Comment vaincre vos allergies naturellement

Avez-vous des allergies? Êtes-vous sensible aux poils d’animaux, au pollen, aux arachides, au rhume des foins ou à d’autres aliments ou produits chimiques?

Si tel est le cas, vous partagez le quotidien de plus de 20 millions de Français, soit 30 % de la population. En 1970, ils n’étaient que 4 %. Selon l’OMS, en 2050 la moitié de la population occidentale sera atteinte.

La raison de cette épidémie est souvent imputée à la présence excessive de polluants et de produits chimiques dans les sociétés modernes. Pour pallier ce problème qui ne cesse de s’aggraver, la médecine conventionnelle tente, pour les personnes atteintes, de limiter leur exposition aux allergènes ou leur propose des antihistaminiques.

Néanmoins, une explication alternative est de plus en plus acceptée. Résumée sous le terme théorie hygiénique, elle considère que les allergies sont le résultat de système immunitaires fragilisés car non stimulés. Pour que cette explication soit plus compréhensible au lecteur, faisons un bref retour dans l’histoire.

Dans son ouvrage When Things Bite Back, l’écrivain américain Edward Tenner rappelle que dans son pays le rhume des foins et autres allergies se sont étendues à partir du XIXe siècle. Il note également que ces allergies étaient essentiellement présentes dans les milieux bourgeois, tandis qu’elles étaient considérablement moindre chez les enfants des familles ouvrières qui grandissaient au milieu des brouillards industriels.

Les épidémiologistes ont supposé que les familles nombreuses, les jeux en plein air et les infections précoces auraient pu aider à conditionner le système immunitaire des enfants avant qu’il ne rencontre une substance courante comme le pollen dans leur environnement.

Concernant l’explosion du rhume des foins, l’historien et allergologue M.B Emanuel considère que l’éradication des infestations parasitaires de la grande majorité de la population peut avoir entraîné un changement de statut immunologique et une susceptibilité accrue à l’allergie. En effet, l’immunoglobine IgE, anticorps associé aux maladies atopiques, notamment les rhinites allergiques, l’asthme et les dermatites atopiques est impliquée dans les mécanismes de défense immunitaire face aux infections parasitaires. L’homme a évolué avec ses parasites et en les éradiquant en payerait le prix par l’émergence des allergies.

De même, le Pr Jean-François Bach voit également un lien entre la baisse des maladies infectieuses et l’émergence des allergies et des maladies auto-immunes :

« L’hypothèse que nous défendons est que c’est la baisse des infections que nous observons dans les pays modernes qui est à l’origine de l’augmentation de la fréquence de ces maladies [allergies et maladies auto-immunes]. La baisse des infections est connue : c’est la baisse des grandes maladies infectieuses, mais c’est aussi l’amélioration de la qualité de l’eau, des aliments. Maintenant nous buvons et nous mangeons ‘propre’, ce qui n’était pas vraiment le cas autrefois. La raison pour laquelle la baisse des infections augmente les maladies auto-immunes et allergiques est qu’il y a une sorte de compétition entre les réponses immunitaires dans les infections et les réponses immunitaires à l’origine des maladies allergiques et auto-immunes. Quand les unes baissent, les autres remontent. »

Une théorie confirmée par l’expérience de Carélie, région que partagent la Finlande, l’Estonie et la Russie. Une comparaison des microbiotes d’enfants de ces trois pays, génétiquement semblables a montré de grosses différences qui expliqueraient que la Finlande présente un taux d’incidences d’allergies et de maladies auto-immunes jusqu’à six fois supérieur à celle de la petite république de Russie. Pour ce qui est de l’Estonie, les résultats étaient proches de ceux des enfants russes, il y a encore deux décennies. Or depuis son industrialisation récente et l’amélioration du niveau de vie (en raison de son entrée dans l’UE), les taux des enfants estoniens se rapprochent de ceux des Finlandais.

Ainsi, comment vaincre naturellement ses allergies ?

En renforçant votre système immunitaire pour qu’il puisse enfin assurer son rôle de défense. L’une des idées avancées est celle de l’hormèse. Principe biologique qui voit le renforcement de l’organisme en réponse à un stress modéré, l’hormèse pourrait amener à une amélioration de ces maladies. Les facteurs hormétiques sont principalement le jeûne, l’activité physique intense et sportive, l’exposition au froid à la chaleur, les challenges cognitifs, l’exposition modérée à des toxines, le stoïcisme philosophique, etc.

Ainsi des pistes pour renforcer son système immunitaire :

  • Jeûner quelques jours consécutifs régulièrement
  • Augmenter progressivement la sévérité du jeûne en jeûnant à sec
  • S’exposer au froid de manière progressive en allant à l’extérieur peu protégé ou prenant des douches froides
  • Marcher pieds-nus dans l’herbe, dans la boue, sur la terre, etc.
  • Marcher dans la forêt
  • Aller à la campagne régulièrement
  • Entrer en contact physique avec des animaux domestique ou de ferme
  • Boire de la véritable eau de source (de manière progressive ?)
  • Faire des bains de soleil
  • Affronter le monde, etc.
  • Visionner les vidéos de Thierry Casasnovas sur l’hormèse

Connaissez-vous d’autres moyens hormétiques qui permettraient de renforcer votre organisme ?

Pour traiter du jeûne, posez votre question sur ce blog et sur le groupe.

L’hormèse : ce qui ne me tue me rend plus fort

L’hormèse est un phénomène biologique qui voit l’adaptation de l’organisme en conséquence de l’application sous forme de faibles doses d’un agent toxique ou mortel. En d’autres termes, un stress qui normalement peut être très néfaste pour l’individu, s’il est appliqué de manière très limitée et progressive permet au corps de s’améliorer au point de résister dans le cas d’une application de doses plus importantes de ce même stress. Le schéma suivant tiré de Krömer et al[1] le montre bien.


 

Découvert (ou plutôt redécouvert) dans les années 40 par les chercheurs Chester Southam et John Ehrlich qui ont observé que les  extraits de cèdre rouge amélioraient le métabolisme des espèces fongiques à faible concentration, ils ont appelé ce phénomène « hormèse » se basant sur le mot grec qui signifie « mouvement rapide, empressement ». Néanmoins, toute personne qui a a fait du sport a déjà expérimenté les phénomènes hormétique. Elle sait que le corps s’adapte, s’améliore au fil des exercices.

Les facteurs hormétiques  (et donc permettant une amélioration de l’organisme) déjà identifiés sont principalement :

Le style de vie

  • Exercices physiques
  • Stimulation cognitive
  • Challenges quotidiens
  • Jeûne
  • Restriction calorique
  • Composés phytochimiques

Environnement

  • Toxines
  • Drogues
  • Poisons
  • Radiations
  • Rayons solaires
  • Chaleur
  • Froid
  • Médicaments
  • Eau

Facteurs intrisèques

  • Ischémie
  • Neurotransmetteurs
  • Endocrines

La science reconnaît désormais que l’hormèse est nécessaire à tous les individus (animaux et végétaux) pour évoluer. Les facteurs environnementaux en créant des stress sur les organismes ont permis à ceux-ci d’évoluer, de s’améliorer. Mais contrairement à l’idée que l’évolution est un phénomène figé appartement à des périodes révolues, l’hormèse montre que l’individu continue d’évoluer (ou d’involuer, donc de régresser) en fonction de sa réaction aux stress qu’il rencontre dans son existence. Les conséquences peuvent alors être incroyables : résistance aux poisons les plus mortels, améliorations des capacités physiques et cognitives, résistance à la maladie, guérison, etc.

Jane_lopatkina/Pixabay

Ainsi, dans des prochains articles, je traiterai de cas avérés de résistance aux poisons, à la radioactivité ou amélioration de sa santé. Je tenterai de montrer que l’homme physiquement et mentalement peut évoluer et s’améliorer dans des contextes de contradictions, de conflits s’il peut agir intelligent. Ce processus inhérent à chaque individu est une obligation de la nature d’évoluer et de devenir plus fort. Il n’y a pas d’avantage à rester dans son confort. De ce fait, le philosophe Friedrich Nietzsche avait tout à fait raison en affirmant : « Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort« .

Pour aller plus loin dans l’action hormétique du jeûne, allez ici.

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[1] Zimmermann, A., Bauer, M. A., Kroemer, G., Madeo, F., & Carmona-Gutierrez, D. (2014). When less is more: hormesis against stress and disease. Microbial Cell1(5), 150–153. http://doi.org/10.15698/mic2014.05.148