Le pouvoir du jeûne : maigrir, guérir, rajeunir disponible sous format papier et kindle sur Amazon.fr. 476 pages.

Le pouvoir du jeûne_rhabillé

Bonjour à tous,

Après plus 18 mois de recherche et un six mois d’écriture, mon livre Le pouvoir du jeûne est enfin disponible sur Amazon en version Kindle ou papier que vous trouverez ici.

Table des matières

Introduction

Chapitre I    Qu’est-ce que le jeûne ?  

Un phénomène commun dans la nature ?
Le jeûne de migration
Le jeûne de reproduction
Le jeûne de saison
Le jeûne accidentel
Le jeûne de circonstance
Une tradition venue du fond des âges
Le jeûne dans les religions abrahamiques
Le jeûne dans les religions d’Extrême-Orient
Le jeûne de bien-être
Le jeûne shamanique
Le jeûne ascétique
Le jeûne initiatique
Le jeûne d’incubation
Un outil de développement personnel
Le jeûne du guerrier
Le jeûne élitiste
Du jeûne thérapie au jeûne pénitence
L’émergence du jeûne dans les sociétés industrialisées
Les jeûnes de 40 jours du Dr Henry Tanner
Un jeune écossais jeûne 382 jours

Chapitre II   Qu’est-ce que le jeûne thérapeutique ?     

Un profond bouleversement du métabolisme
Les formes de stockage de l’énergie
Le métabolisme lors du jeûne court
Le métabolisme lors du jeûne prolongé
Les cinq phases métaboliques du jeûne prolongé
Quand le jeûne devient-il thérapeutique ?
La cétose
La crise d’acidose
L’autophagie
Une définition étendue du jeûne

Chapitre III   L’hormèse  

« Ce qui ne me tue pas me renforce »
La mithridatisation ou l’adaptation aux poisons
Une obligation d’amélioration face à l’adversité
Une résistance face à la radioactivité ?
Le jeûne, l’hormèse par excellence

Chapitre IV    Le jeûne hydrique          

Les cinq phases du jeûne hydrique
Le jeûne hydrique selon…
Arnold Ehret
Herbert Shelton
Otto Büchinger
Youri Nikolaïev

Indications thérapeutiques
Dix recommandations sur la pratique du jeûne hydrique
La rupture du jeûne hydrique

Chapitre V   Le jeûne intermittent      

Le jeûne journalier
Le jeûne 5/2
Le 16/8
Le jeûne quotidien alterné
Lean Gains
Eat, Stop, Eat
La diète du guerrier
La diète cétogène
Le jeûne périodique
Le jeûne de sept jours
La Fasting Mimicking Diet (FMD)
Le jeûne sec de 42 heures
La réalimentation en jeûne intermittent

Chapitre VI   Le jeûne sec           

Les différents types de jeûne sec
Le jeûne sec classique
Le jeûne sec en cascade
Le jeûne sec combiné
Le jeûne sec fractionné
Les principales phases du jeûne sec
Principaux mécanismes thérapeutiques
La première crise d’acidose
La seconde crise d’acidose
L’autolyse ou autophagie
L’apoptose
L’acidification
La fièvre
Un pouvoir anti-inflammatoire
Une stimulation du système immunitaire
Un amaigrissement rapide et efficace
Un générateur de cellules souches
Un rajeunissement cellulaire
La préparation à un jeûne sec long
La rupture du jeûne sec
Le corps après le jeûne sec
Des preuves empiriques ?
Des preuves scientifiques
Dix recommandations pour un jeûne sec de 3 à 5 jours.

Chapitre VII   Jeûner pour maigrir      

Pourquoi a-t-on du mal à maigrir ?
Le sport ne ferait pas maigrir
Compter les calories ne servirait à rien
Le gras ne ferait pas grossir
Un obstacle à la perte de poids : la résistance à l’insuline
Maigrir durablement avec le jeûne intermittent
Que faire quand le jeûne intermittent ne marche pas
Les exercices de haute intensité
Quelques exemples de réussite
Maigrir avec le jeûne hydrique
Maigrir avec le jeûne sec
Se réalimenter sans grossir

Chapitre VIII  Jeûner pour guérir         

États-Unis,  années 1900 : faux départ pour le jeûne thérapeutique
Russie, années 1950 : validation du jeûne médical
États-Unis, années 2010 : le jeûne thérapeutique renaît de ses cendres
Des cycles de jeûne renforceraient le système immunitaire
Une inversion du cours du syndrome métabolique ?
Diabète de type I : une régénération du pancréas ?
Diabète de type II : une inversion du cours de la maladie ?
Épilepsie : une suppression des crises ?
Autisme : une diminution des symptômes ?
Une efficacité contre les inflammations chroniques ?
Une inversion du cours de la sclérose en plaques ?
Une amélioration des symptômes de l’asthme ?
Une régénération des capacités de fertilité ?
Une  efficacité sur des maladies cutanées ?
Un rajeunissement de la peau et un épaississement des cheveux ?
Une optimisation de la guérison des blessures ?
Une diminution des effets des substances toxiques ?
Une aide efficace contre le cancer ?
Une efficacité contre les radiations ionisantes ?
Une efficacité dans le traitement des maladies mentales ?
Une favorisation dans la guérison des infarctus ?
Une prévention des maladies neurodégénératives ?
Des guérisons des lésions de la moelle épinière ?
Un facteur de régénérations multiples ?

Chapitre IX   Le jeûne sec : La thérapie par la fièvre, un  remède oublié ?

« Donne-moi le pouvoir de créer une fièvre… »
De multiples thérapies par la chaleur en Méditerranée
Des toxines qui génèrent la fièvre qui déclenche la guérison
Des guérisons de sarcomes suite à la contraction d’érésipèle
Les toxines de Coley
Une réitération des résultats de Coley ?
La fièvre pour guérir les maladies mentales ?
Un lien entre infections et rémissions ?
Des guérisons à la suite d’infections ?
Quand la malaria guérit la syphilis
La fièvre génératrice de rémissions spontanées ?
La rémission spontanée : un mythe ?
La fièvre, facteur de guérison ?
La fièvre efficace sur les cellules cancéreuses ?
Une corrélation négative entre fièvre et cancer ?
Une corrélation négative entre fièvre et maladies chroniques ?
Comment le jeûne sec guérirait

Chapitre X   Témoignages de guérisons  en jeûne hydrique      

Cancer de la vessie de niveau II : Jean-Claude Gruau
Cancer de la vessie de niveau III : Michel Dagon
Cancer de la vessie de niveau III : Serge Lemaille
Guérison d’une rectocolite hémorragique
Guérison d’une endométriose ?
Rémission d’un cancer du cerveau ?
Guérison d’une fatigue précancéreuse ?
Guérison d’une leucémie ?
Un lifting de la tête aux pieds ?

Chapitre XI   Témoignages de guérisons en jeûne sec     

Jeûne sec en individuel
Une première expérience de 36 heures de jeûne sec
Diminution d’une cicatrice chéloïde
Peut-on jeûner à sec plus de trois jours sans mourir ?
Une expérience mystique intraduisible : 11 jours de jeûne sec
Méthode Filonov dans l’Altaï sibérien
Guérison d’endométriose et de masses cystiques ?
Guérison d’une athérosclérose ?
La fertilité retrouvée suite à sept jours de jeûne sec ?
Méthode Anna Yakuba dans les Carpates ukrainiennes
Rémission d’une leucémie en stade terminal ?
Disparition d’imperfections cutanées ?

Chapitre XII   Jeûner pour rajeunir     

Les raisons du vieillissement
La prééminence des hormones
L’hypothalamus contrôlerait le vieillissement
L’IGF-1, une des clés du vieillissement
L’hormone de croissance, un facteur de jeunesse ?
L’autophagie, un mécanisme anti-âge ?
La restriction calorique allongerait la durée de vie
Les animaux qui jeûnent rajeunissent : les études russes
Le jeûne sec : la fontaine de jouvence retrouvée ?

Chapitre XIII   Les dangers du jeûne   

Le jeûne peut tuer
Le respirianisme
La restriction calorique extrême prolongée
Les diètes cétogènes fantaisistes
L’état de famine n’est pas un jeûne
Le syndrome de renutrition inappropriée
Les dangers du jeûne sec non préparé
Même 36 heures de jeûne sec ne sont pas anodines
Les conséquences d’un jeûne sec de onze jours sans préparation
Un jeûne sec a peut-être aggravé sa maladie
Les contre-indications du jeûne hydrique et du jeûne sec

Conclusion 

Ressources bibliographiques
Ressources numériques
Entretiens, émissions et conférences
Sites internet
Forums en ligne
Témoignages de jeûneurs à sec (vidéo)

Mots-clés : Jeûne hydrique, jeûne intermittent, jeûne sec, hormèse, Ramadan

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Merci à tous pour votre soutien…

Expérience d’un jeûne sec combiné

Voici le témoignage de Jean-Luc qui est en train de faire un jeûne.

 » Bonjour,
J’en suis a mon 13 jours de jeûne (dont les 3 premiers jours en jeûne sec). Hormis mes 9,1 kg de perdus (pesé le lundi 23) , voiçi les améliorations que j’ai constatées:
Vision améliorée
Corps plus tonique
Mes genoux me faisaient horriblement souffrir lorsque je m’accroupissais ; les douleurs ont quasiment disparu, je me baisse sans douleurs.
Je dors comme un bébé maintenant et d’un sommeil réparateur.
Je suis plus souple et mon équilibre c’est amélioré.
Mon ouille s’est affinée
Je suis d’un calme impérial, je maîtrise maintenant mes émotions, j’ai repris le contrôle de mon esprit.
J’avais une tendinite persistante, je ne parvenait pas a m’en débarrasser, elle a disparu après 6 jours de jeûne et sans aucun traitement, en vivant normalement (pas de repos forcé)
Je suis agréablement bluffé.

Jean-luc.« 

Bonjour Jean-Luc,
Félicitations pour votre jeûne ou pour les résultats que vous avez déjà obtenus.
Quand vous aurez décidé de rompre votre jeûne et que vous vous réalimenterez, je vous inviterais à bien veiller à vous réadapter pendant au moins la moitié du temps de votre jeûne. Ainsi, si vous avez jeûné 15 jours, il faudra que la réadapatation alimentaire dure au moins 8 jours liquide puis semi-liquides. Le but est de laisser au corps le temps de regénérer les enzymes digestives et de ne pas stresser le corps de façon supplémentaire.
Ce sont les conseils du Dr Youri Nikolaïev qui a fait jeûner plusieurs milliers de malades. Selon lui, c’est très important pour maintenir les bénéfices obtenus pendant le jeûne.
Merci pour votre témoignage…
Bon courage.
YC

Je viens de jeûner à sec 72 heures et j’aimerais aller jusqu’à 101 heures. Est-ce dangereux ?

Bonjour, dans une heure et trente minutes, mon corps et mon esprit auront enduré 72 heures de jeune sec. Je souhaiterais atteindre 101 heures de jeûne sec. Mais, je vous avoue que j’ai un peu peur car mon organisme est maintenant au ralentit. Ce qui me rassure c’est que je vais toujours uriner plusieurs fois par jour. Pourriez-vous m’indiquer les premiers signes annonciateurs d’un danger potentiel qui me ferait rompre le jeûne.

Merci pour vos réponses.

 

Mes félicitations pour vos 72 heures de jeûne sec que vous atteindrez dans une heure! Vous êtes fatigué, c’est normal puisque vous n’avez ni mangé, ni bu depuis 3 jours. Si vous voulez persister, il vous faut rester dans un endroit frais et au repos. Votre corps fonctionne sur ses réserves et puisent l’eau dont il a besoin dans vos cellules graisseuses. Le jeûne sec est un état de repos. Donc, ménagez-vous.

 À votre question de savoir si vous êtes en danger, je ne peux vous répondre comme cela, tout d’abord parce que je n’ai pas idée de  votre paramètres physiologiques et en plus parce que je ne suis pas médecin. Si vous n’avez pas de maladie cardiaque ou rénales, quelques jours de jeûne sec ne sont pas dangereux, à condition de respecter les prérogatives. Il faut comprendre que c’est le processus très efficace d’un point de vue thérapeutique, mais également très stressant pour l’organisme. Le stress est très bien pour l’organisme d’un point de vue hormétique, c’est-à-dire en procédant par étapes. Mais, il ne faut absolument pas chercher à se dépasser plus que de raison.

Mon opinion est qu’il faut éviter de battre les records. Votre corps a ses limites et elles ne peuvent qu’être repoussées qu’à travers un processus par étapes. Si je vous invitais à courir 40 km au marathon sans entrainement, vous trouverez l’idée ridicule et dangereuse. Vous trouverez plus logique de courir une dizaine de km par semaine et de progressivement augmenter la distance parcourue. C’est pareil avec le jeûne sec. À votre nom de famille, je suppose que vous êtes musulman, et donc que vous jeûnez probablement déjà à sec 30 jours chaque année lors du Ramadan. Néanmoins, il est nécessaire de ne pas vous pousser votre corps à des limites. En Russie, il y a des jeûneurs qui s’abstiennent d’eau et de nourriture pendant 10 jours ou plus, mais ils ont habitué leur corps à la déshydratation, et ce dernier s’est donc habitué et s’est modifié en conséquence. Ils en arrivent à ce niveau après plusieurs années.

Donc, à votre place, je romprais le jeûne et je jeûnerai à nouveau dans quelques semaines avec un nouvel objectif. Si vous ne vous semblez plus à l’aise comme vous le dites, suivez votre intuition, et rompez votre jeûne. La peur n’est pas un signe de faiblesse, elle vous rappelle vos limites.

Il y a également des signes que vous devez observer. Il s’agit notamment de votre niveau de déshydratation. Si vous produisez plus de salive, il faut immédiatement rompre le jeûne. Regardez si votre peau à toujours la même élasticité. Quand vous pincez la peau de votre main, elle doit revenir à son état initial. Sinon, vous êtes en déshydratation, et vous devez rompre votre jeûne. Autre chose, si vous sentez les battements de votre cœur, c’est que le stress est trop important, il vous faut donc rompre le jeûne.

Pour ce faire, prenez une bouteille d’eau fraîche de préférence d’1,5 l que vous boirez en deux heures. Il vous faut donc boire en petite quantité, pour laisser l’eau pénétrer vos cellules. De plus, il se peut que le simple fait de boire vous fasse mal, parce que votre gorge est asséchée. Donc, faites les choses de façon progressive.

Je suis en train de terminer mon livre sur le jeûne qui traite beaucoup du jeûne sec et j’écrirai des articles sur ce sujet quand le livre sera terminé. À  titre personnel, je n’ai jamais jeûné à sec plus de 98 heures. Après mon livre, je vais tenter un jeûne sec d’au moins 100 heures.

Une expérience de 36 heures de jeûne sec

Je jeûne plus ou moins régulièrement et j’ai découvert le jeûne sec, il y a un peu plus d’un an. Sceptique au premier abord, j’ai lu nombre de témoignages de jeûneurs à sec et je me suis lancée. Les résultats sur le corps au bout de quelques cycles de jeûne sec de 48 heures sont extraordinaires sur le corps : perte très rapide de la graisse notamment au niveau du ventre, amélioration de la fermeté de la peau, affinement du grain cutané, douceur de la peau et des cheveux. Les études montrent que trois jours de jeûne hydrique génèrent de cellules souches  qui régèrent l’organisme. J’ajoute que le jeûne sec de plusieurs jours ne doit pas être entrepris avant d’avoir soumis son corps au jeûne hydrique, plus facile pour le corps. Je traiterai du sujet en profondeur dans les prochains articles.

Néanmoins, j’aimerais partager le témoignage d’un bloggeur hongrois, Tallis Shivantar,  qui a fait l’expérience lui aussi  d’un jeûne sec. Le trouvant très pertinent, je vous invite à le lire pour inspiration. Vous trouverez le texte original (en anglais) sur son blog.

J’ai d’abord découvert le jeûne à sec il y a quelques mois. Avant cela, bien sûr, j’avais bien entendu parler de ce type de jeûne, mais, comme sur la plupart des Occidentaux, je croyais que ce ne pouvait être que l’idée de religieux fanatiques.

J’étais persuadé que sans eau, aucun nettoyage ne pouvait se faire et donc aucun bénéfice physique se manifesterait. Ensuite, j’ai commencé à lire le travail du Dr. Serguei Filonov, et me suis rendu compte à quel point la peur et l’ignorance avaient déformé notre perception de cette pratique ancienne.

J’étais  donc attiré par l’idée du jeûne sec. Tout d’abord, en tant que personne qui avait des années d’expérience avec le jeûne à l’eau, j’étais intéressé par la désintoxication et le nettoyage du corps plus profond que me proposait le jeûne sec. En second lieu, il y avait comme une sorte d’attraction esthétique: l’idée de ne pas manger ni boire était si simple, il fallait juste être. Troisièmement, en tant que joggeur, les jeûnes à l’eau de 7 ou 10 jours  auxquels j’étais habitué me prenaient beaucoup de temps et je manquais au moins deux semaines de course en prenant compte des périodes de réalimentations. L’idée d’un jeûne plus court m’attirait. Je ne perdrais pas beaucoup de graisse dans le processus  et je pourrais revenir à la vie normale plus rapidement.

J’ai donc tenté mon premier jeûne sec de 36 heures pendant les vacances de Pâques. C’était intéressant de voir comment, psychologiquement, les 36 premières heures ressemblaient tellement au jeûne hydrique. À l’époque, l’idée de ne pas manger pendant une journée entière était intimidante, même un peu oppressante, et mon égo avait peur pour sa survie, bien que je savais tout à fait que je n’allais pas mourir. Identiquement, le fait de ne pas manger ni boire pendant 36 heures surtout après avoir été conditionné sur le fait qu’il était impossible de vivre comme cela plusieurs jours me rendait nerveux.

Alors, qu’est-ce qui s’est réellement passé? Toute l’expérience a été absolument incroyable!

J’ai arrêté de manger et de boire le vendredi à 21 heures et je voulais rompre le jeûne le lundi suivant à midi. L’une des particularités du jeûne sec est de renter en cétose en un temps record. Quand vous brûlez des cétones, votre organisme crée de l’eau à partir de la  graisse, ce qui empêche la déshydratation du corps. Compte tenu de mon expérience avec les jeûnes de l’eau, j’entre en cétose assez rapidement, mais je voulais accélérer la transition. Mon dernier repas avant de le jeûne sec était composé majoritairement de graisses et de protéines.

Je me suis réveillé samedi avec une bouche sèche. N’est-ce pas ainsi pour tout le monde tous les matins? Néanmoins, je sentais en moi une anxiété sous-jacente qui  pourrait être le début de la déshydratation causée par le jeûne. Comment je me sentais mal! Habituellement, lorsque nous nous réveillons le matin avec une bouche sèche, nous prenons quelque chose pour commencer la journée. Illico presto, le problème est résolu. La chose étonnante était que, dans les 10 à 15 minutes, la sensation de sécheresse dans ma bouche était partie d’elle-même, et pour le reste de la journée, ma salive était complètement normale!

En un sens, un jeûne sec n’est pas complètement sec, car la cétose génère de l’eau qui vient de l’intérieur du corps. Dans le métabolisme des molécules de graisse, l’excès d’atomes d’hydrogène est libéré de la graisse qui est combinée dans le sang avec l’oxygène formant…  de l’eau (H2O). Le Dr Filonov estime que le corps est capable de produire 1,5 litre d’eau par jour des graisses. Je ne suis pas complètement convaincu de cette quantité, car si c’était vrai, alors sûrement nous pourrions survivre aussi longtemps que nous avons de la graisse. De toute évidence, ce n’est pas le cas. Le record du monde sans manger et sans boire est de 18 jours, et le jeûne sec au-delà d’une semaine est assez extrême. Néanmoins, le fait demeure que je n’ai connu aucun signe de déshydratation pendant toute la durée de mon propre jeûne: pas de maux de tête, pas de peau ni de bouche sèche, aucun changement important quant à la couleur de l’urine. Si la production d’urine est un indicateur plus fiable de la déshydratation, la production d’urine a été lente mais régulière, car j’ai toujours produit 0,15-0,2 litres toutes les six heures environ.

En fait, presque incroyablement, je me suis senti magnifiquement bien!

Je suis parti pour une promenade de cinq kilomètres dans l’après-midi. Bien que me sentant un peu étourdi, je n’ai pas été frappé par la faiblesse. Après une sieste, je me suis réveillé avec une bouche sèche. Cette fois, je pensais que la déshydratation s’était bien mise en place. Non. Tout comme le matin, ma salive est revenue à la normale dans les 10 à 15 minutes. Vers 5 heures du matin, j’ai commencé à ressentir une légère sensation de pression dans ma tête, comme si cela pouvait être le début d’un mal de tête. Mais je me suis assis un moment et j’ai respiré lentement et profondément, et le sentiment s’est rapidement dissous.

Je suis allé me ​​coucher samedi soir m’attendant à me réveiller le lendemain avec la nausée et un mal de crâne. Ce sont les symptômes classiques d’un nettoyage de l’organisme par le jeûne sec. Une fois encore, j’avais la bouche sèche. Une fois encore, ce symptôme a disparu en  une quinzaine de minutes.

Pour rompre le jeûne, j’ai lentement bu une demi-eau de source mélangé à un citron fraîchement pressé, puis de deux oranges. Anna Yakuba, qui dirige une centre de guérison par le jeûne sec et la nourriture crue en Ukraine, préconise ce mélange d’agrumes pour nettoyer et stimuler davantage le foie avant de revenir progressivement à un régime alimentaire normal. Je dois admettre que ces oranges avaient un goût absolument merveilleux! Après seulement 36 heures sans nourriture ni boisson, cependant, aucune autre transition n’était nécessaire, et je mangeais normalement à l’heure du déjeuner.

L’expérience de ce premier jeûne sec a déclenché une curiosité et, assez curieusement, j’eu envie de la réitérer. La deuxième fois, mon expérience était très semblable, sauf que, contrairement au premier jeûne, je n’avais aucune crainte ni anxiété. De même, je me suis promené une heure et demie avec les enfants. C’était plutôt chaud et ensoleillé, et, bien que je n’avais probablement pas envie de trop suer, j’ai dû perdre pas mal de fluide, car j’étais assez épuisé. Un autre facteur de fatigue est le nettoyage. À partir de 14 heures, ma langue produisait une salive extra mousseuse qui, selon mes expériences des jeûnes de l’eau, sont caractéristiques de la désintoxication. La chose étonnante est que la crise d’acidose est arrivée très rapidement ! Lors de mon premier jeûne à l’eau 7 jours, cela n’a eu lieu que vers le quatrième ou le cinquième jour. Comme mon corps était déjà habitué au jeûne de l’eau, la crise se manifeste de plus en plus tôt à chaque jeûne, et lors de mon dernier jeûne hydrique, elle est apparue au bout de deux jours. Mais je n’ai jamais connu une forte désintoxication le premier jour. Cela signifie que j’étais déjà en mode cétose et détox / nettoyage complet au bout 18 heures de jeûne sec. Incroyable!

N’importe qui ne peut pas se lancer immédiatement dans un jeûne  sec. Si vous avez des niveaux élevés de toxicité (comme beaucoup de personnes le font dans la vie moderne), cela peut vous tuer en deux ou trois jours ( Je pense qu’il exagère, mais un jeûne sec de plus de 5 jours peut causer des troubles si le corps n’est pas préparé. Il faut se préparer en hydrique et prendre du bicarbonate de sodium, YC). Le nettoyage est tout simplement trop rapide, trop puissant. C’est quelque chose à faire qu’après l’expérience avec un jeûne de l’eau.

Il me semble que le succès du jeûne sec dépend principalement de deux facteurs: (1) la capacité de se déplacer rapidement dans la cétose, (2) un niveau de toxicité résiduelle relativement faible dans le corps. Veuillez prendre cet avis au sérieux!

Le jeûne sec est effectivement une expérience extraordinaire, très puissante et très efficace. Néanmoins, il ne faut pas le faire non préparé. J’en parlerai plus dans les prochaines semaines, mais vous pouvez faire des jeûnes hydriques de 24 à 72 heures régulièrement avant de vous lancer dans un jeûne sec de 36 heures. Une autre chose est de faire un jeûne sec type ramadan, c’est-à-dire de vous entraîner à jeûner à sec, du lever au coucher du soleil afin d’habituer votre organisme à cet état. Quand vous vous réalimentez, n’oubliez pas de bien vous hydrater. Bien préparé, un jeûne sec de 36 heures ou plus est une expérience magnifiquement intense, superbe et sublime ! Mais c’est surtout une expérience spirituelle absolument unique qui va vous rappeller à quel point vous êtes vivants.

Pour aller plus loin dans l’expérience thérapeutique et spirituelle du jeûne sec, cliquer ici.

Vous trouverez ici un groupe de discussion sur le jeûne, l’hormèse et l’évolution.

 

Quels sont les limites du jeûne sec ?

Je suis en train de finir l’écriture d’un livre sur le jeûne thérapeutique et je suis ravie du résultat de mes recherches. J’ai trouvé de merveilleux témoignages de guérison par le jeûne thérapeutique dont je traiterai dans le livre avec plaisir.Je suis naturellement moi-même partisane de cette discipline, et l’expérimente autant que je peux. Depuis l’année dernière, j’ai commencé le jeûne sec et une fois que vous avez passé la peur de cette expérience, vous ne tarderez pas d’entrer dans le pays d’Alice aux merveilles. Deux exemples qui datent de quelques jours.

Une des amies était venue me rendre visite alors que j’avais commencé mon écriture. On a alors parlé du jeûne sec. Je lui ai parlé de mon ami Patrick qui a perdu 6 kg en trois jours de jeûne sec. Elle m’avait plusieurs fois vu jeûner 48 heures à 72 heures. Elle a décidé de faire l’expérience. Elle a tenu 70 heures. Elle a perdu 7 centimètres de ventre et a désormais 7 kg de moins sur la balance. Mais ce qui est de plus extraordinaire, c’est sa peau. Elle m’a appelé pour me dire que la peau sur le bas de ses jambes était depuis des années comme fripée. Elle a 47 ans. En s’épilant il y a deux jours, elle a remarqué qu’elle était devenue lisse et ferme comme celle d’une jeune fille !

Autre expérience me concernant cette fois ci : dimanche dernier, je me suis foulée la cheville en trébuchant dans une crevasse que je n’avais pas vue suite aux hautes herbes. Le lendemain, j’avais le pied très très enflé. J’ai mis de la crème, mais ne pouvais pas reposer mon pied, car je fais en ce moment des travaux de jardin. Il ne me faisait plus vraiment mal, mais il était toujours très gonflé.  Une amie me disait que j’aurais toujours une fragilité. Je me suis remise à jeûner à sec car je sais que le jeûne à sec supprime les inflammations. Avec la chaleur caniculaire, j’ai tenu 50 heures. La seconde nuit, mon pied qui ne me faisait plus mal s’est réveillé. J’ai interprété cela comme le travail de l’autolyse qui répare le corps. Juste après m’être à nouveau réalimenté, j’avais oublié mon pied. En fait, je m’en suis rappelé quelques heures plus tard. Toute inflammation a disparu, et je n’ai plus aucune douleur. Je suis partie faire un petit jogging dans la forêt, et plus aucune trace de cette satanée entorse.

Juste un hasard ou avons – nous à l’intérieur de nous -mêmes un médecin comme l’affirmait déjà Hippocrate, le père de la médecine ?

 

Un exemple de jeûne sec : elle perd 30 kg en deux mois et retrouve un ventre plat.

Si vous n’êtes pas familier avec jeûne sec, je vous invite très fortement à lire, l’article qui présente le jeûne sec, que vous trouvez ici.

Voici le cas de A.C, femme de 41 ans, qui a 6 enfants. Elle faisait partie d’un groupe sur Facebook consacré au jeûne sec. En jeûnant régulièrement d’un à 5 jours, elle a totalement modifié sa peau, qui est redevenue ferme et uniforme. En deux mois. Mieux que la chirurgie!

Comment le jeûne sec agit-il? Selon les médecins qui se consacrent à la question, l’organisme en état de stress, car manque d’eau, « casse » les molécules adipeuses, pour en retirer la précieuse eau. Les cellules entrant en compétition pour les ressources en eau, les cellules (et donc les tissus) faibles et malades, meurent, et ne survivent que ceux plus forts. Tout revient à la normale quand l’individu se nourrit à nouveau.

Pour ce qui est du cas de A.C, quand elle mangeait, elle ne se nourrissait qu’en low-carbs, soit régime cétogène.

Je rappelle que le jeûne, et d’autant plus à sec, se fait dans un état de repos. Il n’est pas question de courir un marathon, ni de travailler sous 40°sur les chantiers. Si vous travaillez dans un bureau à température tempérée, cela est parfait. Je fais régulièrement moi-même, des jeûnes secs d’environ 48 heures dans de telles conditions; et sans aucun problème.

Avant de faire le jeûne de 36 heures, il serait bien adapter votre corps, en faisant des jeûnes secs de 12 heures régulièrement, puis de 24 heures, puis de 36 heures.

D’après mon expérience, un jeûne de 36 heures, est le minimum pour commencer à voir des effets. 36 heures, cela vous fait deux nuits en jeûne sec. Par exemple, vous prenez votre dernière bouchée et dernier verre d’eau demain dimanche à 14 heures. Vous aurez probablement soif dans la soirée. Il vous faudra tenir sans boire une seule goutte. Au réveil, à 8 heures vous n’aurez probablement plus soif. Et boirez le lendemain à 8 heures. Cela vous fera plus d’une quarantaine d’heures en jeûne sec. Faites le une fois par semaine, vous verrez, c’est déjà aussi efficace qu’une jeûne de plusieurs jours. Votre corps en entrant en cétose, va commencer à se nettoyer.Comme cela, vous allez habituer votre corps à ce nouveau « stress », et ensuite progressivement, vous allez pouvoir augmenter les heures de jeûne.

Je vous conseille fortement de prendre avant de commencer le jeûne, un verre d’eau chaude ou tiède, où vous dissoudrez une cuillère de bicarbonate de sodium. Ceci pour éviter une production d’acide urique importante si vous allez loin dans le jeûne.

Si vous comprenez l’anglais, voici une étude scientifique d’un jeûne sec de 5 jours fait sur 10 individus volontaires: http://www.karger.com/Article/Pdf/357718.

Pour tout savoir ou presque sur le jeûne sec, allez ici.

Le jeûne sec

Dry fasting

 

Si vous ne connaissez absolument pas la question du jeûne thérapeutique tout court, je vous invite à lire auparavant l’article que j’ai écrit sur la question. Il revient sur l’historique du jeûne et sur ma propre expérience du jeûne.

Aujourd’hui, je traiterais du jeûne non pas hydrique, mais sec.

Le jeûne que l’on nomme sec est le fait de s’abstenir pendant une période donnée de nourriture et d’eau.

La première fois que j’ai entendu parler de cette forme de jeûne, j’ai d’abord cru à une mauvaise blague ou à une idéologie nouvelle tout droit sortie de la tête d’un fakir indien. En effet, bien que le jeûne thérapeutique ne m’était inconnu, j’avais toujours entendu qu’il fallait boire beaucoup d’eau lors de ce procédé afin de s’hydrater.  C’est d’ailleurs un réflexe que l’on prend très vite si on veut tenir sa faim en laisse lors des premiers jours du jeûne, qui sont les plus difficiles: boire de l’eau dès qu’on à faim pour continuer à ne pas manger.

Néanmoins, je me rappelle ma confusion à la lecture d’un ouvrage d’Herbert Shelton, médecin centenaire qui a dans les années 50 – 70 supervisé des milliers de jeûnes. Il conseillait fortement de ne pas se forcer à boire et ne boire que quand le besoin se faisait réellement sentir. Je vous conseille fortement son livre, intitulé le jeûne. Cet ouvrage épais est rempli d’étude sur le jeûne, mais également répond à toutes les questions légitimes que vous pourrez vous poser sur la question.

Cependant, j’ai continué à faire quelques recherches sur la questions, afin de confirmer ou d’infirmer les vérités affirmées par les internautes qui ne juraient que par lui.
Ainsi, je suis tombée sur deux sources médicales intéressantes sur la question.

  • La première était une étude allemande qui avait fait jeûner à sec 10 personnes « en bonne santé » pendant 5 jours. Vous trouverez ici l’étude en anglais, et sous format PDF que pouvez donc enregistrer sur votre ordinateur. Elle a cherché à vérifier l’évolution des paramètres rénaux  et métaboliques comme le poids, les circonférences du cou, des taille, des hanches, de la poitrine, mais aussi la pression sanguine, le rythme cardiaque, le taux d’oxygène dans l’hémoglobine etc. Au bout de ces cinq jours, il a été vérifié que nombre de ces paramètres vérifiés étaient stables, excepté le poids et les circonférences qui ont largement diminués.
    La conclusion de l’étude: « L’expérience de cinq jours de jeûne sec chez ces 10 adultes en bonne santé, s’est avérée sans danger, (…) et il a été observé une amélioration considérable des fonctions rénales ».
  • La seconde source est un livre écrit par un médecin russe, le Dr Sergei Ivanovich Filonov qui se consacre à la question : Dry Fasting, myths and reality, que l’on peut traduire par: « Le jeûne sec, mythes et réalités ». Il n’est malheureusement pas traduit en français, ni en anglais, mais quelque bonne âme a eu l’intelligence de faire traduire les 400 pages de la version numérique par le système de traduction automatique de Google, et malgré les fautes de syntaxes, il est compréhensible en anglais. Pour ceux qui comprennent la langue de Shakespeare, vous le trouverez sur la plateforme Scribd.com ou sur d’autres sites qui traitent de la question du jeûne.

Alors qu’apprend-on dans cet ouvrage?

  • Il y a deux sortes de jeûnes secs. Le jeûne dit doux, et le jeûne dit absolu ou dur, qui interdit tout contact avec l’eau; c’est à dire l’individu ne se lave pas les dents, ne prend pas de douche. En effet, lors d’un jeûne sec, la peau développerait une plus grande capacité à absorber les molécules d’eau, et l’humidité pourrait même absorber les molécules d’eau contenues dans l’air. Mon opinion est que cela ne compte pas réellement et n’a aucune incidence réelle sur votre jeûne. Vous pouvez vous laver et vous brosser les dents, votre jeûne sec sera tout aussi efficace.
  • Si vous avez des animaux, peut-être avez-vous remarqué, que quand ils sont blessés ou malades, ils se mettent automatiquement en mode « jeûne sec ». Ils se retirent pour se reposer et refusent d’ingurgiter des aliments ou l’eau jusqu’à ce qu’ils se sentent mieux. Les humains avaient l’habitude d’avoir le même instinct, jusqu’à ce que les progrès de la civilisation et la logique humaine nous impose à manger lorsque nous sommes malades.
  • Contrairement à ce que tout le monde croit savoir, l’individu peut vivre plus de 3 jours sans eau. Qui n’a pas appris à l’école que l’homme ne pouvait vivre 3 minutes sans respirer, 3 jours sans boire, et 3 mois sans manger. Les croyances n’ont -elles pas la vie dure ?
  • Les jeûnes secs qu’a pu superviser le Dr Filonov  ont pour la plus plupart, une durée allant de 5 à 10 jours. En outre, il conseille de ne pas faire de jeûne sec sans supervision à plus de 5 jours.
  • Il conseille également de faire quelques jeûnes hydriques avant de commencer à faire un jeûne sec ou bien de jeûner une journée par semaine afin d’habituer son corps à cette sensation. Puis, une fois que l’on est bien à l’aise, prolongez progressivement le jeûne à 2 puis 3,4 puis 5 jours.
  • Pourquoi pratiquer ce type de jeûne? Tout simplement, parce que l’auto-nettoyage est beaucoup plus profond que pour un jeûne hydrique. Bien qu’il soit plus court en temps, puisque la durée moyenne du jeûne est de 3- 5 à 10 jours, le passage du corps en cétose (c’est à dire quand le corps utilise les corps cétoniques au lieu du glucose comme source d’énergie) est bien plus rapide. Alors que pour un jeûne à l’eau, cela prend 3 jours environ, pour un jeûne sec, elle intervient souvent entre 15 et 20 heures.
  • Comment marche ce type de jeûne ? Comme vous le savez probablement, les cellules ont besoin d’eau. Ainsi, quand l’individu a soif et ne se réhydrate pas, que se passe-t-il ? Les cellules entrent en compétition pour l’eau qui est située dans leur graisse et le corps élimine alors les tissus faibles, malades, défectueux et les molécules adipeuses. C’est ce qu’on appelle l’autophagie: le remplacement par le corps des cellules malades (kystes, tumeurs bénignes , imperfections de la peau etc.) par de nouvelles cellules toutes belles et fraiches.
    Une autre phénomène qui se déroule quand le corps est cétose, c’est le déversement en quantité importante de l’hormone de croissance. Vous rajeunissez littéralement. Mais cette question sera traitée dans un prochain article.
  • La reprise se fait en buvant de l’eau par petites gorgées, et remangeant lentement. Si vous n’avez jeûné que 24 à 40 heures, vous pouvez manger normalement. En cas d’un jeûne de plusieurs jours, préférez des aliments légers pour reprendre, que vous mastiquerez longuement.
  • Plusieurs méthodes existent: faire pendant plusieurs mois un jeûne sec hebdomadaire est selon moi la façon la plus efficace d’aborder cette pratique, puis une fois qu’on est habitué à jeûner 24 ou 36 heures, on peut progressivement prolonger son jeûne de plusieurs heures.
  • Très important: il est fortement conseillé avant de se lancer dans un jeûne sec de prendre quelques jours auparavant une grosse cuillère de bicarbonate alimentaire dans de l’eau chaude ou tiède, qui va alcaliser votre sang. En effet, une fois que vous êtes en jeûne sec, jusqu’à votre reprise alimentaire, votre corps va augmenter en acidité, et cela peut vous faire mal aux reins ou à la vessie.

Quels sont les avantages de faire un jeûne sec?

  • Vous entrez rapidement en cétose
  • Vous souffrez beaucoup moins de la faim; vous pouvez avoir un peu soif, mais c’est tout.
  • L’autophagie se déclenche rapidement.
  • Si vous utilisez le jeûne sec pour maigrir, c’est très rapide.

Essayez donc 24 heures, et voyez cela vous fait et comment vous vous sentez, avant de pousser un peu plus loin.

Si vous voulez tout savoir ou presque sur le jeûne, allez ici.

Pour discuter du jeûne sur Facebook, allez ici.

Le jeûne thérapeutique

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Chacun a en lui un médecin. Tout ce qu’il doit faire, c’est l’aider à travailler. La plus grande force de guérison qui est en chacun de nous, est notre plus grande force pour aller mieux. Notre nourriture doit être notre médicament. Notre médicament doit être notre nourriture. Mais manger lorsque nous sommes malades, c’est nourrir notre maladie.

Hippocrate, le père de la médecine.

Le jeûne est l’action de se priver de manger/ et ou de boire pendant un certain temps. C’est une pratique que l’on retrouve depuis la nuit des temps ou presque, notamment en ce qui concerne les grandes religions. Néanmoins, nous nous intéresserons dans les lignes qui suivent à son usage dans un but thérapeutique, c’est-à-dire comment le jeûne est utilisé pour maintenir ou recouvrer la santé. Bien que ce soit un acte physique, c’est également un acte profondément spirituel qui nous réveille et nous recrée notre lien avec notre divinité intérieure. Vous pouvez donc l’utiliser dans vos périodes d’exercices spirituels, comme la méditation ou la prière.

En 2008, Walter Longo, professeur de 47 ans en bio-gérontologie et Biologie Cellulaire, et directeur de l’Institut de Longévité à l’Université de Californie du Sud (USC), a fait une découverte extraordinaire. Sachant comme nombre de scientifiques travaillant avec des animaux de laboratoires, que leur sous-alimentation permettent d’allonger leur durée de vie, ceci étant dû au manque de nutriments qui semble stimuler l’activité des mécanismes de réparation cellulaire, il eût l’idée de tenter de les soumettre à une sous-alimentation la plus drastique qui soit, c’est à dire un jeûne.

Avec son équipe, il décida d’appliquer à haute dose des pires poisons connus, les produits appliqués en chimiothérapie, à des souris pour voir si le jeûne pouvait influer sur leur résistance. Il leur injecte plus de trois fois la dose autorisée pour les humains. Le résultat est stupéfiant : après la chimiothérapie, les souris qui ont été nourries, meurent les unes après les autres. Au contraire, les souris issues des groupes qui ont jeûné deux jours avant la chimiothérapie, n’ont subi aucun dommage et sont en pleine forme. Après recherches, il explique alors ces résultats inattendus, par le fait que les cellules normales qui ont subi des millions d’années d’évolution, ont la capacité de modifier l’expression de leur gène dans des cas de stress, comme peut l’être le jeûne, alors que les cellules cancéreuses n’en ont pas la possibilité. Donc, elles meurent sous le coup de la chimiothérapie, tandis que les cellules saines et normales résistent à la diffusion de ce poison.

Pour ceux qui comprennent l’anglais, je vous invite à regarder cette petite vidéo du professeur Longo.

Je traduis l’un des points les plus importants :

Nous avons passé cinq ans, à travailler sur le cancer, à nous poser la question ce qui se passait au niveau des cellules cancéreuses, pour comprendre comment les cellules cancéreuses réagissaient. Nous avons découvert que des cycles de jeûne, rendait la vie difficile aux cellules cancéreuses, quand on appliquait la chimiothérapie.

Nous avons également découvert que le jeûne créait des conditions insupportables pour les cellules cancéreuses et encore plus surprenant, nous avons découvert que sans chimiothérapie, le jeûne faisait reculer le nombre de cellules cancéreuses. Souvent le jeûne sans chimiothérapie était aussi efficace ou  presque aussi efficace qu’avec la chimiothérapie. Ceci n’est pas arrivé tout le temps, mais c’est arrivé avec un nombre multiple de cancers.

souris alimentée avant la chimiothérapie

Souris ayant mangé avant la chimiothérapie

souris qui a jeûné avant la chimiothérapie

Souris ayant JEÛNE avant la chimiothérapie

Les résultats des recherches du professeur Longo nous confirment ce qui est connu au moins depuis l’Égypte et la Grèce Antique, c’est-à-dire que le jeûne favorise la guérison. Bien que la pratique du jeûne soit rare dans nos sociétés occidentales et occidentalisées, il n’a jamais été complètement oublié.

Prenons le cas du Dr Otto Buchinger. Né en 1878 à Darmstadt en Allemagne, à une époque où le retour à la nature (« Lebensreform ») était désormais à la mode. Médecin, il s’engage dans la Marine, qu’il doit quitter en 1917 suite à la contraction d’une septicémie, qui détruit ses articulations, car il ne pouvait marcher qu’avec difficulté. Les traitements conventionnels ne faisant pas d’effet, on lui conseille de rencontrer le Dr Riedlin de Freibourg, qui lui impose un jeûne thérapeutique. Le jeûne est un succès tel qu’il retrouve l’usage de ses membres. Cette expérience a naturellement changé sa vie et son regard sur la santé, et il crée en 1920, sa propre clinique spécialisé dans la cure de jeûne : la maintenant très célèbre clinique Büchinger à Witzenhausen, près du lac de Constance.

A peu près à la même époque, mais de l’autre côté de l’Atlantique, le romancier Upton Sinclair était arrivé aux mêmes conclusions que le Dr Büchinger. Il souffrait de façon chronique depuis des années de maux de tête persistants, de l’estomac et son appareil respiratoire était également mal en point. A la recherche d’une solution à ses problèmes de santé, il rencontre un jour, lors d’une randonnée à cheval une femme, éclatante et d’une forme pétillante, qui lui avoue qu’encore peu, elle était alitée depuis des années. Elle lui avoue qu’elle ne doit sa santé retrouvée qu’à un jeûne de 8 jours.

Intrigué, Sinclair décide de faire rapidement lui aussi lexpérience du jeûne. Il en ressort guéri : disparition de ses maux de tête, de ses problèmes intestinaux et de ses rhumes à répétition. Il en écrit un livre, the fasting cure (en anglais), fait suite à des articles qu’il avait publiés dans la presse concernant le jeûne thérapeutique quelques années auparavant. Vous trouverez ici néanmoins, une traduction du chapitre 2, intitulé : santé parfaite.

Des curieux ou des désespérés, qui avaient lu les articles de Sinclair ont également tenté de faire l’expérience afin de venir à bout de leurs souffrances physiques. Et beaucoup d’entre eux lui ont écrit afin de lui faire part de leurs rémissions ou guérisons totales. Ainsi, dans cet ouvrage, il comptabilise les cas de guérisons ou d’améliorations notables. Cela donne :

  • 27 cas d’indigestions souvent liés à des crises nerveuses
  • 5 cas de rhumatisme
  • 8 cas de rhume
  • 4 cas de tuberculose
  • 14 cas de constipation
  • 3 cas de mauvaise circulation sanguine
  • 5 cas de maux de têtes chroniques
  • 3 cas d’anémie
  • 1 cas de scrofule (lésion d’altérations de la peau et des muqueuses avec gonflement des ganglions lymphatiques du cou susceptible de produire des tumeurs et des ulcères).
  • 1 cas de bronchite
  • 1 cas de syphilis
  • 5 cas de maladie du foie
  • 5 cas d’affaiblissement général
  • 1 cas d’ataxie locomotrice
  • 1 cas d’empoisonnement du sang
  • 1 ulcère du pied
  • 6 cas de neurasthénie
  • 1 cas de sciatique
  • 2 cas d’asthme
  • 1 cas d’excès d’acide urique
  • 1 cas d’épilepsie
  • 1 cas de pleurésie
  • 2 cas d’eczéma
  • 1 cas de catarrhe bronchique
  • 3 cas d’appendicite
  • 1 cas de maladie de la vulve du cœur
  • 1 cas d’empoisonnement du sang
  • 1 cas de cancer

De mes lectures, notamment des ouvrages du Dr Herbert Shelton, et de sites consacré au jeûne thérapeutique, j’ai trouvé d’autres cas de guérison :

  • Abcès dentaire
  • Acné
  • Acouphène
  • Allergies aux acariens
  • Angine
  • Aménorrhée
  • Arthrite
  • Asthme
  • Calcul rénal
  • Cancer du sein, vessie
  • Crohn, maladie de
  • Diabète de type 2
  • Eczéma
  • Endométriose
  • Fibrome utérin
  • Fibromyalgie
  • Gingivite et parodontite
  • Goitre
  • Hernie discale
  • Herpès
  • Kystes
  • Lymphomes
  • Paralysie
  • Polyarthrite
  • Psoriasis
  • Sinusite
  • vision
  • zona

Les contre – indications absolues :

  • Diabète de type 1 ( à faire absolument en milieu hospitalier)
  • Grossesse (jeûne de plus de 24 heures)
  • Boulimie, anorexie
  • Maladies lourdes (comme cancers avancés ou tuberculose si potentiel énergétique insuffisant).

Je présente dans les lignes suivantes quelques exemples tirés du site http://jeune-et-sante.forumcanada.org/.

Guérison d’un grave problème articulaire

Témoignage de Lippizan, posté le 12 mars 2013 concernant une chondropathie fémoro-patellaire.

J’ai eu un accident au genou, qui a entraîné une inflammation du cartilage de la rotule (ils appellent cela une chondropathie fémoro patellaire, diagnostiquée au stade débutant) qui ne guérissait pas même au bout de 18 mois. Tous les spécialistes que j’ai vu me disaient qu’ils ne pouvaient rien pour moi.
J’ai fait 4 jeûnes à sec de 3 jours à intervalle de 15 jours entre, puis un long jeûne de 15 jours à l’eau sauf les premiers jours avec thé et infusions. Et à la suite de cela la guérison a commencé progressivement.

Guérison d’une blessure de 30 ans

À 60 ans, Charles décide de jeûner pour des problèmes intestinaux. Ayant participé à la guerre de Corée, trente ans plus tôt, il avait reçu dans la cuisse un éclat d’obus qui avait à jamais, pensait-il, insensibilisé sa jambe.

En jeûne, la vieille blessure s’est réveillée: Charles a ressenti, en plein jeûne, les mêmes malaises qu’au moment où il avait subi sa blessure, trente ans plus tôt. Cette douleur aiguë a duré quarante-huit heures. Après ces deux ‘jours du souvenir’, il a constaté avec surprise que la sensibilité de sa jambe était revenue.

Guérison d’un cancer du sein. Témoignage de Valérie H :

 « Bonjour!
Heureuse de trouver cette discussion… Je commence un jeûne depuis 3 jours. J’ai un cancer du sein et après pas mal de démarches « alternatives », j’arrive à jeuner!!
Voilà, je suis « suivie » par un médecin mais je me sens un peu seule dans ma démarche!!! Je vais vous lire avec impatience…! »

Valérie jeûna 45 jours à l’eau, sauf à la 32e et 33e journée où elle prit des bouillons de légumes puis continua son jeûne uniquement à l’eau jusqu’à la 45e journée.
Cet après-midi (9 septembre 2012) nous reçûmes un message de Valérie qui est en réalimentation depuis plusieurs semaines maintenant. Elle écrit :

« Bonne nouvelle : plus de cancer, résultats super encourageants……! La tumeur est minime, d’ailleurs ils n’appellent plus tumeur (5mms/3mms) mais kyste vide et les analyses ne décèlent plus de malignité……
J’ai eu ces résultats vendredi. Je suis encore sous le choc, je ne savais pas que la rémission pouvait m’amener un choc!!!! Je reste prudente….ben oui je ne sais pas comment ça va évoluer et puis mon cas n’est pas une généralité. Le cancer est une maladie trop importante pour affirmer qu’un jeûne peut guérir. Donc je reste prudente!! Chaque « cas » est unique donc…. En tout cas après 2 ans de galère, je suis toute bizarre! je vais vivre sans couteau sur la tête!! Réapprendre à vivre……… »

Élimination par autolyse d’un fibrome utérin :

Sylvie Fardeheb, participante du site « Le JEÛNE thérapeutique » exécuta un jeûne de 43 jours pour éliminer trois fibromes utérins : un de 6 cm sur 4 cm. Un de 3 sur 3 cm et un de 4 sur 3 cm.
Le 29 mai 2010, Sylvie passa une échographie pour connaître les résultats. Elle écrit :

« Bonjour, je viens vous donner des nouvelles, ce matin j’ai fait mon échographie et le résultat est impressionnant. Il ne me reste qu’un petit cm du plus gros des fibromes sinon le reste a totalement disparu, c’est magique j’en reviens pas moi-même j’ai encore du mal à réaliser. »

Quelle fut la réaction de son médecin, qui n’était pas au courant du long jeûne de Sylvie ?

« La réaction de mon gynécologue, puisqu’il n’était pas au courant de mon jeûne, au moment de l’échographie a été d’abord de voir s’il ne s’était pas trompé de dossier.
Après avoir regardé 4 ou 5 fois il m’a regardé droit dans les yeux et on est resté comme ça pendant au moins 10 bonnes secondes. Je lui ai dit que j’avais jeûné pendant 1 mois ! Avec un air déconfit il a voulu m’étaler les risques d’un jeûne aussi long sur ma santé, je ne l’ai pas laissé finir il a dû se rendre à l’évidence et m’a félicité de mon courage et ma détermination avec quand même un regard désappointé. Je crois que je l’ai marqué à vie. »

Au mois de septembre 2010, soit 4 à 5 mois après son long jeûne, Sylvie devait exécuter un nouveau jeûne de 10 jours afin d’éliminer la partie du fibrome restant.

Mais peut-être puis-je parler succinctement de ma propre expérience? J’avais entendu parler du jeûne, au cours d’une soirée à Montréal où j’avais discuté avec un ingénieur français qui y vivait. Il nous avait raconté que le jeûne était l’expérience la plus extraordinaire qu’il avait jamais fait, et qu’il jeûnait 15 jours par hiver lors duquel il faisait de longues marches.

J’ai personnellement tenté l’expérience quelques années plus tard, en tentant un jeûne à l’eau pendant 16 jours il y a deux ans dans l’espoir de perdre du poids et de nettoyer une peau qui était affreuse et pour laquelle les produits exfoliants ne faisaient plus rien. Je peux vous dire que cette expérience a été tout bonnement extraordinaire et que j’y ais découvert mon Amérique à moi, mis le pied sur un nouveau continent.

Cette expérience m’a fait prendre conscience de réalités nouvelles en ouvrant mon champ de conscience et de possibilités comme je n’avais cru possible.

Il est vrai que c’est un peu dur les trois premiers jours, puis plus rien, mais entre le 4e et 5e jour, vous avez très mal par endroits ( c’est la crise d’acidose), puis les jours suivants, le grain de la peau s’affine et elle se magnifie, on dirait une peau de bébé et on entre dans un sentiment de calme absolu, de félicité, et on a une énergie colossale !
C’est un sentiment indescriptible, une expérience unique… Je le conseille fortement aux personnes sérieuses et motivées.

Un ami qui est venu me chercher à la gare alors que je venais de casser mon jeûne le matin me lance: « Mon dieu, on dirait que tu as fait un lifting et un peeling. »
Quand je dis que le grain de la peau s’affine progressivement, et qu’on retrouve une peau de bébé, je ne parle pas en métaphores! La peau se magnifie, se raffermit et bien que je n’ai pas l’âge d’avoir de rides, j’ai vu ma peau et mon corps s’embellir et se renforcer. Idem pour les cheveux, les ongles.
Pour ce qui est des aspects pathologiques, n’étant pas malade, je n’ai peux témoigner sur cette question, mais les changements vécus par ma personne me poussent à donner foi dans les témoignages que j’ai pu lire sur certains sites et dont je vous présenterais en dessous quelques exemples.

Comment le jeûne guérit-il le corps ?

Le corps possède trois carburants : les lipides, les protéines et le glucose. Ce dernier étant essentiel pour son fonctionnement ; le cerveau ne peut s’en passer. Après 24 heures de jeûne, le glucose dans le sang est épuisé. Alors, le glucose est créé par le corps lui-même à travers le foie, qui élabore du glucose, à partir des protéines et des graisses (lipides). C’est pour cela que l’on commence à maigrir. Ce substitut de glucose est appelé corps cétoniques.

Néanmoins, le corps ne recevant plus de carburant de l’extérieur, puise sur ses réserves. Et pour permettre au corps de survivre malgré l’arrêt d’alimentation, l’intelligence du corps élimine progressivement toutes les cellules et tissus malades ou de mauvaise qualité, tumeurs et autres déchets, afin de conserver et gérer au mieux les ressources corporelles pour les tissus sains. C’est pour cela, qu’on observe au bout de peu de jours de jeûne un affinement de la peau et de son grain. Les cheveux retrouvent leur élasticité, leur brillante et les maladies de peau commencent à disparaitre au bout de quelques jours seulement. Ce processus de mise à mort des cellules malades est nommé autolyse qui est un processus de nettoyage et de rajeunissement.

Selon Wikipédia, l’autolyse ou autophagie (du grec αυτο : « soi-même », et φαγειν « manger ») désigne une dégradation d’une partie du cytoplasme de la cellule par ses propres lysosomes. L’autophagie peut même aller jusqu’à inclure la destruction de la cellule elle-même, un processus appelé autolyse. Pour cette raison, les lysosomes sont parfois surnommés «sacs de suicide ». Sans autophagie, les organelles endommagées survivent, et les cellules deviennent moins efficaces. L’autophagie peut protéger contre la neuro-dégénérescence (comme dans le cas de la maladie d’Alzheimer), les infections virales et bactériennes, et le cancer. Dans cette situation, ils participent en quelque sorte au « nettoyage » de la cellule en éliminant les protéines et les organelles devenues non fonctionnelles.

Dans le cas du jeûne, plus il est prolongé dans le temps, puis l’intelligence du corps puisent dans les corps, afin d’éliminer les cellules malades. De ce fait, certaine pathologies installées dans le corps depuis des années ou des décennies auront parfois besoin d’un jeûne supplémentaire afin d’être totalement éradiquées.

Comment s’engager dans le jeûne ?

  • La première chose à faire est de bien se renseigner afin de ne pas tenter cette expérience n’importe comment. Lisez sur la question, et regardez le reportage d’Arte qui est en lien à la fin de l’article. Le but est de bien fixer cette idée dans votre tête afin de rester concentré sur cette idée. Lisez des livres sur le sujet. Cet article de Libération est très intéressant.
  • Vous pouvez mettre quelques jours avant de commencer le jeûne, en réduisant votre consommation progressivement, en sautant un repas, comme celui du soir. Ce que je vous conseille, c’est surtout d’arrêter totalement les sucres artificiels, et repas préparés. En effet, ils sont bourrés de sucres et qui vont donc stimuler votre faim.
  • Sachez que les trois premiers jours sont les plus difficiles, mais ce n’est absolument insurmontable. Vous pouvez avoir des poussées de sensation de faim, mais cela s’arrête au bout de quelques heures.
  • Entre le 3e et 5e jour, vous pouvez ressentir des douleurs par endroits. Encore une fois, c’est désagréable, mais ce n’est pas insurmontable. C’est normal. C’est ce qu’on appelle la crise d’acidose.
  • Après , vous planez! Littéralement ou presque. Vous pouvez passez auprès de restaurants, de kebbab, regarder un documentaire sur les spaghettis bolognaise, cela ne vous fera rien. Vous planez, et vous vous sentez vraiment bien. Vous vous lèverez le matin avec une pêche qui vous donnera envie de faire un marathon. Le soir, vous aurez une bonne fatigue.
  • Si vous ne vous sentez pas le courage de vous lancer dans un jeûne d’une semaine ou plus, je vous invite à essayer de jeûner 24 ou 36 heures et de recommencer régulièrement. Pourquoi pas une fois par semaine ?

Comment sortir du jeûne ?

Herbert Shelton, qui a supervisé des milliers de jeûnes, conseille de casser le jeûne sur autant de jour que vous avez jeûné ou plus. Ainsi, si vous avez jeûné 15 jours, il vous faudra ajouter progressivement vos aliments pendant 15 jours ou plus.

Le(s) premier(s) jour(s) , il vous faut avaler lentement, en mâchant bien un fruit de saison. Puis ajouter des crudités les jours suivants, puis des légumes cuits, et des fromages, pour terminer par la viande. Évitez naturellement les sodas, et même les jus de fruits, qui vont faire monter très vite votre insuline.

De plus, est sorti il y a plusieurs années un documentaire d’Arte sur la question : le jeûne une nouvelle thérapie. Vous le trouverez ici  ou ici et je vous conseille très fortement de le voir pour en savoir plus. Il est très inspirant.

Je parlerai dans les prochains articles, d’autres types de jeunes, notamment le jeûne sec, le jeûne intermittent.

Bon courage à tous!

Cold water being poured into a glass.