Le pouvoir du jeûne sec : une infection dentaire arrêtée ?

Crédit : Qimono/Pixabay

Il y a quelques mois, suite à une visite de routine, mon dentiste a découvert une parodontite locale au niveau de la dent du fond de ma bouche. Il considérait que sa difficulté d’accès pour la brosse à dents a permis à des bactéries de se développer au point où l’os de la dent s’était affiné. En conséquence, la dent se déchaussait. Il m’a recommandé alors d’extraire rapidement la dent considérant que la dent à côté risquait d’être atteinte aussi.

Ayant eu connaissance de cas d’inversion du cours de parodontites sévères suite à des jeûnes longs, je ne me suis pas inquiétée outre mesure, me rassurant que je me pourrais néanmoins sauver ma dent en me soumettant à un jeûne.

Ma dent oubliée se réveille

Ainsi, un peu avant Noël, j’ai fait un jeûne sec que j’ai arrêté à 40 heures en raison de l’arrivée de membres de la famille. Néanmoins, le lendemain, ma dent s’est réveillée sans prévenir et a commencé à me faire très mal. Les heures passant, je sentais comme un début d’hyperthermie. Je n’avais donc pas le choix, il me fallait jeûner, car je ne voulais pas voir le dentiste en urgence. Je savais en outre qu’une infection peut être très grave.

En effet, il y a quelques années, la mère d’une amie a laissé traîner une infection urinaire et s’est retrouvée dans le coma quelques jours plus tard. Elle s’en est sorti, mais les chirurgiens ont dû lui amputer de ses 10 orteils. Je savais donc qu’une infection peut s’avérer très sérieuse. Pas question de rigoler. Est-ce que je croyais réellement au pouvoir thérapeutique du jeûne ?

Un jeûne sec immédiatement ou les urgences plus tard

J’ai donc décidé de jeûner, à sec, à bien sûr. J’ai démarré mon chronomètre. Au bout de 20 heures de jeûne, j’avais vraiment de la fièvre et je suis allée me coucher. J’avais du mal à m’endormir, et tout mon côté droit me faisait très mal. Le simple fait de passer la langue sur ma dent me lançait comme des décharges. Je ne pouvais que poser mon visage sur l’oreiller que d’un seul côté. Je me disais qu’il me fallait tenir encore 16 heures pour que l’autophagie commence et, j’espérais, travaille sur ma dent.

J’ai donc sombré et suis sortie de l’inconscience un nombre innombrable de fois en ressentant mon corps en chaleur et ma joue en flammes. En me regardant dans le miroir, j’ai remarqué que mes joues étaient gonflées, comme un hamster. Je suis retournée me coucher en comptant les heures ou plutôt les minutes. J’ai finalement réussi à m’endormir à nouveau.

Un changement considérable à 35 heures

En me réveillant quelques heures plus tard, je me suis radicalement sentie différente. Tout d’abord, j’ai remarqué que ma fièvre était tombée. J’ai ensuite regardé mon chronomètre qui arrivait tranquillement à 35 heures. Mon visage était toujours gonflé, mais mon énergie était revenue. En outre, la douleur qui était insupportable depuis plus de 24 heures avait diminué de 80 % ! Passer ma langue sur ma dent ne produisait plus de douleur particulière, même si ma joue et ma dent étaient encore sensibles. Je n’aurais pas croqué encore une pomme, mais je me sentais vraiment mieux. Quelque chose de merveilleux s’était passé.

J’ai donc finalement quitté mon lit et continué mon jeûne. Je me suis abstenue de manger et de boire pendant 5 jours consécutifs. Ensuite, j’ai bu tous les 36 heures deux petites tasses d’eau chaude pour m’hydrater et garder la chaleur de mon organisme. J’ai cassé mon jeûne à 219 heures, le 1e janvier. J’ai donc jeûné 9 jours.

Aujourd’hui, jeudi 10 janvier, je n’ai plus aucune douleur depuis plusieurs jours.  J’ai pu depuis croquer dans une pomme ou une poire dure sans problème. Je prévois de revoir mon dentiste dans quelques mois.

Pourquoi une action si rapide rapidité de la guérison de ma dent

Quand je me suis réveillée à 35 heures et que j’ai senti que l’infection dentaire avait commencé à être contenue, j’ai été très étonnée. En effet, j’avais toujours compris que l’action thérapeutique du jeûne sec commençait à partir de 36 heures ; trois jours pour un jeûne hydrique. Ainsi pourquoi le jeûne a pu contenir l’infection avant le « temps réglementaire de 36 heures » ?

Mon explication est la fièvre. Comme l’explique le Dr Filonov, spécialiste du jeûne sec, la particularité du jeûne sec qui le rend plus efficace que les autres types de jeûne est sa capacité à générer une fièvre. Me basant sur ses affirmations, j’ai cherché à comprendre dans mon livre Le pouvoir du jeûne à infirmer ou à confirmer les dires du médecin de Sibérie. Et mes recherches sur les études scientifiques sur la fièvre que je décris abondement dans le livre ont prouvé que le docteur russe a tout à fait raison. La fièvre est bel et bien un facteur décisif et efficace de guérison, car elle permet de stimuler immédiatement le système immunitaire pour éradiquer les pathogènes de l’organisme.

De ce fait, quand j’ai débuté mon jeûne, j’avais en raison de l’infection, déjà une montée de fièvre. Mon organisme n’a pas eu à attendre l’hyperthermie qui met en général 5 jours à se manifester qui découle de la déshydratation. La fièvre déjà installée dans l’organisme, mon système immunitaire a fait le travail. N’ayant pas mangé, toute l’énergie de mon corps a été dirigée dans le retour à l’homéostasie. Ce qui explique la fatigue extrême qui a disparu en même temps que la fièvre, quand le problème a été contenu. Le jeûne sec est réellement une merveille !

La pratique périodique du jeûne sec fait des miracles ou presque

 

N., une femme d’une quarantaine d’année, membre de mon groupe Facebook, m’a envoyé un message il y a quelques jours pour me dire à quel point la pratique du jeûne sec avait amélioré son corps. Convertie au jeûne intermittent puis au jeûne sec depuis récemment, elle a observé la disparition d’une excroissance/verrue au point qu’elle a annulé son rendez-vous avec son phlébologue. Elle a également observé une diminution de l’aspect de varicosités situées à l’intérieur de ses cuisses, de certaines vergetures et de cicatrices. Elle avait auparavant noté une diminution conséquente de l’excès de graisse, de la cellulite et des symptômes d’asthme. Elle craint néanmoins qu’un de ses grains de beauté, à la Cindy Crawford, ne soit éliminé lors des prochains jeûnes secs.

Des observations communes chez les jeûneurs à sec

Je ne suis pas réellement étonnée. Lors de mes recherches sur le jeûne sec pour l’écriture de mon livre Le pouvoir du jeûne, j’ai lu des témoignages similaires : disparition progressives des excroissances, diminution des ridules, raffermissement de la peau, amélioration de qualité des cheveux, pour ne citer que ces problèmes d’esthétiques. Mes lectures des études scientifiques sur le jeûne m’ont confirmé aussi que des tels phénomènes sont tout à fait possibles.

Le miracle de l’autophagie

Le jeûne prolongé (de quelques jours) et particulièrement le jeûne sec déclenche des phénomènes naturels de défense de l’organisme en stress comme l’autophagie ou l’apoptose qui dégrade les cellules et les tissus dégénérés pour les transformer en énergie. C’est ce qui explique qu’au bout de quelques jours seulement, la peau voit les boutons et les imperfections superficielles disparaître, les cheveux s’adoucir et s’illuminer : les cellules malades et viles commencent à être éliminées par l’action de l’autophagie. Plus le jeûne (sec ou hydrique) se prolonge, plus des tissus malades, vieux et dégénérés sont éliminés.

Ma propre expérience confirme ces témoignages

Par cet article, j’aimerais témoigner de ma propre expérience. Comme je l’explique dans le livre, j’ai découvert le jeûne sec en 2016 et je me suis soumise depuis à plusieurs cycles de ce jeûne, le plus restrictif qui soit. J’ai rapidement observé une amélioration de la qualité de ma peau et de mes cheveux, un regain considérable d’énergie, etc. Mais, il y a un élément plus significatif encore dont j’aimerais parler aujourd’hui.

Un rajeunissement de la poitrine ?

L’une des plus améliorations les plus inattendues que j’ai remarquées est l’amélioration de l’aspect de ma poitrine. J’ai 45 ans et il y a plusieurs années j’avais remarqué que ma poitrine s’affaissait inéluctablement. Dès mes premiers jeûnes SECS, j’ai vu rapidement que la peau de ma poitrine avait un meilleur aspect : semblant de raffermissement et de remontée de la peau, resserrement de son grain. J’étais ravie.

En outre, au même moment où je faisais mes recherches pour l’écriture de mon livre, je suis tombée sur une étude du professeur Jean-Denis Rouillon sur le soutien-gorge. Il disait que porter cet accessoire fatiguait prématurément l’organe. Selon le médecin du CHU de Besançon, la suppression du soutien-gorge permettait de remonter le mamelon en moyenne de 7 millimètres en un an. Il explique ce phénomène par le fait que lorsque les seins sont retenus par un soutien-gorge, les muscles de soutien de la poitrine (les ligaments de Cooper) ne travaillent pas et les seins finissent alors par s’affaisser.

Le résultat de l’hormèse ?

Si je n’avais pas lu des dizaines d’études sur le jeûne et l’hormèse, j’aurais eu du mal à adhérer aux conclusions du professeur du Doubs. En effet, l’hormèse que l’on peut définir rapidement par l’amélioration et le renforcement de l’organisme suite à un stress modéré, montre que l’excès de confort fragilise le corps. Ainsi, l’idée que laisser les seins sans soutien permettrait de renforcer les muscles et la peau de seins face à l’inéluctable loi de la pesanteur prenait alors tout son sens.

Ainsi, j’ai suivi le conseil de Jean-Denis Rouillon, en ne portant pas de soutien-gorge pendant un mois priant que mes seins n’allaient pas toucher mes chevilles. Je continuais en plus la pratique de petits jeûnes secs, désormais convaincue de son efficacité. Le résultat est incroyable : ma poitrine est totalement remontée et regonflée. J’ai désormais la poitrine d’une femme de 30 ans. C’est absolument incroyable. Ainsi, je n’ai pas remis de soutien-gorge depuis.

J’ai lu plusieurs témoignages de femmes qui ont remarqué l’amélioration de leur poitrine après avoir arrêté de porter de soutien-gorge. Mais, je suis certaine que l’aspect considérablement rajeuni de ma poitrine est lié à la pratique du jeûne sec combiné à l’arrêt du soutien-gorge.

Si vous faites des cycles de petits jeûnes secs, avez-vous des observé des améliorations conséquences concernant votre aspect physique ? Merci de les partager en bas de cette page ou sur le groupe Facebook.

Pour aller plus loin dans le jeûne sec et hydrique, allez ici.

Comment renouveler et rajeunir votre organisme : l’autophagie par le jeûne

Le 3 octobre 2016, Yoshinori Ohsumi, docteur en biologie cellulaire reçoit le prix Nobel de physiologie en Suède. Le japonais est ainsi récompensé pour ses travaux sur l’autophagie dont il a élucidé les mécanismes sous-jacents.

Qu’est-ce que l’autophagie ?

Le mot autophagie est construit à partir de deux mots grecs pour signifier « se manger soi-même ». Ce phénomène a été découvert dans les années soixante, lorsque les chercheurs ont observé pour la première fois que la cellule pouvait détruire les éléments la composant pour les dégrader et les recycler.

Ainsi, lors de ce processus, la cellule digère des éléments non nécessaires de son cytoplasme comme en autres les morceaux défectueux, des pathogènes (virus, microbes, etc.), des protéines anormales (responsables de défaut dans l’organisme et de maladies neurodégénératives) pour les recycler en des cellules saines, jeunes et en énergie. C’est donc un processus de recyclage permettant l’autoréparation, le rajeunissement des cellules, des tissus et de l’organisme tout entier. Ce processus permet même de guérir ou de prévenir les maladies. Comme le signale le Dr Colin Champ, cancérologue et professeur adjoint au centre médical de l’Université de Pittsburgh :

« Considérez l’autophagie comme un programme de recyclage inné de notre corps. L’autophagie nous permet d’utiliser des machines plus efficaces pour nous débarrasser des composants défectueux, arrêter les tumeurs cancéreuses et les dysfonctionnements métaboliques tels que l’obésité et le diabète. »

L’autophagie, un processus alchimique

C’est comme si la vieille voiture que vous adorez voit son joint de culasse exploser ou la courroie de distribution se casser. Vous n’auriez pas d’autre choix que de l’envoyer à la casse. Mais grâce au processus d’autophagie, vous la pourriez la passer dans un chaudron magique qui recyclerait les éléments défectueux, et quelques jours plus tard, vous vous retrouviez avec des pièces toutes neuves.

Ainsi, l’autophagie est un processus de transmutation alchimique. En effet, dans les alchimistes, depuis Hermès cherchaient à transformer les matériaux vils en or. L’histoire ne sait pas si les ordres secrets des alchimistes comme ceux auxquels appartenait Nicolas Flamel ont percé le secret du Grand Œuvre, mais il est certain que le processus de transmutation n’est pas un mythe, mais une réalité physiologique. Il s’appelle l’autophagie.

Comment se déclenche l’autophagie

Ce processus d’autodigestion cellulaire existe en chacun de nous, mais ne se déclenche que dans des situations où l’organisme est en état de stress du fait d’un manque d’apport d’éléments essentiels à son fonctionnement :

  • Manque de nutriments (restriction calorique ou protéique et glucidique)
  • Manque d’oxygène (hypoxie)
  • Exercice physique intense
  • Jeûne périodique
  • Jeûne + exercices physiques

Quels organes sont affectés par l’autophagie

Tous les organes de l’organisme sont susceptibles d’être affectés par l’autophagie. Pour des raisons connues par l’organisme lui-même, lors d’un jeûne par exemple, le corps cible les organes les plus dégénérés ou les plus importants. Ainsi, il a été observé que quelques jours de jeûne permettent de déclencher l’autophagie des cellules nerveuses et ainsi de remplacer les vieux neurones par de tout jeunes neurones ou des systèmes musculaires. Pour cette raison, il est conseillé de jeûner pour éviter les maladies neurodégénératives ou inverser leur cours.

Si vous avez déjà jeûné environ au moins 7 jours, vous avez peut-être déjà remarqué que votre peau s’était adoucie, de même que vos cheveux. De nombreux témoignages révèlent que les personnes qui ont jeûné plusieurs semaines ont vu que leurs sens de la vue ou de l’ouïe se sont affinés ou considérablement améliorés. Encore une fois, le corps choisit sur quels organes il travaille en priorité.

Ainsi, quelque soit votre histoire médicale ou votre âge, n’hésitez pas à requinquer votre organisme en le faisant jeûner régulièrement, même si vous êtes en bonne santé. Votre corps a une capacité incroyable de transmutation physiologique. Devenez donc alchimiste.

Pour aller plus loin dans le pouvoir du jeûne, cliquer ici.

Comment résister à la faim pendant le jeûne ?

L’une des plus grandes appréhensions des profanes dans la pratique du jeûne est la peur d’avoir faim. Beaucoup, intéressés par le jeûne, n’osent pas franchir le pas de peur de mourir de faim.

Cette peur est non fondée, car le corps humain, de même que le corps des animaux ont évolué depuis des milliers d’années pour jeûner. C’est quelque chose qui peut sembler impossible à certains tellement la faim contrôle notre journée, mais il ne s’agit que d’un fort préjugé.

L’organisme est très adapté au jeûne

Rappelons que nos très lointains aïeux ne connaissaient pas l’électricité et donc les moyens modernes de conservation des aliments. En revenant plus loin encore dans le temps, les hommes préhistoriques, chasseurs-cueilleurs ne mangeaient pas tous les jours, car ils étaient soumis aux aléas du climat ou de la chasse.

De même, de nombreux animaux, si ce n’est tous, jeûnent régulièrement. On peut prendre l’exemple des animaux qui hibernent pendant des mois sans boire ni se nourrir. De même, les oiseaux migrateurs qui parfois volent sans escale pendant près d’une dizaine de jours sans mettre patte à terre. Le jeûne est donc une phénomène naturel et vieux comme le monde.

La sensation de faim disparaît à partir du 4e jour en jeûne hydrique

Si vous décidez de jeûner, sachez que la faim est un phénomène tout à fait passager qui passe rapidement. Si vous désirez vous abstenir de nourriture pendant dix jours, sachez que vous n’allez pas vous tordre de douleur pendant toute cette période. La faim vous titillera quelques minutes par intermittence pendant les trois premiers jours, et puis disparaîtra ensuite.

En effet, à partir du 4e jour, l’organisme comprend que la nourriture ne vient pas, donc il va la chercher. Pour ce faire, il va casser les triglycérides, les molécules de graisse, mais aussi des éléments non nécessaires, malades, dégénérés dont il se débarrasse et transforme en fuel pour survivre : c’est l’autophagie. Conséquence : vous n’aurez plus faim, car vous serez nourri de l’intérieur.

Dans le cas d’un jeûne sec, le processus est accéléré. L’autophagie commence avec la cétose après la 36e heure de jeûne. Ainsi, la sensation de faim s’arrête en même temps, car le corps se nourrit encore une fois de lui-même.

Comment gérer la faim ?

Pendant les trois premiers jours de jeûne hydrique, ou les 40 premières heures de jeûne sec, l’individu doit apprendre à gérer ses sensations désagréables qui peuvent se présenter de temps en temps. Vous avez plusieurs techniques à votre disposition qui ont fait leurs preuves :

  • Occupez-vous. Si vous travaillez (de préférence dans un bureau), vous oublierez rapidement que vous jeûnez.
  • Gardez un petit morceau de papier sur vous où vous aurez écrit : « Je jeûne, c’est super ! ». Cette une expérience magnifique que vous vous apprêtez à vivre va vous rendre vivant comme vous ne pouvez imaginez.
  • Écoutez de la musique qui vous donne de la force : de la musique épique, classique, rap tout ce qui réveille en vous l’énergie et la persévérance.
  • Faites des petites séances de méditation et de relaxation. Détendez-vous sur une chaise, respirez profondément et comptez à rebours de 100 à 1, et visualisez un paysage de paix qui vous rassure ou l’image de la personne que vous voulez devenir après ce jeûne.
  • Ayez à l’esprit ou en réalité, des images que vous aurez récupérées qui représentent le corps que vous voulez avoir obtenu après le jeûne. Les émotions qui découleront de l’observation de ces images vous donneront la dynamique pour continuer.
  • Mettez sur votre frigo et vos placards des post-it où vous aurez écrit : « Je reviens demain. »
  • Évitez les discussions animées. Restez tranquille, lisez ou allez faire une marche quand la faim revient.
  • Lisez des livres ou des témoignages sur le jeûne. Cela vous donnera une force et une résistance incroyables.
  • Couchez-vous tôt. Au réveil le lendemain matin, vous aurez encore moins faim.
  • Développez un tempérament de guerrier. Le jeûne a toujours été pratiqué dans des contextes de discipline, comme dans les arts martiaux, l’armée, les initiations chez les Amérindiens ou les aborigènes d’Australie. Jeûner vous aidera à améliorer votre corps, mais également votre résistance mentale. Il fera de vous une personne autre et plus forte et en meilleure santé.

Si vous avez des trucs pour gérer la faim, n’hésitez pas à les partager avec nous sur ce blog ou sur le groupe Facebook.

Pour aller plus loin dans le jeûne, vous pouvez aller ici. Et surtout partagez vos succès voire vos échecs afin d’inspirer ceux qui sont en demande.

Expérience collective de jeûne sec du 7 au 9 décembre

 

Tree in desert landscape. Photo by Walid Ahmad

Les membres de ce blog et du groupe Facebook organisons un jeûne sec collectif du 7 au 9 décembre. Le but est de permettre un échange entre les primo-jeûneurs en sec et les jeûneurs expérimentés lors de cette épreuve.

Chacun est libre de jeûner autant de temps qu’il le souhaite selon ses capacités physiologiques, ses disponibilités et son état d’esprit. Les durées de jeûne minimales sont de 12, 16, 24, 36, 48 et 72 heures.

Vous trouverez ici des informations générales sur le jeûne sec.

Pour que cette expérience se déroule au mieux, et apporte à chacun un retour d’expérience la meilleure possible, je vous invite à vous munir de quelques outils :

  • D’un carnet qui vous servira à noter vos impressions au jour le jour, ou à mesure que vos ressentis se présentent.
  • Un chronomètre, que vous trouverez facilement sur votre smartphone. Vous pouvez télécharger des applications sur GooglePlay qui ont plus de fonctions que celle qui existe par défaut sur votre téléphone. Vous démarrerez le décompte dès le début du jeûne sec, et le terminerez quand vous casserez le jeûne. Vous pouvez envoyer comme témoignage la photo du temps passé à jeûné que vous présente le chronomètre.

Pour ceux qui veulent jeûner au moins 48 heures, vous pouvez également utiliser :

  • Des bandelettes, lectrices de cétones afin de confirmer que vous êtes bien en cétose après 36 heures de jeûne sec. Vous les trouverez pour quelques euros dans les pharmacies et parapharmacies sous les marques Ketostix®, Keto-Diastix®, Keto-Diabur®.

  • Un thermomètre, qui permet de confirmer l’augmentation de sa température corporelle. Je ne suis pas certaine qu’une hyperthermie soit manifeste pour tous au bout de trois jours, mais elle est un élément important du processus du jeûne sec. Comme l’explique le Dr Serguei Filonov, la supériorité du jeûne sec réside notamment dans sa capacité à déclencher une hyperthermie ou une fièvre, qui augmente l’activité du système immunitaire. Cette capacité de la fièvre de guérir et de détruire les éléments pathogènes (virus et bactéries) est confirmée par les nombreux travaux du Pr André Lwoff, prix Nobel 1965. Vous trouverez ici un petit extrait de deux minutes où il traite du pouvoir de la fièvre dans la guérison. Ici, vous aurez la version longue, tirée d’une interview réalisée en 1973 par le journaliste Jacques Chancel lors de l’anniversaire de l’institut Pasteur.
  • Une cuillérée de bicarbonate de sodium ou de soude alimentaire à diluer dans un verre d’eau chaude ou tiède. Le but est de pallier avec cet élément basique à l’acidité qui va se développer dans l’organisme si vous dépasser les 36 heures de jeûne. Vous pouvez casser le jeûne avec un verre d’eau bicarbonaté également.
  • Le jeûneur est un guerrier, un battant. Il se bat contre lui-même, c’est-à-dire ses pulsions mais aussi contre le regard des autres, contre son confort intellectuel et physique. Restez donc pendant toute cette épreuve focalisé sur des pensées de force, de résistance, de résilience et éviter tout ce qui vous inspire la limitation et la défaite. Vous arriverez ainsi au bout de votre défi.

Pour ceux qui vivent à Paris, et pensaient aller prendre la Bastille avec les Gilets Jaunes le 8 décembre, je vous déconseille d’y aller en jeûnant, vous risquez d’être fortement tenté de le casser…

Bon courage et bon jeûne à tous….

Le jeûne rétablirait les capacités reproductives chez la femme

La reproduction féminine est un phénomène d’une extraordinaire complexité. Pour que les capacités de reproduction soient optimales, la combinaison idéale de facteurs hormonaux est nécessaire. Ainsi, si la production d’hormone comme les estrogènes, la progestérone, l’hormone lutéinisante ou l’hormone folliculo-stimulante est trop élevée ou trop basse à un moment ou un autre du cycle ovulatoire, la conception peut en être entravée.

Or, nombre des hormones qui interviennent dans le cycle ovulatoire voient leur production impactée par le stress, le surpoids, l’obésité ou l’hypertension.

Par exemple, le syndrome des ovaires polykystiques ou Sopk est l’une des pathologies les plus fréquentes chez la femme. Il est responsable de nombre cas d’infertilité. L’une des causes les plus courantes du Sopk est la résistance à l’insuline.

Or, de nombreuses études confirment que le jeûne permettrait de rétablir les fonctions reproductives de la femme, notamment par le réajustement hormonal qui s’ensuit.

Ainsi, une étude récente, menée sur des femmes atteintes du Sopk, a révélé que le jeûne peut réduire l’hyperactivité sympathique chronique du Sopk. Ceci, à son tour, réduira les niveaux des neurohormones de stress et assurera la santé physique et mentale de la patiente.

Une autre étude a montré que la restriction calorique à court terme permettait d’augmenter l’hormone lutéinisante chez les femmes obèses atteintes de Sopk, ce qui souligne l’effet bénéfique du jeûne sur la correction problèmes ovulatoires.

Enfin, d’autres études révèlent qu’une perte de poids de seulement 5 à 10% présente des avantages cliniques significatifs qui améliorent les résultats psychologiques, les caractéristiques de la reproduction (cycle menstruel, ovulation et fertilité) et les caractéristiques métaboliques (résistance à l’insuline et facteurs de risque de maladie cardiovasculaire).

Dans cette revue, les chercheurs Pradeep M. K. Nair et Pranav G. Khawale ont conclu que le jeûne est très bénéfique pour les fonctions reproductrices de la femme. Ainsi, si vous avez du mal à concevoir, n’hésitez pas à envisager de jeûner un peu.

Pour aller plus loin dans le jeûne, voyez ici les possibilités du jeûne.

Jeûne sec et méditation collective pour le 24 octobre 2018 pour manifestations individuelles

Depuis la nuit des temps, le jeûne a accompagné nombre de religions et de traditions. L’une des variantes les plus connues est la pratique du jeûne sec dans un contexte de pleine lune.

Pourquoi un tel intérêt pour la pleine lune ? Selon le mystique, yogi et philosophe indien Sadhguru, la pleine lune a le pouvoir d’accroître tout statut/état d’esprit conscient existant pendant qu’elle a cette position. Ainsi, si vous êtes amoureux, vous serez encore plus amoureux ; si vous êtes joyeux, vous serez encore plus joyeux, si vous êtes mentalement, vous serez encore plus dérangé ; si vous êtes puissant, vous serez encore puissant, etc.

Je vous invite pour cela, à utiliser le jeûne sec pour expérimenter le jeûne comme le pratiquaient les anciennes cultures. La prochaine pleine lune aura lieu le 24 octobre 2018. Ceux qui n’ont jamais jeûné à sec, ou jeûné pourront se limiter à un jeûne hydrique ou sec de 24 heures seulement. Ceux qui ont l’envie ou l’énergie ou l’expérience de jeûnes secs ou hydriques prolongés, pourrez commencer deux à trois jours plus tôt ou plus. À titre personnel, je compte jeûner au moins 5 jours à sec. Le dernier jour de jeûne devra être le 24 octobre, jour de pleine lune.

Lors de ce jeûne, il sera alors recommandé de noter sur un carnet vos impressions sur votre jeûne. La préparation, la descente alimentaire, le début du jeûne, la prise de bicarbonate de sodium, les sensations que vous ressentez, les moments de fatigue ou d’euphorie, éventuellement la température corporelle, votre heure de réveil, de sommeil, la contenu de vos rêves etc. (pour ceux qui jeûnent environ 5 jours).
Si vous n’êtes pas à l’aise avec le jeûne sec, faites un jeûne hydrique de 24 heures. 

Si vous êtes croyant ou spirituel, profitez-en pour approfondir vos méditations, votre prières, vos visualisations pendant cette période. Vous pouvez également faire des séances de visualisation, comme l’enseigne le mystique Neville Goddard, après une relaxation profonde. Il est connu que l’abstinence volontaire active et accentue la perméabilité sur le subconscient et que les désirs et les prières (soit les pensées et émotions focalisées) se manifestent plus rapidement. La raison est qu’en période de jeûne, le manque force l’esprit conscient à ne pas disperser. Ainsi, il se focalise facilement sur son but.

Rappelez-vous, le jeûne était particulièrement pratiqué par non seulement la très grande majorité des religions, mais dans des traditions de rites de passage chez les Vikings, chez les aborigènes d’Australie, chez les Amérindiens, mais aussi dans les religions de mystères de Grèce, dans la Sparte ou dans l’Egypte antique. En effet, le jeûne est une lutte contre tout ce qui nous empêche d’avancer. Le jeûneur est un guerrier.

En plus, je vous demanderais de partager les moments que vous jugez importants (désespoir, fatigue, joie, etc.) pour que les membres de ce blog ou du groupe puissent vous aider et que tous nous nous aidions et soutenions les uns les autres…

Ayez tous une superbe expérience….

Pour en savoir plus sur le pouvoir considérable du jeûne, allez ici.