Rupture de jeûne sec à 168 heures, soit 7 jours

Aujourd’hui j’ai rompu mon jeûne sec aujourd’hui à 168 heures, soit 7 jours complets.

La raison principale de la rupture de jeûne est que je rencontre des amis ce soir et que ma bouche avait un fort goût d’amertume qui ne m’était plus supportable. Je n’ai aucune connaissance du poids que j’ai perdu puisque que je ne possède pas de balance.

Je suis très satisfaite de moi, car mon jeûne le plus long était de 6 jours. Je me suis réalimentée avec du foie, du beurre crû et un oeuf bio. Je n’avais pas de place pour la mangue. Je suis très étonnée de mon haut niveau d’énergie ; je pense que j’aurais pu tenir deux jours supplémentaires.

Beaucoup de mes ressentis sont totalement indescriptibles. Mais, le plus surprenant était le changement du contenu de mes rêves et leur clarté inhabituelle. Travaillant depuis plus de 20 ans sur l’incubation des rêves (lucides, solutionneurs de problèmes ou prémonitoires, etc.), j’ai reçu ces trois derniers jours des songes spontanées très vivants et précis comme quand je suis en état de méditation alors que je n’ai pas du tout médité en raison de mon agitation nocturne résultant de la production importante d’hormone de croissance.

Ainsi, j’ai très envie de réitérer l’expérience pour explorer au mieux l’aspect spirituel. La seule chose que j’ai pu percevoir consciemment est un « moment d’éternité » hier soir quand je me baladais dans Paris. Impossible de décrire les choses autrement. J’ai alors bien compris pourquoi le jeûne sec est celui du mystique, des cultes de mystères ou encore du guerrier tellement il permet de créer dans l’esprit une nouvelle perception de la Réalité.

La fièvre thérapeutique

Il me semble que bien que le jeûne sec soit de plus en plus pratiqué en occident, un élément essentiel et spécifique à cette thérapie a été totalement loupé. Je n’ai jamais lu ou vu ni dans les blogs, ni dans les vidéos en français ou anglais ce sujet traité. Or, le Dr Serguei Filonov insiste sur la nécessité que le jeûne provoque une fièvre pour que la maladie soit efficacement eradiquée. Alors que l’hyperthermie augmente, la déshydratation relative passe à un niveau supérieur générant une fièvre chez le jeûneur, exactement comme s’il souffrait d’une bonne grippe. En 36 heures environ, la fièvre disparaît et avec elle la maladie ou est considérablement affaiblie. Pourquoi ce phénomène n’est-il jamais relevé ?

Je pense que la raison est que le jeûne sec pratiqué est souvent un jeûne sec doux, où le contact avec l’eau est favorisé. Par exemple, Gavin McGowen, qui est l’un des premiers à avoir adopter le jeûne sec prolongé propose pour allonger le jeûne sec et supporter la chaleur intense de prendre un bain où ont été versés des glaçons pendant 10-20 minutes une à trois fois par jour. Il est vrai que cela soulage totalement de la chaleur étouffante, mais empêche toute émergence de fièvre.

Néanmoins, mon propre jeûne a vu l’émergence de la fièvre au 2e jour de jeûne au lieu du 7e où ce phénomène est en général observé. Je l’explique par le fait qu’il s’agissait en fait de mon deuxième jeûne sec prolongé en moins de 15 jours. Alors que mon corps fumait par tous les pores de ma peau, en fin de soirée, je me suis mise à ressentir des frissons, à avoir très froid et très chaud. J’avais très mal au dos et aux reins ; processus tout à fait normal dans ce contexte.

Toute mon énergie m’avait quitté. Tout le carburant de mon organisme semblait être dirigé dans l’action d’un dragon intérieur qui avait pris le contrôle… Ce processus a duré environ 40 heures. Avec le départ de la fièvre, toute douleur avait également disparu et mes forces sont revenues progressivement.

Que se passe-t-il lors d’une fièvre ? 

Selon cet article que je traduis, un agent infectieux (bactérie, virus, etc.) est englouti par les macrophages de votre système immunitaire. Une série de réactions chimiques se manifestent pour faire baisser le thermostat de votre corps. Le corps perçoit sa température normale comme étant trop basse et commence à générer plus de chaleur en frissonnant et en la conservant en resserrant les vaisseaux sanguins, ce qui limite le flux sanguin vers la peau et en arrêtant le mécanisme de sudation. D’où les frissons.

Le système immunitaire libère dans le même temps des produits chimiques qui provoquent le sommeil pour aider à préserver l’énergie pour lutter contre les germes infectieux. Dans le même temps, des produits chimiques sont libérés qui favorisent la dégradation des tissus musculaires, ce qui augmente l’apport en acides aminés du corps, qui sont les matières premières qu’il utilise pour la défense, la réparation et l’énergie. C’est pourquoi les douleurs musculaires sont fréquentes avec les fièvres et les frissons. Un excès d’acides aminés supprime également l’appétit. Ceci est important car le système digestif s’arrête lorsque la température dépasse 37.5°C.

Si de la nourriture est consommée pendant une fièvre, elle mettra le système à rude épreuve en n’étant pas correctement digéré, et augmentera la charge toxique du corps, inhibant sa capacité à faire face à la cause de la fièvre. Lorsque la température corporelle est élevée, la production de globules blancs, la motilité et la capacité de tuer sont améliorées, et la production d’anticorps est augmentée jusqu’à 20 fois. Alors que la fièvre fait monter les défenses de l’organisme, elle fournit également un environnement inhospitalier aux germes.

Ainsi la fièvre permet par son passage de régénérer l’organisme comme le phénix renaît de ses cendres dans les mythes.

 

 

Parménide, 500 ans avant J.C : « Donne-moi une fièvre et je te guérirai toute maladie ».

La fièvre est un processus thérapeutique connu depuis au moins l’Egypte antique. L’histoire de la médecine montre que depuis des milliers d’années les médecins ausssi fameux qu’Imothep ou Galien se sont efforcés à générer la fièvre chez les patients afin de stimuler les défenses immunitaires de l’organisme. Les méthodes allaient des bains de sable chaud, à des bains chauds ou encore à l’utilisation de pathologies telle que la malaria dans le traitement.

Plus récemment, au XXe siècle le Dr William Coley a guéri des centaines de patients du cancer par sa technique (imparfaite) d’injections de toxines dans le but de générer une fièvre. Qauant au Dr Julius Wagner-Jauregg, il a reçu le prix Nobel en 1927 pour sa méthode de guérison de la syphilis par le paludisme.

En outre, la médecine reconnaît désormais que la guérisons spontanée de cancer, phénomène nié pendant des siècles, est une réalité. Ainsi, un article du journal Le Monde rappelle qu’une fièvre est souvent à l’origine de ses rémissions :

« Une infection et/ou une fièvre peut donc être associée dans de très rares cas à la régression spontanée d’un cancer. Il est en effet possible qu’un état infectieux sévère induise la production au niveau local de cytokines (protéines impliquées dans la communication entre cellules de l’immunité) et/ou l’activation de la réponse immunitaire anti-tumorale.
 »

Désormais, nombre de médecins aux Etats-Unis considère qu’il ne faut plus tenter de faire tomber la fièvre, mais la laisser suivre son cours s’il n’arrive pas 40°C. Mais, il faut reconnaître qu’une majorité de médecins s’opposent à cette idée.

Voilà pourquoi le jeûne sec est une thérapie considérablement plus efficace que le jeûne hydrique. Dans un corps nourri correctement, il n’y a pas de déshydratation dangereuse, car le corps génére ses propres réserves en eau.

Mon expérience personnelle en jeûne sec étant de trois ans, j’ai donc à la faveur de jeûnes multiples habitué mon corps à cette épreuve.

Je rappelle :

  • qu’il est conseillé de se faire superviser ou conseiller dans le cas d’un jeûne sec long, de bien se préparer et bien prendre connaissance des contre-indications.
  • qu’un corps dénutri ne doit pas jeûner ni en hydrique ni en sec. Préférez des jeûnes modifiés.

Pour traiter du jeûne sur Facebook et d’alimentation sans idéologie aller ici. Pour en savoir plus sur le pouvoir du jeûne allez ici.

The History of Fever Therapy in the Treatment of Disease https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1933808/pdf/bullnyacadmed00550-0069.pdf

Fever, Pyrogens and Cancer https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK6084/

Curative power of fever https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(01)06374-7/fulltext

Fever: suppress or let it ride? https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4703655/

3 réflexions sur “Rupture de jeûne sec à 168 heures, soit 7 jours

  1. Bonsoir et merci pour votre partage d’expérience !
    Est-il possible de jeûner tout en maintenant l’entraînement sportif ? Est-il possible de jeûner sans (trop) perdre de poids ?

    J'aime

  2. Bonsoir Yéléna,
    Je viens de prendre connaissance de ton retour du jeûne sec de 7 jours et j’ai juste les larmes aux yeux tellement je m’y sens appelé. Le jeûne me parle depuis la classe de 3e. Notamment le jeûne mystique. Je ne sais sais pas ce que j’ai a y vivre mais une chose est très claire, ça raisonne très fortement en moi. Ton témoignage me touche beaucoup et viens de m’ajouter de la force. J’aurai bien souhaité que tu m’embarque à avec toi à ton prochain voyage.😆😆😆
    Experience fantastique 🤩
    Wahoo, merci 😊

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