôme apparemment commun chez les vegans selon elle.

La graisse, meilleure pour hydrater ?

En se nourrissant à nouveau de viande et de graisse (je crois qu’elle ne mange plus de légumes), sa soif chronique s’est arrêtée. En recherchant la cause, elle en a conclu que l’eau est un piètre hydratant, contrairement à la graisse et que d’en boire souvent ne fait qu’en augmenter l’addiction. Elle présente en outre ces arguments avec lesquels je m’accorde :

  • Quand vous mouillez fréquemment vos lèvres, que se passe-t-il ? Elles deviennent plus sèches… L’hydratation ne dure que quelques minutes. Par opposition, un peu de graisse cosmétique ou de beurre sur les lèvres, et elles sont hydratées pendant plusieurs heures.
  • Quand vous passez plusieurs heures dans une piscine, votre peau est effectivement plus sèche. Que faites-vous alors ? Vous remettez de l’eau ? Non, vous appliquez de la graisse sur votre peau.
  • Quand vous avez les cheveux secs, que faites-vous  ? Mettez-vous de l’eau sur vos cheveux ? Non, vous faites un bain d’huile.
  • Si vous tentez de faire l’amour dans la mer ou une piscine, vous ne pouvez pas en raison de sécheresse des muqueuses. Il vous faudrait alors un lubrifiant, qui est de la graisse.
  • Les bosses des chameaux et des dromadaires, contrairement à la croyance populaire, ne sont pas composées d’eau, mais de… graisse.

Ces arguments, issus exclusivement de l’observation et de l’expérimentation vont dans le même sens que les études citées auparavant qui elles se concentraient sur l’hydratation cellulaire.

Un point supplémentaire en faveur du jeûne sec ! Il est nécessaire de bien s’alimenter  pendant plusieurs jours s’il le faut, avant d’entrer en jeûne sec, avec de bonnes graisses et de bonnes protéines et ne pas hésiter à faire une montée alimentaire et pas une descente comme il est souvent suggéré.

Vous pouvez accéder aux études citées (en anglais):

  • L’eau métabolique et la bosse du chameau ici.
  • Le catabolisme des graisses maintient l’équilibre hydrique des cellules pendant le jeûne sec chez les pinsons zébrés est à lire ici.

Pour aller plus loin dans les pouvoirs du jeûne, cliquer ici.

[1]Le jeûne n’est pas approprié pour certaines pathologies comme les maladies rénales. Un organisme dénutri ne doit pas jeûner et certainement pas en sec.