Question n°9 à Neville Goddard: « N’existe-t-il pas une loi qui dit que vous ne pouvez pas obtenir quelque chose en ne faisant rien ? Ne devons – nous pas mériter ce que nous désirons ? »

Réponse de Neville Goddard:

La création est terminée. C’est le bon plaisir de votre Père de vous donner le Royaume. Vous trouverez la réponse dans la parabole du fils prodigue dans Luc 15:11-32.

« Il dit encore : Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des caroubes que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était. Ce serviteur lui dit : ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père : voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras ! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ; mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé. »

Le retour du fils prodigue_Rembrandt_1669

Le retour du fils prodigue – Rembrandt- 1669

Malgré le gaspillage dont l’homme est habituel, quand il reprend conscience de qui il est vraiment, il reprend à se nourrir du veau gras de l’abondance, et porte la tenue et l’anneau de l’autorité. Il n’y a rien à mériter, car la Création est finie depuis la fondation du temps. Vous, êtes Dieu fait homme, pour rendre visible ce qui ne l’est pas encore.

Ne croyez pas que vous deviez travailler pour votre salut, à la sueur de votre front. Il n’y a pas à attendre quatre mois avant la moisson, car les champs sont déjà blancs, emparez-vous de votre faucille et moissonnez! (Voir Jean 4:35)

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