L’hormèse : ce qui ne me tue me rend plus fort

L’hormèse est un phénomène biologique qui voit l’adaptation de l’organisme en conséquence de l’application sous forme de faibles doses d’un agent toxique ou mortel. En d’autres termes, un stress qui normalement peut être très néfaste pour l’individu, s’il est appliqué de manière très limitée et progressive permet au corps de s’améliorer au point de résister dans le cas d’une application de doses plus importantes de ce même stress. Le schéma suivant tiré de Krömer et al[1] le montre bien.


 

Découvert (ou plutôt redécouvert) dans les années 40 par les chercheurs Chester Southam et John Ehrlich qui ont observé que les  extraits de cèdre rouge amélioraient le métabolisme des espèces fongiques à faible concentration, ils ont appelé ce phénomène « hormèse » se basant sur le mot grec qui signifie « mouvement rapide, empressement ». Néanmoins, toute personne qui a a fait du sport a déjà expérimenté les phénomènes hormétique. Elle sait que le corps s’adapte, s’améliore au fil des exercices.

Les facteurs hormétiques  (et donc permettant une amélioration de l’organisme) déjà identifiés sont principalement :

Le style de vie

  • Exercices physiques
  • Stimulation cognitive
  • Challenges quotidiens
  • Jeûne
  • Restriction calorique
  • Composés phytochimiques

Environnement

  • Toxines
  • Drogues
  • Poisons
  • Radiations
  • Rayons solaires
  • Chaleur
  • Froid
  • Médicaments
  • Eau

Facteurs intrisèques

  • Ischémie
  • Neurotransmetteurs
  • Endocrines

La science reconnaît désormais que l’hormèse est nécessaire à tous les individus (animaux et végétaux) pour évoluer. Les facteurs environnementaux en créant des stress sur les organismes ont permis à ceux-ci d’évoluer, de s’améliorer. Mais contrairement à l’idée que l’évolution est un phénomène figé appartement à des périodes révolues, l’hormèse montre que l’individu continue d’évoluer (ou d’involuer, donc de régresser) en fonction de sa réaction aux stress qu’il rencontre dans son existence. Les conséquences peuvent alors être incroyables : résistance aux poisons les plus mortels, améliorations des capacités physiques et cognitives, résistance à la maladie, guérison, etc.

Jane_lopatkina/Pixabay

Ainsi, dans des prochains articles, je traiterai de cas avérés de résistance aux poisons, à la radioactivité ou amélioration de sa santé. Je tenterai de montrer que l’homme physiquement et mentalement peut évoluer et s’améliorer dans des contextes de contradictions, de conflits s’il peut agir intelligent. Ce processus inhérent à chaque individu est une obligation de la nature d’évoluer et de devenir plus fort. Il n’y a pas d’avantage à rester dans son confort. De ce fait, le philosophe Friedrich Nietzsche avait tout à fait raison en affirmant : « Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort« .

Pour aller plus loin dans l’action hormétique du jeûne, allez ici.

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[1] Zimmermann, A., Bauer, M. A., Kroemer, G., Madeo, F., & Carmona-Gutierrez, D. (2014). When less is more: hormesis against stress and disease. Microbial Cell1(5), 150–153. http://doi.org/10.15698/mic2014.05.148

 

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