Une méthode révolutionnaire pour éradiquer les intolérances alimentaires ?

Système immunitaire – Crédit Shutterstock

À l’été 2018,  dans la ville australienne de Perth, une fillette de 6 ans est morte suite à une réaction allergique à un produit laitier. En février 2019, une jeune femme de 24 ans, Fathimath Hana, est décédée après avoir goûté à des fruits de mer au restaurant. Ses amis qui l’accompagnaient n’ont souffert d’aucun désagrément. À la fin de ce même mois, Brandon Cheatham, 17 ans, est mort dans un hôpital d’Angleterre à la suite de la consommation de noix.

Ces quelques histoires malheureuses ne sont quelques unes parmi les centaines de décès qui ont lieu chaque année à la suite d’allergies alimentaires.

Une allergie est définie comme une réponse immunitaire à une substance comme un aliment, du pollen, de la poussière ou un médicament à laquelle un individu est devenu hypersensible. Comme l’explique en vidéo le Dr Eleanor Nelsen, dans un cas d’allergie notre système immunitaire confond simplement le pollen inoffensif et les spores de moisissure avec un élément potentiellement dangereux comme les bactéries. La réaction allergique désagréable que nous subissons est notre corps en défense.

Les allergies de toutes sortes sont en constante augmentation. Les allergies alimentaires, considérées faire partie d’une seconde vague, ont augmenté de 50% au cours de la dernière décennie, avec une augmentation de 700% des hospitalisations dues à des cas d’anaphylaxie.

L’excès d’hygiène, la raison d’une fragilisation de nos systèmes immunitaires ?

La médecine reconnaît de plus en plus plausible l’hypothèse hygiénique pour expliquer l’épidémie d’allergies. Cette théorie considère que l’exposition d’un enfant à un environnement où se trouvent nombre de micro-organismes particuliers permet de développer un système immunitaire qui protégera l’individu plus tard. Par conséquent, un manque d’exposition à un environnement fort en microbes (produits d’entretiens, crèmes pour la peau, exfoliation, chauffage excessif, etc.) entraînerait des défauts dans l’établissement de la tolérance immunitaire.

L’un des exemples les plus frappant est l’expérience de Carélie réalisée par des chercheurs du MIT où il a été comparé les microbiotes et les incidences de maladies autoimmunes chez des enfants russes, estoniens et finlandais qui vivent dans trois pays, situés dans la région de la Carélie mais dont les modes de vie sont très différents.

En effet, la région côté russe est rurale et agraire, tandis que les deux autres appartenant à l’Union Européenne sont des régions citadines avec des standards d’hygiène occidentaux. Or, les enfants russes présentent un incidence six fois moins importante que l’Estonie ou la Finlande pour ce qui est des allergies et des maladies autoimmunes comme le diabète de type 1. Il est à noter que la Finlande est le pays où la proportion d’enfants atteints de cette maladie est la plus importante au monde.

Comme le relate au New York Times Mikael Knip, principal auteur de l’étude, les enfants de la Carélie russe qui ont pour la plupart grandi en buvant de l’eau de puits non traitée et en mangeant de la viande de leur ferme évoluent dans des environnements plus riches en microbes que les enfants d’Estonie et de Finlande.

Titus Lucretius Cato (98–55 av. J.-C.) : « ce qui est nourriture pour l’un, est poison pour l’autre »

Mais, il est à noter que le problème des allergies et des intolérances alimentaires sont connues depuis au moins l’Antiquité. En effet, la phrase tirée du poème de Titus Lucretius Cato au 1er siècle avant notre ère suggère une compréhension de réactions indésirables aux aliments depuis au moins 2000 ans. Mais, à la différence, les allergies étaient rares.

Il apparaît également que la phrase du poète romain marche dans l’autre sens. L’histoire nous apprend que certains cercles de peuples d’Asie mangeaient des poisons pour s’en préserver. Par exemple, Mithridate VI, ennemi juré de Rome, absorbait les pires poisons connus en petite quantité dont il augmentait la dose pour développer une résistance afin de ne pas mourir empoisonné. L’exercice à tellement été efficace qu’il n’a pu se suicider par poison et a dû implorer un de ses soldats de lui donner la mort.

Le processus qui consiste à s’auto-immuniser en absorbant de minuscules doses de poisons en en augmentant progressivement la dose s’appelle mithridatisation.

 

Pièce de monnaie avec le portrait de Mithridates VI

L’immunothérapie orale ou la mithridatisation moderne 

Or, il semble que la méthode de Mithridate est utilisée désormais pour tenter de désensibiliser les personnes gravement allergiques à des aliments, souvent avec succès qui vont jusqu’à 90% comme le montre la vidéo.

Une méthode révolutionnaire pour éradiquer les intolérances alimentaires ?

En voici la traduction :

Aux États-Unis, toutes les trois minutes, une personne se rend aux urgences pour une allergie alimentaire potentiellement fatale, mais maintenant, des chercheurs étudient un traitement expérimental prometteur.

Un médecin utilise une approche révolutionnaire pour lutter contre la menace mortelle, et elle a des histoires de réussite pour prouver son efficacité.

0’36 – « Pendant la majeure partie de la vie de Lindsay Ehrenpreis, 11 ans, la nourriture a été une source de peur. L’exposition la plus microscopique à de nombreux types de noix pouvait lui causer une réaction allergique presque mortelle.

Le père : « Chaque grain de noix, pas seulement ceux qu’elle mangerait, mais la contamination croisée de plats, de casseroles et des poêles dans les cuisines des autres, était son cyanure ».

Mais heureusement que les temps changent. Au cours des huit derniers mois, Lindsay a reçu un traitement expérimental appelé immunothérapie orale. Cela fait partie d’un essai clinique de l’Université de Stanford, dirigé par l’immunologiste et chercheuse Dr Kari Nadeau. Petit à petit, son corps est entraîné à ne plus réagir aux aliments auxquels elle est allergique – un processus appelé désensibilisation.

1’21 – Le Dr Kari Nadeau : « Ce que nous faisons, c’est essayer d’éradiquer les allergies des gens et de le faire de façon permanente. Pour ce faire, la personne doit consommer le même aliment auquel elle est allergique ».

Au début du traitement, Nadeau et son équipe administrent à la plupart des patients une série d’injections pour réduire la réponse immunitaire de l’organisme. Plusieurs semaines plus tard, ils commencent à manger seulement quelques grains des aliments auxquels ils sont allergiques et au cours des mois suivant jusqu’à un an, cette quantité augmente régulièrement.

Lindsay : « J’étais nerveuse, bien que j’avais vu à quel point les flocons étaient minuscules et j’ai littéralement dit » un, deux, trois et je les ai mangé ».

Maintenant, elle peut manger 60 noix en une journée sans avoir de réaction.

Les allergies alimentaires sont en augmentation, doublant environ tous les 10 ans. Un enfant américain sur 13 est touché et 25% d’entre eux auront une réaction grave appelée anaphylaxie.

Nicholas Pierorazio, 17 ans, a terminé avec succès ce traitement en 2013. À l’âge de 9 mois, son premier repas de macaroni et de fromage lui a occasionné un passage aux urgences.

Cathy, la mère de Nicolas : « On ne pouvait même pas l’embrasser après avoir mangé un morceau de fromage. Tout son visage gonflait jusqu’à presque exploser ».

Avant le traitement, Cathy était dans un état constant de panique. « C’est comme une alarme qui ne s’arrête jamais. Et puis après avoir eu le traitement du Dr Kari, j’ai eu l’impression que les cloches n’ont pas arrêté de sonner mais se sont calmées.

Maintenant, Nicolas prend une dose quotidienne des aliments auxquels il était allergique pour maintenir son absorption de l’aliment sous la forme d’un cookie.

Cathy : « Je sais que cela a changé sa vie ».

Le traitement n’est pas sans risque. Certains patients ont éprouvé des douleurs abdominales, des éruptions cutanées et des picotements dans la bouche et la gorge et Nadeau n’appelle pas encore cela un remède. « Quand je pense au mot guérison, je pense que la guérison est pour la vie et pour l’instant nous n’avons testé personne pendant toute sa vie », a-t-elle déclaré. « Ce que j’ai vu, c’est à quel point c’est héroïque – à quel point j’admire ces gens pour avoir pu faire face à ces peurs et dire, mais je sais qu’à la fin de cela, je vais pouvoir manger et manger sans peur. »

Le Dr Kari Nadeau a traité plus de 700 patients et plus de 300 sont actuellement en essais cliniques. Bien que la thérapie soit souvent un succès, elle ne peut être effectuée que dans un cadre hospitalier surveillé. Ce n’est pas quelque chose que les gens doivent essayer à la maison.

Ainsi, si vous souffrez d’intolérances alimentaires (et non d’allergies mortelles uniquement traitables par un médecin qualifié en immunologie), vous pouvez associer votre pratique du jeûne à des réintroductions microscopiques et progressives des aliments incriminés. Cette méthode prend un peu de temps mais est plus tellement plus efficace qu’éliminer à vie les aliments un par un et de ne manger plus que des légumes et des fruits.

En outre, bien qu’elle apparaît révolutionnaire, l’histoire de Mithridate nous informe que cette méthode de guérison est connue depuis des milliers d’années. Nos sociétés l’avaient juste oubliée.

Crédit photo : Shutterstock

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En Occident, les enfants ne croisent pas assez de microbes : http://www.slate.fr/story/121595/occident-enfants-microbes

 

 

Un remède à la dépression : « Ne courez pas après le confort ! »

Joe Rogan est un célèbre podcasteur américain. Pasionné d’art martiaux, il tient une émission à succès sur internet hebdomaire où il reçoit des invités issus de milieux différents.  Lors d’une de ses émissions où il était traité de la dépression et du fait que 67 % des Américains ne s’estimaient pas heureux, il a donné son avis qui me semble très pertinent et hormétique. Je le partage avec vous avec plaisir :

 

Peinture rupestre au Mozambique – Nous sommes de la race des chasseurs-cueilleurs

« Vous êtes allé dans ce monastère et vous avez ressenti cette angoisse à méditer et à être seul et à ne pas avoir votre téléphone et à ne pas avoir les infos, mais si vous persistez, vous serez récompensé. Donc si vous persistez à traverser ses sentiments d’inconfort, vous sortirez de cette expérience avec cette nouvelle appréciation du temps, de votre propre existence et de vos possibilités.

Ainsi dépassez-vous physiquement 3 heures par jour, c’est de là que tout vient, tout vient des leçons de vie que vous tirez de vos luttes. Je pense néanmoins qu’il y a beaucoup de gens qui pensent d’une manière ou d’une autre que le but dans la vie est de vivre dans des draps de soie, se faire faire les orteils pendant que quelqu’un laisse tomber des raisins dans leur bouche, mais ce n’est pas ce que je veux, ce n’est pas ce qui rend heureux. (…) Cette personne ne sera jamais heureuse, elle va s’ennuyer et déprimer jusqu’à la mort.

Moi je ne veux pas de ces raisins ni qu’on ne me peigne les orteils ni rester à dormir dans un lit. Je dois faire quelque chose, il faut que je sois stimulé. L’organisme humain, l’animal que nous sommes a besoin d’une stimulation constante car il a toujours évolué en essayant de trouver de la nourriture et de fuir les ennemis et se trouver à l’abri des éléments et d’essayer de survivre. C’est une grande joie que vous avez de prendre soin de vos enfants afin que vous puissiez les protéger contre les éléments, les ennemis et que vous les nourrissiez.

Et c’est aussi une grande tristesse que d’observer un défaitiste ; un gars de 43 ans qui vit dans le sous-sol de ses parents, haïssant le monde entier. Il est comme un bébé qu’on nourrit d’aliments merdiques que ce soit sous forme de nourriture ou sous forme de pensées et d’idées. Cet enfant développe ces horribles schémas de comportement autodestructeurs qui vont le conduire dans des voies de garage d’où il ne sortira jamais. Il ne pourra que faire œuvre de violence en tirant sur les autres par exemple parce que c’est le monde dans lequel on vit maintenant. Tous ces gens ont été nourris d’idéologies idiotes qui leur ont fait croire que le but ultime de la vie était d’atteindre le confort. Au contraire, je pense qu’on est censé chercher à apprendre des leçons nouvelles, on est censé chercher à réaliser des tâches difficiles qui amèneront à des accomplissements et un dépassement de soi-même.

C’est pour cela que je me suis même mis au yoga. À travers ces nouveaux exercices difficiles de 90 minutes, quand je mets à somnoler les 20 dernières minutes et que la seule chose que j’ai envie de faire est de me barrer de là, je n’ai pas vraiment envie de me donner à 100%. Ben, je pourrais tricher et jouer la montre, mais je ne le ferai pas. Je me force tout de même et quand l’instructrice dit « Namaste » et quand mon tapis de yoga est trempé, je suis fier de moi, car je vais passer une bonne journée. (…) Et je vais me forcer à le refaire le lendemain.

Passer son temps devant la télé, passif, bonjour la dépression, parce qu’on ne fait rien, vous vous sentez comme une m*rde, c’est pas comme cela que nous, êtres humains, sommes faits. Nous sommes le résultat de plusieurs milliers d’années d’évolution de chasseurs et de cueilleurs. Le système de récompense est profondément ancré dans notre ADN. Si vous ne respectez pas cela, si vous ne respectez pas le mécanisme du bonheur et de l’épanouissement : camaderie, amour, amitié, famille, se dépasser, lutter, apprendre, se tester ; vous n’atteindrez pas la satisfaction. »

Un très bon discours qui montre l’importance d’un stress contrôlé, de l’hormèse comme le jeûne, le sport pour se dépasser et atteindre une vie pleinement satisfaisante… C’est le manque qui nous force à nous dépasser et atteindre une profond sentiment de satisfaction. Comment décrire ce sentiment indescriptible de boire une gorgée d’eau après trois jours de jeûne sec ?

Le confort est un important, mais pas trop. Forcez-vous à vous dépasser. Jeûnez, marchez, faites du sport, expérimentez des choses nouvelles, mangez des mets différents, sortez de votre confort intellectuel… Renouvelez-vous  et vous sortirez de la dépression et vous atteindrez un profond sentiment de satisfaction et d’estime de vous-même !

Le jeûne, est l’inconfort extrême. La guérison, la santé qui suit une bonne alimentation après le jeûne est la récompense suprême ! Pour parler du jeûne et du renforcement de l’organisme sur FB, cliquez ici.

Le jeûne thérapeutique : les preuves de son efficacité

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Depuis que j’ai écrit le mon livre sur le jeûne thérapeutique Le pouvoir du jeûne, j’ai à travers mon groupe Facebook et mon blog eu reçu de nombreux témoignages d’individus qui ont jeûné pour tenter de guérir de leurs problèmes de santé.

Il est certain que la grande majorité du corps médical français ne reconnaît pas le jeûne comme thérapie. Elle l’estime inutile, au pire dangereux. Au contraire, nombre d’études scientifiques, principalement américaines mais pas seulement, montrent que l’arrêt de la nourriture pendant plusieurs déclenchent des processus thérapeutiques : cétose, autophagie, apoptose. De plus en plus de médecins aux Etats-Unis reconnaissent l’aspect extraordinairement thérapeutique du jeûne hydrique et sec. Ainsi, le Dr Mindy qui sur sa chaîne conseille désormais le jeûne pour ses patients. Elle relate plusieurs cas de guérisons auto-immune par des petits cycles de jeûne.

Ainsi, nombre de membres du groupe se sont mis à jeûner et ont rapporté des guérisons, des rémissions :

  • Allergies au pollen et acariens
  • Amaigrissement de 40 kg en quelques mois suite à des cycles de jeûne +alimentation cétogène
  • Calcification osseuse de plusieurs centimètres à l’épaule gauche est partie après 17 jours de jeûne hydrique.
  • Cicatrices chéloides
  • Eczéma
  • Dépendance au sucre
  • Diabète 2
  • Gonflement des jambes en avion
  • Gangrène qui nécessitait une amputation
  • Hypertension
  • Hypertonie cricco-pharingien
  • Infection aigue du pied qui nécessitait une amputation immédiate
  • Infection chronique autour d’un ongle
  • Infection chronique des glandes salivaires
  • Lipome à la fesse, d’abord enlevé par chirurgie, mais qui a repoussé. Après plusieurs jeûnes secs en 2018, il a bien diminué.
  • Lupus suite à un jeûne de 40 jours
  • Maladie de Crohn (modérée), plus de symptômes suites à des jeûnes répétés et une diète cétogène
  • Maladie de Raynaud
  • Migraines chroniques disparues après 2 jeûnes secs de 4 jours chacun
  • Myopie de 25 ans grandement améliorée à la suite d’une pratique régulière du jeûne
  • Parodontite locale suite à un jeûne sec de 35 heures…
  • Paralysie
  • Reflux gastro-œsophagien (RGO)
  • Spondylarthrose (douleurs) + rémission ?
  • Urticaire
  • Vergetures (diminution)
  • Vitiligo

Il me faut ajouter que le jeûne n’est efficace que s’il est accompagné d’une alimentation nourrissante. En effet, l’organisme se sert des réserves qualitatives et quantitatives pour son fonctionnement et pour actionner les processus de nettoyage et de guérison.
Depuis le début de l’ouverture de mon groupe, je ne cesse de rappeler aux membres qu’il est essentiel d’associer le jeûne, processus catabolique (destruction des cellules) à une alimentation  qui optimise une anabolisme (reconstruction des cellules et des tissus) qui fournit à l’organisme des bonnes graisses et de bonnes protéines. Mon insistance a provoqué parfois de vives réactions de membres qui ont fait le choix d’une alimentation très restrictive. Malheureusement, la pratique du jeûne pour un organisme dénutri peut être fatal, comme le montre le cas du chiropracteur américain Robert Lockhart.

 

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Pour traiter du jeûne sur Facebook et d’alimentation sans idéologie aller ici. Pour en savoir plus sur le pouvoir du jeûne allez ici.

Anti-Oxidant and Anti-Inflammatory Activity of Ketogenic Diet: New Perspectives for Neuroprotection in Alzheimer’s Disease https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5981249/

Ketone bodies, potential therapeutic uses. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11569918

Autophagy: cellular and molecular mechanisms. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20225336

Autophagy fights disease through cellular self-digestion https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2670399/pdf/nihms101429.pdf

 

 

 

 

 

Jeûne ou thérapie par cellules souches : la guérison d’une paralysie

Cellules souches embryonnaires – Crédit : Shutterstock

« Avez-vous des témoignages pour une guérison d’une paralysie faciale en jeûne hydrique ou jeûne sec ? »

Cette question a été posée par un membre de mon groupe Facebook pour le compte d’une de ses amies. Je lui ai alors relaté le cas de la guérison de paralysie d’un internaute qui avait posté son témoignage sur un site consacré au jeûne :

« Après une période de grande fatigue (des circonstances particulièrement pénibles dans ma vie), j’ai été touché par un virus de type polio (diagnostic fait par le professeur qui m’a examiné, à Montpellier) et je me suis retrouvé paralysé des deux bras et de la jambe droite, ceci en une nuit. Au matin, je ne pouvais même plus conduire ma voiture, j’avais perdu mon épouse et j’avais deux enfants avec moi en bas âge. Ce sont elles qui ont pu conduire la voiture et m’emmener chez un médecin qui m’a tout de suite adressé à un professeur. Mais la conclusion était là, un virus m’avait touché et il fallait vivre avec mes paralysies.

C’était la conclusion, rien à faire. Heureusement que j’étais convaincu et prêt à « mettre le paquet » pour m’en sortir. J’ai dû signer une décharge pour « m’enfuir » de la clinique car les professeurs redoutaient une rechute et une aggravation. Le toubib qui me suivait était acupuncteur et il ne me remontait pas le moral car il me disait que rien ne répondait plus lorsqu’il testait les points des méridiens et il y avait peu de chances pour que le jeûne améliore quelque chose.

Mais j’ai tenu bon et j’ai pratiqué un jeûne de 21 jours. Jeûne sec, sans boire pendant 3 jours et j’alternais avec un jeûne de 3 jours en buvant une eau peu minéralisée;  3 jours secs, sans boire, 3 jours hydriques, et ceci pendant 21 jours. Au bout des 21 jours, les paralysies n’avaient pas régressées et j’étais un peu désespéré mais tout de suite après les premiers jours de réalimentation, je récupérais pratiquement tout, chaque jour un peu plus et ainsi j’ai récupéré 95% de ces fonctions au point que aujourd’hui, je suis coureur à pied et que je n’ai plus de problèmes avec mes bras« .

Ce témoignage est assez extraordinaire dans plusieurs choses :

  1. Le pouvoir de guérison du jeûne qui a permis à un individu paralysé de retrouver ses capacités physiques alors que la médecine ne pouvait plus rien faire. Ce cas me permet de faire le parallèle avec celui d’un autre internaute, Jeffrey Balthrop. Diabétique, et atteint au pied d’une infection incurable du pied qui ne répondait plus aux antibiotiques, il a refusé l’amputation préconisée par les médecins et s’est imposé des cycles de jeûne sec. Et le jeûne sec a sauvé son pied.
  2. Aucun changement n’a été perceptible pendant les 21 jours de jeûne. Ce qui a désespéré le jeûneur. Mais quelques jours plus tard après la réalimentation, ses capacités physiques sont revenues PROGRESSIVEMENT et sa paralysie a disparu. Est-ce un mystère ? Pas du tout.

Pourquoi aucune amélioration n’a été observée pendant le jeûne ?

Lorsque l’organisme est en jeûne, en raison de l’arrêt de l’apport de nourriture exogène, il se met en autonomie et passe en autophagie. Ce processus permet à l’organisme dans un contexte de famine de résister pendant des jours (en jeûne sec) voire des semaines (en jeûne hydrique) ; une capacité qu’on partage avec les animaux. Ainsi lors de l’autophagie, l’organisme cible les cellules et tissus malades, dégénérés, vieillis pour les transformer de manière en énergie. Parmi les cellules détruites sont les cellules souches, cellules qui sont la capacité de régénérer tous les organes. Une fois que l’alimentation revient, à la faveur des facteurs de croissances qui viennent avec l’alimentation (notamment les protéines et graisses), les cellules souches se régénèrent. Les tissus se régénèrent petit à petit.

Une fois que l’alimentation revient, l’abondance de nourriture et de facteurs de croissance permet à l’organisme d’arrêter l’autophagie et catabolisme et de passer à l’étape de construction cellulaire et tissulaire (anabolisme). Voici pourquoi l’organisme de Fernand a vu une régénération de ses membres paralysés quelques jours après la réalimentation.

Grâce aux cellules souches, un homme paralysé marche de nouveau

En 2016, Chris Barr, 53 ans, a eu un accident de surf à Ocean Beach, à San Francisco… Il est tombé sur la tête et s’est cassé le cou à huit endroits. Un ami l’a sorti de l’eau. Mais quand Barr est redevenu conscient, il a appris qu’il était paralysé du cou jusqu’aux pieds.

Il a ensuite été opéré pour décompresser et fusionner les vertèbres de son cou et, après une thérapie physique, il a retrouvé une utilisation limitée de ses bras et de ses jambes. Mais six mois après son opération, son rétablissement a atteint un plateau. Il restait cloué dans un fauteuil roulant. N’acceptant pas ce destin, il a demandé à son épouse de le  débrancher.

Néanmoins, la famille a entendu parlera d’un traitement prometteur du neurochirurgien Mohamad Bydon par les cellules souches et régénérative pour traiter les lésions de la moelle épinière a contacté la clinique Mayo. Barr est devenu le premier des dix sujets expérimentaux de Bydon.

Le processus : des cellules souches sont prélevées dans les tissus adipeux de l’abdomen du patient et finalement injectées dans la colonne lombaire dans le bas du dos. Les cellules migrent ensuite vers le niveau d’inflammation le plus élevé qui, dans le cas de Barr, est dans le haut cou.

La suite est difficile à expliquer. Selon le chirurgien, « le mécanisme d’interaction des cellules avec la moelle épinière n’est pas entièrement compris ». On ne comprend pas encore pourquoi certains répondent à cette thérapie tandis que d’autres ne le font pas.

Bydon met en garde : «Tous les patients ne répondent pas de la même façon au traitement et certains ne répondent pas du tout. Comme pour les traitements contre le cancer, il y aura des super-répondants, des répondants et des non-répondants. »

Mais l’organisme de Chris Barr a très bien répondu. En 48 semaines, il marchait à nouveau. Ses médecins ont déclaré que ses résultats étaient « au-delà de toute attente ». Fernand, l’internaute remarchait quelques jours après la rupture d’un jeûne de 21 jours.

Spéculons un peu : peut-être que la différence entre un répondant et un non-répondant réside dans le fait que les cellules souches chez certains patients sont trop vieilles ou endormies et que dans le cas d’un jeûne celles-ci sont éliminées et régénérées.

Ainsi, encore une fois, la science, probablement à son corps défendant, donne raison à la pratique du jeûne. Or seul un jeûne long d’au moins 5 jours permet la génération d’un minimum de cellules souches. Si votre pratique du jeûne ne vous donne pas de résultat significatif, c’est probablement parce que vous ne respectez pas les lois de votre organisme : catabolisme (autophagie)/ anabolisme (réalimentation). Ainsi, seule une pratique intelligente du jeûne pourra vous rendre la santé : cycles de jeûnes + alimentation nourrissante.

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Bon courage…

La diète de gras : un moyen très efficace pour entrer dans un jeûne long

Crédit : Unsplash.com

Le Dr Jason Fung, néphrologue de Toronto propose une méthode intéressante pour ses clients qui ont du mal à entrer en jeûne : le fat fasting que je traduirai par diète de gras.

Sur son site, Fung relate qu’il a dû développer cette méthode suite à un de ses patients qui s’était essayé de nombreuses fois à jeûner mais échouait à chaque fois. Diabétique de type 2, il était également sous plus de 200 unités d’insuline par jour et sa glycémie était hors de contrôle. En effet, il travaillait de nuit, et dans son usine se trouvait nombre de collations comme des gâteaux et amuse-gueules et donc de tentation.

Alors que ses tentatives de jeûne échouaient les unes après les autres, sa santé empirait : sa vue baissait rapidement, il avait constamment faim tellement il était accro aux glucides.

Le Dr Fung a alors pensé au bacon. Il a demandé à son patient s’il acceptait de ne manger pendant deux semaines que du bacon, des œufs, des olives et des avocats. Le patient le regarda alors comme une étrangeté se demandant pourquoi son néphrologue lui demandait de se nourrir d’aliments généralement interdits pour cause de cholestérol.

Quinze jours plus tard, son patient était en jeûne hydrique depuis 4 jours ! Alors que depuis des années, il ne pouvait s’empêcher de manger toutes les deux heures, il était enfin en jeûne.

Que s’était-il passé ? Il avait commencé le challenge de la diète de gras et avait mangé encore et encore, mais au bout du troisième jour, il n’avait plus très faim, puis de moins en moins faim, jusqu’à ce qu’il n’avait plus faim du tout et a commencé à jeûner. Il a réduit rapidement son insuline de 50%.

Une diète de gras est un outil utile et efficace pour se lancer dans un jeûne ou pour revenir sur la bonne voie. L’idée est de manger beaucoup d’aliments gras pendant quelques jours jusqu’à ce que vous soyez rassasié  avant de commencer à jeûner. Cela aidera votre corps à atteindre le mode de combustion des graisses plus rapidement et sans autant d’effets secondaires négatifs, tels que maux de tête et sensation de faim.

Photo par Noah Buscher on Unsplash.com

Comment faire une diète de gras

Mangez quand vous avez faim, jusqu’à satiété aussi souvent que nécessaire. Les produits laitiers et les noix sont interdits. Les boissons autorisées sont le thé et les bouillons d’os.

Les aliments autorisés sont :

  • Les œufs
  • Le bacon
  • Le saumon
  • Les sardines
  • Les saucisses
  • L’huile d’olive, l’huile de noix de coco, l’huile MCT, l’huile d’avocat, l’huile de noix de macadamia
  • Le beurre
  • Le ghee
  • La mayonnaise maison
  • Les olives
  • Les épices
  • Les légumes à feuilles cuits dans la graisse

Il y a deux raisons pour lesquelles la diète de gras fonctionne si bien : c’est une version extrême d’un régime cétogène et la monotonie des aliments limités supprime votre appétit. La plupart des aliments énumérés ci-dessus sont extrêmement gras et le gras est extrêmement rassasiant. Donc nous sommes vite satisfaits et mangeons moins.

Vous constaterez peut-être que vous mangez sans arrêt pendant les premiers jours, ce qui est normal. Écoutez votre corps et utilisez les graisses pour combattre votre désir de manger et vos envies de glucides. Avec le temps, vous constaterez qu’il en faut moins pour vous rassasier et que vous commencerez à jeûner naturellement.

Il est à noter que finalement le Dr Fung a fait la même conclusion que j’avais faite, concernant le jeûne sec, sur l’efficacité de faire une montée et non une descente alimentaire.

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Je serais ravie d’avoir vos retours d’expérience.

Le secret du jeûne sec ne réside-t-il pas dans les réserves ?

Crédit : MikeGoad / Pixabay

 

Jeûner à sec est difficile apparemment. Nombre de membres de mon groupe s’essaient régulièrement, mais ont du mal souvent à dépasser les 36 heures, seuil où le corps commence à se nourrir de lui-même. Je me suis alors demandé s’il existait de méthodes différentes pour faciliter le maintien en jeûne sec.

J’ai alors découvert le groupe de Snake diet de Cole Robinson et j’ai été étonnée de savoir à quel point il avait de la facilité de faire jeûner des personnes en état d’obésité morbide : des gens qui avaient 50, 100 kg de trop. Sa méthode consiste en gros à les motiver en leur criant dessus : « Hey fatty » (hé, le gros !) et leur répéter à satiété que pour jeûner la seule chose à faire était de s’arrêter de manger. C’est tout. Pas de descente, pas de jus, rien… : « 1, 2,3 partez ». Selon Robinson, il suffit de se forcer à atteindre les 48 heures[1], et après on entre en rythme de croisière ou presque….

La méthode de Robinson est le contraire de ce que trouve traditionnellement dans les écoles de jeûne qui insistent sur des semaines de descente alimentaire, que ce soit en hydrique ou en sec. Par exemple, même le Dr Filonov, spécialiste du jeûne sec, qui refuse les descentes alimentaires, insiste sur une préparation de trois mois au jeûne sec en s’imposant des petits jeûnes dont on augmente progressivement la durée.

Cole Robinson : « 1, 2,3 partez ! »

Mais le retour d’expérience de Cole Robinson montre que jeûner à sec est moins compliqué qu’il n’y parait :  « 1, 2,3 partez ! ». Nombre de jeûneurs, une fois qu’ils ont dépassé les 48 heures, réitèrent avec facilité les périodes d’abstinence en eau et en nourriture : jeûne sec + réalimentation, jeûne sec + réalimentation, etc. Alors la perte de poids se mesure à raison de plusieurs kilos par semaine sans fatigue ni problème aucun.

Ma propre expérience, qui est basée sur mon ressenti, est de me nourrir abondement pendant quelques jours avant l’entrée en jeûne sec. Je n’ai jamais senti le besoin de faire de descente alimentaire. Pareillement, une fois que j’ai dépassé les 36 heures, je peux rester dans un état de jeûne sec sans problème pendant plusieurs jours[2]. Cette méthode est celle que suivent les oiseaux migrateurs qui se gavent avant d’entamer un jeûne sec de plusieurs jours. Comme le signale l’article du journal Le Figaro :

En 1976, le biologiste Robert Gill Jr. s’est rendu sur la côte sud de l’Alaska afin d’étudier les oiseaux qui s’apprêtaient à migrer pour l’hiver. Une des espèces l’a laissé particulièrement perplexe : les barges rousses. Elles étaient trop grosses.

« On aurait dit des ballons volants », se souvient-il. 

À l’époque, les ornithologues savaient que ces échassiers passaient l’hiver dans des endroits comme la Nouvelle- Zélande et l’Australie. Selon leurs estimations, ces migrateurs devaient, pour arriver jusque-là, procéder à une série de vols à travers l’Asie, s’arrêtant de temps à autre pour se reposer et manger. Contrairement aux oiseaux de mer, ils ne peuvent plonger dans les océans pour trouver de la nourriture. M. Gill a cependant observé qu’en Alaska, les barges rousses font bombance de palourdes et de vers, comme si elles se préparaient pour une longue période de jeûne

Ainsi, je suis de plus en plus convaincue que l’une des conditions pour réussir à jeûner à sec est d’avoir un minimum de réserves, ou d’en faire quelques jours avant l’épreuve. Si vous avez du mal à vous maintenir en jeûne sec, réitérez alors le processus en vous alimentant de manière abondante quelques jours avant de vous abstenir. Je serais ravie d’avoir vos retours.

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[1]  A partir de 36 heures environ de jeûne sec, le corps entre en cétose et se nourrit de lui-même. La faim et ses symptômes disparaissent.

[2] Je conseille néanmoins de boire en entrée de jeûne sec un verre d’eau chaude mélangé à du bi6 carbonate alimentaire pour pallier l’acidité.

Le jeûne : l’anti-Black Friday

Dans ce week-end du Black Friday où on est invité à suivre la frénésie consommatrice, il me semble que l’achat compulsif organisé a depuis longtemps dépassé les rayons classiques de l’informatique et des vêtements pour atteindre ceux de l’hygiénisme. Faisant partie de plusieurs groupes de discussions sur le bio, l’hygiénisme et le jeûne, je suis de plus en plus étonnée de voir à quel point sous prétexte de jeûne, on y vend des solutions, des aliments, des huiles et autres remèdes thérapeutiques dits « naturels ». Bien que je reconnaisse que certains remèdes peuvent être très efficaces, et que tout le monde n’a pas la capacité sur le moment de s’adonner au jeûne modifié ou sec, à la lecture de certaines des discussions, je suis convaincue que nombre n’ont aucune efficacité réelle et relèvent plutôt du placebo. En outre, j’y ressens la même sensation d’envahissement d’objets inutiles, de submersion que quand je rentre dans un centre commercial à la veille de Noël.

En revanche, le jeûne est l’anti-black Friday. Excepté une bonne réserve alimentaire qui servira de carburant, d’une volonté sans faille et d’un  esprit patient, il n’a besoin de rien. Il se suffit à lui-même. Ajouter sans cesse des artifices au jeûne ne peut que le rendre moins efficace.

Le jeûne et particulièrement le jeûne sec est probablement l’une des expériences les plus extraordinaires qu’il soit de vivre. Au fur et à mesure que les heures de jeûne passent, et une fois qu’il a dépassé les 36 heures de sec, alors que le corps semble s’affaiblir, il se renforce paradoxalement. On se sent prendre connaissance et conscience de ce corps qui nous accompagne depuis notre naissance. Dans le même temps, cette situation de vide nous remplit.

Encore une fois, le jeûne procède de deux phases : la phase de dégradation cellulaire ou catabolisme suivis de la phase d’alimentation ou anabolisme qui reconstruit les cellules. Faites l’expérience du jeûne qui ressucite et guérit. Le jeûne ne doit pas être prétexte à l’entretien de philosophie moribonde de l’affamement déguisée en prétexte de noblesse ou de supériorité.

Le jeûne, c’est le remède naturel par excellence, il se suffit à lui-même.

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Bon courage.

Jeûne et calculs biliaires ? Une relation pas prouvée…

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Image par Pixabay

 

Suite à la mésaventure d’E.D, membre de mon groupe Facebook consacré au jeûne, chez qui il a été décelé des calculs biliaires suite à un jeûne hydrique de six jours, j’ai fait pas mal de recherches. En effet, on accuse souvent le jeûne de tous les maux, donc il m’était donc nécessaire d’aller au fond des choses.

Bien qu’il soit signifié qu’une perte de poids importante peut être la cause de calculs biliaires, les raisons avancées sont diverses, allant de l’origine ethnique à la prise de la pilule contraceptive forte en œstrogènes. Tout cela est d’ailleurs plutôt spéculatif et sans certitude.

L’argument qui est avancé concernant le jeûne est que lors d’un arrêt alimentaire la vésicule biliaire se met en sommeil et quand on se réalimente, celle-ci ne peut pas faire son travail correctement et des amas (calculs) de cholestérol s’accumulent dans la vésicule biliaire et provoquent l’infection. Il est à noter que ces accusations contre le jeûne concernent le jeûne long ou le jeûne intermittent.

Ainsi, même le Pr Valter Longo affirme qu’un jeûne intermittent de plus de 12 heures par jour, pourrait éventuellement augmenter les risques de calculs biliaires. Si cet argument était valable, on se demande alors pourquoi les millions de personnes qui font des jeûnes dans l’année, pendant des années, ne terminent pas aux urgences.

Une réflexion également faite par le Dr Jason Fung :

« Nous n’avons pas encore eu de problèmes de calculs biliaires ou de coliques biliaires pendant le jeûne. Je n’ai pas encore trouvé de discussion sur les problèmes de vésicule biliaire liés au jeûne et, littéralement, des millions de personnes jeûnent régulièrement ».

Ainsi, d’où vient le doute ? Probablement de cette étude qui dit avoir trouvé  que « l’analyse a montré que le jeûne qui dépassait la nuit, les régimes et la consommation de fibres étaient significativement liés au calcul biliaire ». Mais cette étude réalisée exclusivement sur des femmes ne dit pas si celles-ci sont ou pas sur une prise hormonale d’œstrogènes (pilule) ou si la réalimentation se faisait en quelques minutes ou en plusieurs heures.

Il est à noter que les autres études sur le sujet présentent des résultats contradictoires.

Ainsi une étude de 2006 réalisée sur musulmans soumis au Ramadan montre que « la cholécystite aiguë [lithiase biliaire] présente des caractéristiques saisonnières; toutefois, cette variabilité saisonnière serait influencée par des facteurs environnementaux et génétiques inconnus. [Les résultats obtenus] montre que le jeûne du ramadan ne pas précipiter l’apparition d’une cholécystite aiguë ».

Une autre étude, plus intéressante encore, montre des nuances non observées sur la première étude. Réalisée sur 9 femmes en bonne santé, elle a montré les conditions de la bile aspirée du duodénum après trois périodes de jeûne qui ont suivi un repas standardisé : l’indice moyen de saturation en cholestérol était significativement plus élevé après un jeûne de 15 heures (1,35 + 0,08) qu’après un jeûne de 10 heures (105 + 0,10). Cependant, après 20 heures de jeûne, l’indice de saturation en cholestérol moyen était tombé à 1,13 + 0-10. La concentration en lipides biliaires n’a pas été affectée.

Une autre remarque est à faire : les calcules billiaires sont rarement fatals, exceptés chez les personnes qui ont un dysfonctionnement sérieux du système immunitaire ou une maladie chronique. Plusieurs études ont montré que les chirurgiens recouraient de manière trop systématique à la chirurgie. Par exemple, un suivi chez ceux 3 700 patients qui ont refusé la chirurgie montre que qu’ils n’ont pas eu de nouvelles dans les quatre ans. Même si cette opération chirurgicale est anodine et commune, les conséquences sur le comportement alimentaire du patient sont notables.

En lisant les études et les témoignages, je confirme la nécessité de se réalimenter en au moins deux étapes, afin de laisser à l’organisme de régénérer les enzymes et organes mis en sommeil lors d’un jeûne prolongé ; une remarque que j’avais déjà fait dans mon livre Le pouvoir du jeûne. En outre, il serait peut-être pertinent de préciser à nouveau d’éviter les aliments qui stimulent l’insuline et qui poussent à se réalimenter de manière abondante et compulsive à la rupture du jeûne.

Maigrir par le jeûne, ça marche

Une des membres de mon groupe a 30 kg à perdre. Ainsi, elle a récemment fait un jeûne sec de 5 jours et a perdu 6,4 kg. Malheureusement, elle nous a ensuite relaté qu’après quelques jours de réalimentation, elle en a récupéré 4. Sa réalimentation a consisté en des protéines, des graisses, mais aussi des glucides et quelques carrés de chocolat.

Plusieurs membres lui ont alors dit que le jeûne n’était pas efficace pour maigrir : l’éternel retour des aquoibonnistes. Or on sait désormais que le jeûne est probablement la SEULE option efficace pour maigrir. En effet, nombre d’études ont montré que les régimes dit hypocaloriques ne sont pas efficaces. Ce dogme qui affirme depuis plus de 50 ans qu’il faille réduire l’apport calorique n’est pas confirmé dans la réalité sur le long terme : ne pas manger à sa faim n’apporte que frustration, finit par faire dysfonctionner le métabolisme et en quelques mois on reprend inéluctablement des kilos.

On nous répète alors qu’il faut manger équilibrer, sans expliquer ce que cela veut dire : 30 % de glucides, 30 % de lipides, 30 % de protéines ?

Or, on sait désormais que l’obésité est une conséquence et non pas la cause d’un problème hormonal, à savoir, souvent, un problème de résistance à l’insuline. De ce fait, pour maigrir, il suffit de rendre son organisme à nouveau sensible à cette hormone.

Le jeûne total hydrique, sec ou le jeûne intermittent apparaissent alors comme les meilleures options, mais doivent être poursuivis par un jeûne intermittent pour resensibiliser l’organisme à l’insuline. Donc les options principales sont :

  • Jeûne hydrique ou sec + jeûne intermittent (JI) pendant plusieurs mois et ensuite réintroduction progressive des glucides.
  • Jeûne intermittent associé à une diète cétogène

Voici un exemple d’Alyson Cee qui faisait partie d’un groupe consacré au jeûne sec. Elle a perdu plus de 30 kg en deux mois en s’imposant des cycles de jeûne sec et des réalimentations en cétogène. Ce n’est pas un mythe, nous étions dans le même groupe de jeûne sec, je l’ai vu évoluer.

 

Alyson Cee de janvier 2016 à juin 2018

Plus vous jeûnez régulièrement, plus votre corps se resensibilise à l’insuline, plus la perte de poids s’accélère. Comme dans la guérison par le jeûne, il est nécessaire de s’imposer plusieurs cycles de jeûne prolongés pour voir des résultats notables.

Si vous voulez des sources d’inspiration, allez sur le site Facebook de Cole Robinson qui fait jeûner à sec ou à la diète de serpent des centaines d’obèses avec succès. Le jeûne sec est très efficace, mais vous n’aurez pas des résultats probants du jour au lendemain. Il est normal que vous vous imposiez un peu de discipline.

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Bon courage.

 

 

Autophagie : la véritable détox

Dans le domaine des médecines dites naturelles, on parle souvent de détox, processus visant à éliminer les toxines du corps. Le problème, en ce qui me concerne, est que je n’ai jamais compris quelles étaient les dites toxines éliminées par ce processus.

Nombre de médecins et de sites consacrés à la santé partagent mon incompréhension en affirmant que le mot détox ne signifie pas grand-chose en fait, qu’il s’agit d’un grand flou hygiéno-philosophique. Ainsi une synthèse méthodique publiée dans le British Medical journal en 2012 a cherché comprendre les principes liés à la notion de détox. Ils concluent : « les principes de la [détox] ne font aucun sens dans une perspective scientifique, et il n’existe aucune preuve clinique qui puisse les appuyer« .

Je n’ai pas lu l’étude en entier, mais je ne suis pas certaine que les participants de l’étude soient très objectifs tellement les représentants de la médecine allopathique me semblent souvent très fermés sur les médecines alternatives, à tort ou à raison.

Le jeûne est une des thérapies les plus en vogues de nos jours. Très attaqué par les médecins, on serait alors tenté naturellement de considérer ses prétendus effets thérapeutiques comme de simples effets placebo. Or, la science a montré que le jeûne, notamment une fois que la cétose est enclenchée, amène à la génération de processus thérapeutiques. L’un d’entre eux est l’autophagie.

Autophagie, qui signifie « se manger soi-même », est un processus d’auto-nettoyage de l’organisme. Presque inconnu du grand public le plus informé, ce phénomène métabolique est passé de l’obscurité à la lumière à la suite de la délivrance du prix Nobel en octobre 2016 à Yoshinori Ohsumi, chercheur à l’Institut de technologie à Tokyo, qui en a étudié les mécanismes.

L’autophagie est un processus qui permet à une cellule de recycler ses propres composants défectueux pour les transformer en énergie ; ces débris qui traînent dans le cytoplasme de vos cellules depuis des années.

L’autophagie élimine les déchets par exemple tels que les cellules cérébrales mal nourries pendant des années, les cellules cardiaques privées de sommeil, les cellules qui ont respiré le tabac depuis de votre enfance.

Toutes ces protéines mal repliées, toutes ces cellules qui ont subi une inflammation constante, qui perdent la mémoire seront éliminées par l’autophagie. Les autopsies du cerveau nous racontent tout. Les protéines s’accumulent dans un cerveau endommagé. Ce cerveau endommagé conduit à la maladie de Parkinson, à la maladie d’Alzheimer et à la démence.

Si vous êtes en surpoids, ces débris existent depuis aussi longtemps que ces kilos en trop existent en vous. Si votre peau tombe, est flasque et ridée, l’autophagie va progressivement éliminer ces cellules qui ont hérité et se sont développées dans un tel environnement.

Pendant l’autophagie, les cellules détruisent les virus et les bactéries et éliminent les structures endommagées. C’est un processus crucial pour la santé, le renouvellement et la survie des cellules.

Ainsi, plusieurs études ont confirmé que l’autophagie protègerait entre autres contre :

  • Les maladies neurodégénératives
  • Les maladies inflammatoires
  • Les infections
  • Le cancer
  • La résistance à l’insuline
  • Le vieillissement

Si vous avez déjà jeûné, vous avez probablement remarqué que votre peau au bout de plusieurs jours était plus fine et plus lumineuse, plus nette et plus lisse qu’elle ne l’a été depuis longtemps.

Par exemple, voici les photos avant et après de 7 jours de jeûne sec de Simona qui a partagé en janvier 2018; les photos avant et après qu’elle a partagées sur le site de Snake Diet. Elle tentait de se débarrasser des poches qu’elle avait sous les yeux depuis plusieurs années. On va bien sur la première photo la poche gonflée sous l’oeil.

 

 

La seconde photo a été pris à la fin de la journée à la suite de 7 jours de jeûne sec.

 

Ça a marché. Un mois plus tard, les poches n’étaient pas revenues. La peau est effectivement plus et moins marquée qu’avant le jeûne.

Comment se déclenche l’autophagie ?

Quand l’environnement est difficile. Quand les cellules sortent du confort et entre dans un environnement difficile, tellement difficile qu’elles doivent faire des choix radicaux pour que l’organisme survivre :

  • Infection
  • Exercice vigoureux
  • Réduction calorique et / ou nutritionnelle
  • Jeûne

Si vous voulez une véritable détox, jeûnez. En plus, elle ne coûte pas un centime.

Vous trouverez le résumé de l’étude originale sur le jeûne sec allez ici. Pour traiter du jeûne sur Facebook aller ici. Pour en savoir plus sur le pouvoir du jeûne allez ici.